Est de la RDC : Dernière chance pour les FDLR

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image François MUAMBA TSHISHIMBI

Les éléments des FDLR qui voudraient volontairement regagner le Rwanda le fassent, que ceux qui ne veulent pas regagner leur pays, aillent ailleurs.

La 4ème réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi (MLS) de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RD Congo et la région des Grands Lacs, qui s’est tenue lundi 22 septembre 2014 au siège des Nations Unies à New York (Etats-Unis) a décidé qu’« aucun élément des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ne doit plus rester sur le  territoire congolais après le 2 janvier 2015 ».

« Car l’ultimatum de six mois, en vigueur depuis le 2 juillet 2014 et qui a été adopté par les autres instances régionales, à savoir la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) ne connaitra aucune prorogation », a expliqué le coordonnateur national du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, François Mwamba Tshishimbi.

La « toute dernière chance »

François Mwamba a souligné qu’« il faut que chacun comprenne, du côté des FDLR, que c’est la toute dernière chance qui leur est accordée, et qu’il y aura bientôt une évaluation qui sera faite pour constater que, le 2 janvier 2015, on aura consommé les six mois d’ultimatum accordés ».

« Tous ceux qui n’auront pas déposé les armes vont être désarmés par la force. En ce qui concerne les éléments des FDLR qui soutiennent la thèse d’un débat politique ou d’une quelconque ouverture, ce problème est une affaire  rwando-rwandaise et doit se régler en dehors du territoire congolais », a insisté François Mwamba.

En tout état de cause, a-t-il ajouté, « que les éléments des FDLR qui voudraient volontairement regagner le Rwanda le fassent, que ceux qui ne veulent pas regagner leur pays, aillent ailleurs ». En effet, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, qui préside la SADC, avait souhaité que la Communauté internationale prenne ses responsabilités face à cette situation.

Cette prise de position de la RDC ayant été réaffirmée lors des travaux du comité de pilotage du MLS, il a rappelé que « la RDC a fait valoir, par la bouche du président Joseph Kabila, que tout ce que  nous fournissons  comme effort, c’est  dans le seul but que tous les engagements, notamment nationaux, puissent aboutir en faveur de la paix en RDC et dans la région ».

Réunion d’évaluation

Convoquée par le secrétaire général Ban Ki Moon et la présidente de la Commission africaine Nkosazana Dlamini Wuma, la 4e réunion du Mécanisme de suivi régional de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région des Grands Lacs - signé le 24 février 2013 par 11 pays - a porté sur l’évaluation de son application.

Dans le communiqué final, les participants ont réaffirmé « la viabilité et l’efficacité de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba  pour parvenir à une paix durable et à la stabilité en RDC et dans les Grands-Lacs ». Ils ont renouvelé leur engagement en faveur de sa mise en œuvre.

S’agissant de la situation des rebelles rwandais présents en RDC, les participants ont rappelé la décision du mini-sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl) tenu à Luanda (Angola) et celle du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) donnant « un ultimatum de six mois aux Fdlr pour qu’elles se rendent et déposent les armes volontairement ».

Une réunion d’évaluation à mi-parcours des progrès réalisés est prévue à cet effet le 2 octobre 2014. Les participants ont remercié le Secrétaire général de l’Onu et la présidente de la Commission de l’Union africaine d’avoir organisé, de concert, la réunion du Mécanisme régional de suivi ainsi que tous ceux qui ont contribué à son succès.

Le Mécanisme de suivi régional implique les dirigeants des pays de la région : RDC, République d’Afrique du Sud, République d’Angola, République du Burundi, République centrafricaine, République du Congo, République de l’Ouganda, République du Soudan du Sud, République unie de Tanzanie, et République de Zambie.

Ces pays jouissent des bons offices du Secrétaire général des Nations Unies, de la Présidence de la Commission de l’Union africaine, du Président de la CIRGL et du président de la SADC, en qualité de garants de l’Accord-cadre.


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