RDC : en Ituri, les rebelles FRPI continuent de perpétrer des attaques violentes à la machette, avec incendie des maisons

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Malgré le calme précaire à la suite de l’observation d’un cessez-le-feu entre les FARDC et les miliciens de la FRPI depuis début novembre, des incursions ponctuées d’embuscades, pillages, enlèvements, tueries et de viols continuent d’être perpétrées par des présumés éléments de la FRPI. La protection des populations civiles au sud du territoire d’Irumu (District de l’Ituri) continue de préoccuper la communauté humanitaire.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), avec l’appui du Groupe d’information humanitaire (HIG), a identifié « au 30 septembre 2014, environ 467 000 personnes déplacées internes en province Orientale dont plus de 66% en Ituri, environ 4 000 nouveaux déplacés fuyant les exactions de présumés éléments d'ADF au Nord-Kivu qui sont arrivés dans le Sud Irumu». 

« Malgré le calme précaire à la suite de l’observation d’un cessez-le-feu entre l’armée congolaise (FARDC) et les miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) depuis début novembre, des incursions ponctuées d’embuscades, pillages, enlèvements, tueries et de viols continuent d’être perpétrées par des présumés éléments de la FRPI », relève-t-il dans son rapport hebdomadaire du 11 novembre 2014.

Relevant que « la protection des populations civiles au sud du territoire d’Irumu (District de l’Ituri) continue de préoccuper la communauté humanitaire », Ocha signale qu’« entre le 31 octobre et le 08 novembre, ces incursions ont été rapportées sur le tronçon Tsanda-Karachi, notamment dans les localités de Mandimbe, Monvu et Kakado situées à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville de Bunia ».

Attaques violentes à la machette, avec incendie des maisons

Ocha note que « ces attaques violentes à la machette, avec incendie des maisons, exposent des civils à de sérieux risques de protection physique et entrainent des mouvements forcés de la population pour se protéger ». 

Selon la Commission provinciale mouvements de population (CMP), rapporte-t-il, « environ 14 895 personnes avaient fui leur village en Ituri, au cours du 3ème trimestre de cette année, suite principalement à l’activisme des présumés éléments de la FRPI ».

Besoins et réponses humanitaires

Le rapport d’Ocha renseigne que, « depuis le mois d’octobre 2014, des inondations perturbent la vie des populations à Banalia, dans le territoire du même nom (District de la Tshopo) où 339 ménages sont affectés et des maisons détruites ; une équipe de veille humanitaire a été mise en place, à partir de Kisangani ». 

L’équipe « Eau, hygiène et assainissement » de l’UNICEF de Kisangani ayant mis à disposition du chlore pour le traitement de l’eau, le ministère provincial de la Santé a remis un lot de 250 kg de médicaments à la Zone de santé de Banalia.

A la suite du débordement de la rivière Aruwini dans le territoire de Basoko, six localités sont envahies par des eaux et environ 1600 maisons sont endommagées. 

« Environ 8 000 personnes seraient affectées et la plupart d’entre elles sont sans abris. On rapporte des besoins urgents en vivres, eau et articles ménagers essentiels. Il y a des risques d’éclosion de maladies d'origine hydrique de suite de l’inondation des latrines », s’inquiète Ocha.


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