Nord-Kivu : l’armée rwandaise occupe la colline de Kanyesheja

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image RDF - Forces spéciales rwandaises

Au moment où la classe politique congolaise s’amuse à Kinshasa avec des débats creux au sujet des élections et du dialogue, le fils d’Adrien Kanambe et ses mentors Paul Kagame et Yoweri Museveni affichent plutôt leur détermination à ne pas lâcher l’Est du territoire congolais. Ils tiennent coûte que coûte à leur plan d’occupation, de déstabilisation et de balkanisation de la République démocratique du Congo en vue d’annexer définitivement à leur pays la partie Est de son territoire national riche en minerais.

De nombreux correspondants militaires et civils sur le terrain nous confirment la présence des éléments de l’armée rwandaise sur la colline congolaise de Kanyesheja, depuis ce lundi 14 septembre 2015. Précisons que Kanyesheja a déjà été, en juin 2014, le théâtre d’affrontements entre les FARDC et l’armée rwandaise pour se disputer le contrôle de cette zone stratégique qui s’étend à environ 2 000 m d’altitude au pied du volcan Nyiragongo et se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la ville de Goma. Comme d’habitude, avec l’aide des officiers rwandais au sein de ce qui reste encore de l’armée congolaise, cette zone stratégique est tombée sous le contrôle des troupes rwandaises. Et conformément à leur mode opératoire, cette incursion des troupes rwandaises sur notre territoire fut suivie immédiatement par l’arrivée de plusieurs centaines de familles rwandaises  accompagnées de leurs vaches.

Outre cette colline de Kanyesheja, on signale aussi la présence des unités de l’armée rwandaise sur les collines de Runyoni, qui culminent à environ 2 000 mètres d’altitude. A partir de cette position stratégique, les troupes rwandaises comptent mener des attaques dévastatrices contre la ville de Bunagana, ex-capitale politique du M23, et les collines de Chanzu, situées à la même altitude que les précédentes.

Tous ces actes de violation flagrante de notre territoire nationale se déroulent sous les yeux indifférents de la MONUSCO  dont les troupes sont présentes sur le terrain des opérations. Et comme par le passé, chaque fois que ces préparatifs ont eu lieu, elles ne lèvent pas le petit doigt, attendant que le drame se produise pour jouer hypocritement aux pompiers. Alors que sa mission l’oblige à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité de la population congolaise se trouvant dans ces zones afin d’empêcher le massacre programmé. Le peuple congolais ne peut continuer à subir des atrocités au vu et au su des troupes censées le protéger.

Voilà qui justifie la mission sacrée que l’APARECO s’est assignée, contre vents et marées, pour mobiliser l’Armée, la Police et tout le Peuple congolais qui ne peuvent compter ni sur leur classe politique, ni sur la communauté internationale pour assurer l’intégrité du territoire national et la souveraineté du peuple congolais. Il importe de souligner que le massacre des Congolais dans cette partie du territoire est perpétré dans le but de les chasser de leurs terres, et de les substituer par la population rwandaise en vue d’annexer demain au Rwanda cette partie occupée par les troupes rwandaises.

Cette énième incursion de l’armée rwandaise sur le sol congolais aurait dû interpeller la classe politique congolaise si elle n’était pas hypnotisée par la seule soif du pouvoir pour le pouvoir. Malheureusement, elle danse aujourd’hui au rythme des élections et du dialogue de dupes dans un pays dont les pans entiers des territoires sont envahis et occupés chaque jour par des armées étrangères.Changer d’avis, c’est de faire preuve d’esprit de liberté et de maturité, mais vouloir à tout prix s’entêter dans l’erreur même contre l’évidence, est un signe de stupidité et de médiocrité. Nous ne le dirons jamais assez : envisager un processus électoral dans un pays militairement et politiquement occupé conduit de facto à la logique d’accepter la «collaboration» avec les forces d’occupations autrement dit, à capituler et à accepter la servitude pour tout un peuple ! Exactement à l’instar du Maréchal Pétain, en France, sous l’occupation allemande.

