C’est fini ! Le M23 en fuite en Ouganda et au Rwanda

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image FARDC - Au front, deux officiers des FARDC visant une cible avec leur lance roquettes.

C’est depuis ce mercredi 30 octobre vers 13h30 que finalement la Cité de Bunagana est passée entre les mains des vaillants soldats des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Dix-huit mois après leur occupation par le M23 et alliés (RDF/Rwandan Defense Forces), Bunagana a servi de QG (quartier général) à la dernière rébellion congolaise d’occupation étrangère de cette décennie.

Une aventure qui débute par de simples déclarations médiatiques suivies des recrutements massifs au Rwanda et en Ouganda, des débauchages au sein des Fardc. Trahison et corruption vont s’en mêler avant que des offensives de grande envergure s’en suivent. Voici une année et six mois se sont donc écoulés. Laissant des compatriotes à la merci des traîtres, opportunistes et aventuriers du goût du terrorisme, prendre le dessus dans un territoire riche, agropastorale, bourré de gisements miniers et pétrolifères.

Avec la prise mercredi de la cité frontalière de Bunagana, une aventure se referme. Et le respect se réinstalle pour la RDC dont les deux voisins immédiats de l’Est s’étaient longtemps permis sape, humiliation et barbarie sur son territoire. C’est avec liesse que la population qui était terrée dans ses abris est vite sortie à la première vue des tenues des soldats gouvernementaux.

En moins d’une semaine d’offensive, l’armée congolaise a réussi à démanteler, à détruire, à défaire et à mettre en déroute cette importante force négative de forte connotation étrangère située à l’Est de la République Démocratique Congo et qui opérait allègrement dans l’espace congolais faisant frontière avec le Rwanda et l’Ouganda sans que cela gêne les deux états voisins.

A la suite d’une puissance de feu que l’ennemi n’a pas su supporter, Bertrand Bisimwa et ses complices ont dû abandonner armes et munitions pour se réfugier en Ouganda voisin. Information confirmée. Confirmée d’abord par le général Major Bahuma Ambamba qui commandait lui-même les opérations au front, a annoncé la chute de Bunagana et la poursuite des opérations de ratissage tout autour de la cité. Les hommes de Paul Kagame ont donc détalé. C’est le dernier verrou du M23 qui vient de sauter.

L’événement confirme ainsi la fin d’une histoire. L’enterrement d’une aventure. Et le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le territoire de Rutshuru. Les routes peuvent à nouveau se rouvrir et le trafic reprendre entre la RDC et l’Ouganda. Le poste frontalier de Bunagana est resté fermé toute la journée de mercredi. Fin d’une aventure…

Commencée le vendredi 25 octobre, l’offensive des FARDC aura démontré à tous qu’il faut savoir partir à point et que les hommes patients mangent toujours des fruits murs. Julien Paluku, Gouverneur du Nord-Kivu, a salué « les prouesses des forces armées » et a déclaré devant les médias que « l’administration de Bunagana sera réinstallée dans les tout prochains jours ». Pour la relance de l’économie de la région, Julien Paluku a annoncé devoir plaider auprès du Président Kabila pour « la réouverture de la frontière congolo-ougandaise fermée depuis une année et demie ».

Qui aurait cru qu’en cinq jours, le groupe terroriste dit M23 qui a su mobiliser les Nations-Unies, l’Union Africaine, la SADC et surtout la CIRGL pouvait en si peu de temps, subir une débandade suite à la pression militaire de l’armée gouvernementale ? Un véritable avertissement aux Etats voisins dont les armées ont effectivement contribué à la déstabilisation de la RDC et qui aujourd’hui, se préviennent d’un risque éventuel d’utilisation du même vocable « droit de poursuite » sur les renégats M23 en fuite dans leurs territoires.

La région des Grands Lacs dont certains membres agitent les groupes armés pour demeurer des victimes éternels du conflit politico-militaire dans l’Est de la RDC doit tirer des leçons sérieuses du réveil de l’éléphant, à en croire Joseph Kabila qui rappelait dans son discours du 23 octobre 2013 devant le parlement réuni en congrès que " les FARDC sont en train de monter en puissance".

Bertrand Bisimwa arrêté par la police ougandaise Qui croyait prendre est finalement pris, rappelle une autre anecdote. Hier Jean-Marie Runiga aujourd’hui présumé ‘arrêté’ au Rwanda, aujourd’hui le tonitruant président du M23 Bertrand Bisimwa que la police ougandaise annonce arrêté à Kisoro à bord d’une jeep que sa rébellion avait pillée à Goma.

Et puisque justice doit être faite. Et puisque la communauté internationale a pour rôle de promouvoir la justice et les droits de l’homme entre les Nations, le moins que l’on puisse dire c’est de demander à l’Ouganda de transférer Bisimwa à Kinshasa parce qu’il est signataire de l’Accord-cadre qui fait obligation aux États de coopérer notamment en matière judiciaire.

La victoire congolaise sur le M23 ressemble fort à la victoire du bien sur le mal, de la raison sur le faux, du blanc sur le noir… Cette victoire de la terre congolaise et de ses ancêtres, de Dieu et son gouvernement au Ciel, des enfants de la RD Congo et leurs progénitures devrait sonner le tambour d’une grande alliance entre le peuple congolais et le Dieu créateur.

Un tambour à la manière de celui que jouèrent nos ancêtres sur les collines surplombant la résistante ville de Goma, raison historique de sa dénomination en dialecte Hunde, Ngoma (tambour) qui devint Goma, l’actuelle ville touristique. Ceci après une victoire des guerriers congolais de l’époque sur des envahisseurs rwandais.

Aujourd’hui encore, les envahisseurs sont boutés hors du territoire. L’histoire se répète. La vérité est têtue. Joseph Kabila aura été le Président qui rappelle une autre sagesse africaine selon laquelle « les eaux les plus calmes sont souvent les plus profondes ».

L’Avenir


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