Enième ultimatum : La présence des FDLR a gravement contribué à la profusion de l’insécurité en RDC

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image FDLR - Un rebelle hutu rwandais, Est de la RDC.

Le deuxième mini-sommet de la Conférence Internationale sur les Grands-Lacs qui s’est tenu hier à Luanda en Angola a donné un énième ultimatum aux FDLR qui ont jusqu’au 31 décembre 2014 pour de se démobiliser. Faute de quoi, ils subiront la puissance de feu des FARDC et de la Brigade internationale d’intervention des Nations Unies. Consacrés à l’évaluation des résolutions du premier mini-sommet de Luanda et des dernières réunions des ministres de la Défense des pays participants, les travaux de Luanda ont recommandé à la Rd Congo de finaliser une feuille de route, d’ici octobre 2014, comprenant l’amnistie des ex-M23 ainsi que leur rapatriement vers leur mère patrie. A l’exception bien sûr de ceux qui sont recherchés par la justice internationale.

De plus en plus, des voix s’élèvent afin de pousser les rebelles rwandais des FDLR à se démobiliser, lorsqu’on sait que leur présence a gravement contribué à la profusion de l’insécurité en République démocratique du Congo.

Après leur refus d’être transférés en province Orientale, nombreux sont ceux-là qui ont fustigé cette attitude, conseillant à ces citoyens rwandais de choisir la voie de la raison. C’est dans l’objectif de réfléchir non seulement sur la question des FDLR que celle des ex-M23 que s’est tenu à Luanda (Angola) le deuxième mini-sommet de la Conférence Internationale sur les Grands-Lacs, avec comme participants désignés la RDC, l’Angola, le Congo-Brazzaville, le Rwanda et l’Ouganda.

Placée sous les auspices du président en exercice Eduardo Dos Santo, cette rencontre a réuni plusieurs invités à savoir l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Ont également rehaussé de leur présence ces assises, les Présidents Joseph Kabila, Yoweri Museveni et, à titre exceptionnel, Jacob Zuma et Jakaya Kikwete ; le Rwanda et le Congo-Brazzaville s’étant fait représenter.

Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange qui est retourné au pays hier jeudi, a en marge de ce mini-sommet rencontré son homologue de l’Angola, avant la réunion proprement dite. A l’issue de ce mini-sommet, les FDLR ont jusqu’au 31 décembre pour se démobiliser et la Rd Congo doit proposer une feuille de route comprenant l’amnistie des ex-M23 ainsi que leur rapatriement vers leur mère patrie.

Quid des acquis du 1er mini-sommet

Comme nous venons de le dire, la séance d’hier jeudi 14 août était consacrée à l’évaluation des résolutions du premier mini-sommet de Luanda et des dernières réunions des ministres de la Défense des pays participants.

Effectivement, lors du premier mini-sommet, les Présidents Joseph Kabila, José Eduardo Dos Santos, Paul Kagame et Yoweri Museveni, avec comme invité spécial leur homologue Jacob Zuma, avaient déclaré avoir “pris bonne note d’une information détaillée présentée par le Président Joseph Kabila sur la situation dans l’Est de la RDC et sur les efforts que le Gouvernement de ce pays mène pour conclure le processus de démobilisation et de réinsertion des ex-Combattants du M23 dans la société, tout en rappelant la nécessité de mobiliser les ressources financières à cet effet”, avant d’apprécier les ” résultats des actions menées par les FARDC pour neutraliser les Forces de l’ADF” et la poursuite de “la pacification et la stabilisation de la Région”.

Plusieurs recommandations avaient alors été faites, notamment l’adoption d’une “approche globale dans la lutte contre toutes les forces négatives en tenant compte du rôle de l’exploitation et de la commercialisation illégales des ressources naturelles dans l’alimentation des activités des forces négatives encore actives dans la Région”, la prise des sanctions politiques et économiques à l’encontre de toutes les forces négatives, le renforcement de “la coopération régionale et internationale dans l’identification et la neutralisation des chefs de toutes les forces négatives actives dans la Région” et “un rapatriement rapide, en collaboration avec les Nations Unies, des ex-éléments du M23 de l’Ouganda et du Rwanda où ils constituent un fardeau pour les deux pays”.

Les participants avaient salué la promulgation de la loi sur l’amnistie par le Président Joseph Kabila et formé le vœu d’une accélération de “la mise en œuvre de la Déclaration de Nairobi en vue de faciliter le traitement de la question des ex-éléments du M23″, etc.

C’est au regard de tout ceci que le président Edouardo Dos Santos a indiqué que « si les solutions que nous avons trouvées pour la situation difficile de la région des Grands-Lacs ne réunissent plus de consensus, nous devons les revoir et les réajuster et restaurer l’unité de pensée et d’action, afin d’assurer la paix consolidée et la stabilité. »

Présentant le M.23 et les Fdlr comme deux questions-clés hypothéquant ces objectifs, il s’est félicité, d’un côté, de la résolution de la première, mais il a par contre constaté, de l’autre côté, la persistance du cas Fdlr, un problème en attente et dont la solution est soit le désarmement et le rapatriement forcé, soit “sa capitulation immédiate et inconditionnelle”.

Aussi, est-il convaincu que “la paix dans chacun de nos pays est incompatible avec les menaces réelles ou potentielles à notre sécurité” et que, de ce fait, “Chacun de nos pays devrait se constituer pour assurer la sécurité des autres, afin de créer une atmosphère de bon voisinage et d’établir des relations stables et durables entre nous, nécessaires pour le développement et pour notre affirmation sur le plan international”.

[L’Avenir]


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