Les prétendus opposants, ou pour mieux dire, les accompagnateurs du pouvoir d’occupation en RDC, ne sont pas sans savoir que la clef dans le choix d’une bonne orientation du combat politique est précisément de cerner au mieux la problématique. En tout état de cause, ces politiciens qui ont choisi librement leurs stratégies de combat politique (pour peu qu’on puisse parler de stratégie) savent au fond de leur conscience qu’ils sont en train d’induire tout le peuple congolais en erreur avec des discours amphigouriques sur les élections d’un côté, et sur le dialogue avec l’occupant de l’autre. Ces hommes politiques congolais ne peuvent pas prétendre qu’ils ne connaissent pas la dernière expérience de l’histoire des Français sous l’occupation allemande. Les répétitions des évènements sous différentes formes montrent à l’évidence que les  occupants au pouvoir dans notre pays n’ont aucunement l’intention d’abandonner leur pouvoir acquis au prix du sang des congolais, et comptent le conserver par tous les moyens.

Reprise de la coopération entre la RD Congo et le Rwanda pour traquer les FDLR

On ne change pas une méthode qui réussit et qui a fait ses preuves. C’est justement dans la perspective de peaufiner et de mettre en place leur plan diabolique contre notre pays que « Joseph Kabila » a dépêché dernièrement son ministre de la défense nationale et des anciens combattants, monsieur Aimé Ngoy Mukena, à Kigali pour signer un énième accord organisant des manœuvres stratégiques visant à faire revenir officiellement l’armée rwandaise sur le sol congolais, sous prétexte de traquer les éternels rebelles rwandais des FDLR. A quoi sert cet accord au moment où les militaires rwandais se trouvent déjà par la force sur le sol congolais. Comment un Etat souverain peut-il signer un accord de coopération militaire avec un pays dont l’armée occupe une partie de son territoire ? A-t-on jamais vu pareille ineptie dans l’histoire ?

Rappelons que ce prétexte d’une opération mixte rwando-congolaise a été plusieurs fois utilisé dans le passé par Paul Kagame et « Joseph Kabila » pour chasser les FDLR disséminés partout dans la forêt de l’Est. Ces opérations conjointes des troupes rwandaises et des FARDC, « Umojawetu, amanileo, kimya, etc. », n’ont pas produit des résultats escomptés, mais en réalité, leur but secret était d’infiltrer les troupes rwandaises dans les FARDC et la Police nationale congolaise. Nous assistons donc là à un énième remake.

Raison pour laquelle nous demandons aux officiers congolais patriotes dans le Kivu de rester vigilants, de se concentrer plutôt sur les troupes d’invasion qui occupent Kanyesheja,  et de nous communiquer toutes les positions avancées des troupes rwandaises et éventuellement, les noms des officiers rwandais qui les commandent.

Pour mieux approfondir les facteurs et les circonstances de ce combat, l’accent doit être mis sur les liens étroits qui existent entre les militaires congolais patriotes et la grande famille de résistants congolais pour que cette dynamique de la résistance soit l’épicentre de l’ébranlement révolutionnaire qui permettra au peuple congolais de recouvrer sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Mettre hors d’état de nuire l’intrus de Kingakati et toute sa bande, c’est le devoir sacré de tout patriote Congolais

Il est plus que temps que le peuple congolais prenne son destin en main. Car il est le seul détenteur de l’autorité souveraine. Il doit poursuivre le combat de Patrice Emery Lumumba et  honorer les mémoires de tous les martyrs qui ont versé leur sang pour la patrie. La seule manière de leur être reconnaissant et de nous battre jusqu’au sang pour sauvegarder cet héritage précieux. Tel est l’appel que nous lançons à tout le peuple congolais !

Une chose est sûre, la flamme de la résistance congolaise, incarnée par Honoré Ngbanda, Président national de l’APARECO, ne s’éteindra jamais. La libération de la République démocratique du Congo est et reste l’objectif final de notre combat. Et quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit toujours par se lever !

Paris, le 29 septembre 2015

Joseph MAKUNGA

Directeur de Cabinet adjoint du Président national de l’APARECO

L’ŒIL DU PATRIOTE


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