insécurité en RDC : Le phénomène « coupeurs de routes » refait surface

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image FDLR - Un rebelle hutu rwandais, Est de la RDC.

Pendant que le gouvernement de la RDC cherche les voies et moyens de résoudre l’épineux problème d’expulsés du Congo-Brazzaville, une nouvelle donne vient s’ajouter à l’insécurité que déplore la population. Il s’agit du phénomène « coupeur de routes » qui prend de l’ampleur. S’il y a une population qui en garde de très mauvais souvenirs, celle de la province du Bas-Congo pour avoir perdu, non seulement des membres de familles, mais également des dignitaires parmi les opérateurs politiques, économiques et sociaux.

Face à la gravité de cette situation, l’autorité politique de l’époque (2002-2003)   avait alors résolu de prendre des dispositions sécuritaires. Déployées la route  Matadi-Kinshasa, les forces de l’ordre avaient reçu mission de traquer les braqueurs. Tâche que ces forces de l’ordre avaient rempli avec brio, d’autant plus que, pourchassés jusqu’à leur dernier retranchement, ces hors-la-loi avaient  totalement perdu les pédales pour qu’on ne puisse plus parler d’eux. La population vaquait paisiblement à ses occupations et le trafic commercial redevenait normal.

Inquiétude

Avec la recrudescence du banditisme  sur les routes nationales du pays, une certaine inquiétude semble gagner la population congolaise. En effet, des échos en provenance de l’arrière-pays, il ressort que les coupeurs de routes ont repris du poil de la bête.

Commissaire provincial de la police du Bas-Congo a, le mardi 6  mai 2014, déclaré que onze attaques contre les camions-remorques ont été enregistrées sur la route Kinshasa-Matadi depuis le mois de janvier. Il l’a annoncé à Mbanza-Ngungu au cours d’une rencontre avec le commissaire de district des Cataractes. Certaines attaques, apprend-on, seraient menées par des hommes armés. « Depuis le 11 janvier, nous avons subi 11 cas dons 8 dans le territoire  de Mbanza-Ngungu, 2 à Songololo et le dernier à Kasangulu ».

Le lendemain, soit le 7 mai, on apprendra qu’un véhicule  d’une ONG internationale venait d’être braqué par des bandits armés sur le tronçon Kiyambi-Mpyana, au Sud-est du territoire de Manono.

Les victimes sont deux expatriés et leur chauffeur congolais. Ces humanitaires ont été sommés de donner de l’argent avant que ces bandits emportent leur véhicule vers une destination inconnue. Cette attaque était intervenue cinq semaines après le meurtre de deux commerçants par des hommes armés sur la route Muyumba.

Dans les deux Kivu, les braquages constituent le cauchemar des voyageurs. Ils sont plus vécus au Nord-Kivu qu’au Su-Kivu.

S’inspirer des actions antérieures

Eu égard à ce qui précède, les autorités devront mettre un place un dispositif de sécurité  sur les routes d’intérêt afin de faciliter la circulation en toute sécurité.

En 2002 et 2003 par exemple, des postes mixtes de sécurité (police et armée) étaient  installés  sur l’axe Kinshasa-Matadi.  Au-delà  de 17 heures, les véhicules en provenance  de Matadi  étaient obligés de rester à Kasangulu  jusqu’au matin. Il en est de même de ceux provenance de Kinshasa  qui ne dépassaient pas Kenge à la même heure.

Avec ces quelques dispositions sécuritaires, l’autorité provinciale du Bas-Congo de l’époque était parvenue à mettre  les coupeurs de routes hors d’état de nuire.

Quelles que soient les mesures de sécurité  qui seraient envisagées, on pourrait  éventuellement s’inspirer de celles (mesures)  qui ont donné de bons résultats.

[Véron-Clément Kongo]


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