Insécurité à l'Est : Complicité des autorités locales du Nord-Kivu

Font size: Decrease font Enlarge font
image General MUHINDO, alias MUNDOS, criminel et ami du president congolais "Joseph KABILA"

Depuis environ un mois, le Nord-Kivu vit dans une insécurité qui ne dit pas son nom. La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) de cette province dénonce la complicité de certaines personnalités politico-militaires locales qui seraient soit à la base, soit commanditaires des « enlèvements et attaques à main armée, perpétrés à l’endroit de certains notables dans la ville de Goma et ses environs ».

Dans un communiqué publié jeudi 06 novembre 2014 à Goma, la NSCC déplore, « avec consternation, la fusillade contre Philémon Gira, journaliste de la RTNC-Goma et attaché de presse à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu ».

Elle précise qu’« il a été amputé de la jambe, faute des neurologues spécialistes au Centre hospitalier qui l’avait accueilli quelque temps après cette fusillade ».

La NSCC condamne par ailleurs la blessure grave, par couteau, du président du Comité de gestion du marché central de Goma (Virunga), après avoir frôlé la mort par balle dans un cambriolage à domicile, ainsi que la fusillade contre un agent de la Banque centrale du Congo (BCDC) qui a succombé de ses blessures.

Elle cite aussi plusieurs autres cas de même nature observés dans toute la Province.

Dénicher toute infiltration de l’ennemi

A suite de tous ces faits, le président du Conseil d’administration (PCA) de la NSCC/Nord-Kivu demande à la population de « travailler en étroite collaboration avec les autorités à tous les niveaux, en dénichant toute infiltration de l’ennemi, pour faciliter le retour d’une paix durable dans la province».

En outre, le Révérend Pasteur Jules Mulindwa Tulinayo condamne « la mauvaise gouvernance et l’incompétence » de certaines autorités politico-administratives et militaires ainsi que de certains leaders locaux.

« Abusant de leurs pouvoirs, ces leaders locaux transmettent, à leurs hiérarchies respectives, des rapports fantaisistes et mensongers. Ils désolidarisent ces dernières d’avec certaines couches sociales », les accuse-t-il.

Pour lui, ces autorités « loups garous sont aussi à la base des plusieurs insubordinations et soulèvements populaires, règlements des comptes, assassinats et enlèvements dans le Nord-Kivu ».

Il leur demande « d’arrêter immédiatement avec la xénophobie, une pratique susceptible de semer les divisions dans les populations sans aucun intérêt positif».

Risque de soulèvements populaires

De l’avis de la NSCC du Nord-Kivu, « cette manière de diriger  sape la personnalité de l’autorité de l’Etat et risque de provoquer, à l’avenir, de grands soulèvements populaires qui remettront à leur tour le pays dans le chaos si l’on y prend garde ».

Au gouverneur de province, elle demande de « prendre soin de vérifier sur terrain, tout rapport venant des subalternes avant de prendre des décisions » et de « penser déjà au changement des responsables xénophobes et semeurs des troubles dans la population ».

« Nous demandons au gouverneur d’établir un programme d’audiences bien défini et accessible à la population, afin de recevoir les vraies informations capables de relever notre province pour que la vision de la Révolution de la modernité soit réalisée à travers plusieurs kilomètres », sollicite-t-elle.

Enfin, la NSCC du Nord-Kivu plaide pour « la promotion de la femme aux différents postes administratifs, liés à la gestion des entités territoriales décentralisées ».


Cet article a été lu 4264 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0