Bombardements de Goma : Crime de guerre au regard du droit international

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image Manifestation - Manif des combattants a Bruxelles

Selon les experts, le plus grand nombre de tirs provenaient du territoire rwandais. Et il ne peut que s’agir du crime de guerre au regard du droit international. Une situation qui doit interpeller non seulement les Nations Unies, mais aussi la CPI. Pour Lambert Mende, la tenue imminente des Concertations nationales et la perspective des retombées positives de ce Forum en matière de cohésion nationale et la stabilisation subséquente de la Rdc perturbent le jeu de ces prédateurs qui considèrent que ce pivot national leur enlèvera littéralement le pain de la bouche.

Selon les premières indications fournies par des experts, a indiqué le ministre congolais des Médias, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, qui s’exprimait lors d’un point de presse, le plus grand nombre des tirs à la roquette provenaient du territoire de la République du Rwanda, plus précisément des localités de Mukamira et de Rugero dans le district frontalier de Rubavu et de la localité de de Mahuku.

« Le gouvernement de la République démocratique du Congo invite les Nations Unies et la Cour pénale internationale à traiter ces faits comme des crimes de guerre selon le droit international », a déclaré le ministre congolais des Médias, avant d’exhorter ses compatriotes à se rendre à l’évidence que le régime de Kigali par la rébellion du M23 continue de caresser un projet sur la ville de Goma.

Dans un point de presse animé le samedi à Goma, le commandant des Forces onusiennes, le général Carlos Cruz, de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation pour la Rdc (Monusco) a réagi, non seulement pour compatir à l’endroit de ses troupes blessées par un obus rwandais, mais plutôt pour condamner ces tirs de l’armée rwandaise sur des populations civiles congolaises de Goma, alors que les combats se déroulaient à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Nord-Kivu.

Ce général de nationalité brésilienne avait déclaré d’inacceptable cette situation du fait qu’on s’attaque maintenant aux civils. « La population civile n’est pas un objectif militaire. C’est un crime contre l’humanité. Il est inacceptable de voir des groupes qui créent des situations de ce genre », a-t-il martelé, renseigne une dépêche de la Radio Okapi lue hier.

La stratégie du Rwanda a tourné au vinaigre

Malheureusement pour le Rwanda, est pris qui croyait prendre. Le scénario était bien monté. Le Rwanda qui cherche mordicus à justifier sa guerre sur le sol congolais, en violation de tous les prescrits de l’Accord-cadre, qu’il accepte volontairement de fouler aux pieds, a utilisé le M23 en tirant des roquettes sur son propre territoire et clamer à qui veut l’entendre que ce sont les FARDC qui ont tiré sur ses localités.

La stratégie a malheureusement échoué. Car, plusieurs preuves témoignent à suffisance que les roquettes tirées le jeudi dans l’après-midi sur Goma provenaient du Rwanda, même l’Onu l’a affirmé et condamné. Mais seulement, elle devra aller plus loin comme le souhaite tout le monde. L’Onu ne peut plus continuer à assister passivement à des manœuvres et actes récidivistes d’un régime aussi récalcitrant de celui du Rwanda.

Dans son adresse du vendredi, la Rdc a fortement démenti les allégations des autorités rwandaises accusant les FARDC d’avoir tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu dans le district de Rubavu. « L’information contenue dans le communiqué du ministère rwandais de la Défense selon laquelle les FARDC auraient tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu dans le district de Rubavu est infondée », a réagi le ministre Lambert Mende Omalanga.

Aussi, Kinshasa a démenti toute implication des rebelles des FDLR à ses côtés afin de combattre le M23. S’appuyant sur l’expérience précisément des tristes évènements du décembre 2012, Lambert Mende réalise que le Rwanda est de nouveau revenu sur une vieille méthode, celle de s’empresser à crier au diable, alors que c’est lui-même le diable, oubliant qu’une bonne partie de cette frontière où selon lui provenaient des tirs, est contrôlée par diverses forces négatives, dont le M23 et les Fdlr.

« L’empressement des officiels rwandais à attribuer les bombardements aux FARDC a priori….est une stratégie préméditée, qui ne trompe plus personne », a commenté le ministre, avant de faire observer à l’assistance que la déstabilisation systématique du Kivu et la balkanisation de la Rdc demeurent dans l’agenda de certains cercles à Kigali, voire occidentaux. Car, plusieurs avis soutiennent que le Rwanda n’agit pas seul dans cette aventure et même les bénéfices de celle-ci sont partagés avec ses parrains.

Cohésion nationale, ultime solution au projet de balkanisation

La cohésion nationale, telle que souhaitée par le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila, à l’issue des Concertations nationales, lesquelles ont déjà pris corps par la mise en place de son Présidium, et aussi par la dernière rencontre du groupe de contacts de jeudi 22 août, est et reste l’ultime solution à pouvoir déjouer ce dessein de balkanisation de la Rdc, nourri par le Rwanda. Ceci n’est plus caché. Les ennemis du retour d’une paix durable en Rdc ne se cachent et le Rwanda et les commanditaires de ce projet malsain ne se voilent plus la face.

A cet effet, estime-t-on, les Congolais ne devront pas se gêner à se dire des vérités constructives lors de ces assises que l’on veut sincères, pour un Congo uni et fort. Ceci est possible. Car, a souligné le ministre L. Mende : « En réalité, personne, au sortir des travaux du Groupe de contact des Concertations nationales, ne propose autre chose à nos partenaires extérieurs (Ndlr, les chefs d’Etats, Onu,…) qu’un accompagnement en cas de besoin et sur sollicitation du Chef de l’Etat qui reste seul en charge de la politique extérieure de la Nation conformément à la Constitution ».

Par ceci, les Groupes de contact des Concertations nationales désillusionne ceux qui estimaient qu’il ne revenait pas au président de la République, Joseph Kabila de convoquer ces Concertations, et que celles-ci devraient être conduite par un étranger. Fini l’illusion longtemps caressée.

« Il est impératif que tous les Congolais se saisissent de cette occasion non seulement pour prendre véritablement conscience de la situation singulière de la Rdc dans la géopolitique tant régionale qu’internationale, mais aussi et surtout pour consolider l’unité nationale, inventer des stratégies adaptées, susceptibles de conjurer désormais ces assauts réitérés et remettre le pays sur les rails du développement », avait conclu le porte-parole du gouvernement.

[L’Avenir]

POINT DE PRESSE DU GOUVERNEMENT du 23 AOUT 2013

Je voudrais avant d’entamer notre entretien de ce jour vous inviter à partager une pensée pieuse pour votre confrère, le grand journaliste Kipolongo Mukambilwa, ancien Directeur Général de la Radio Télévision Nationale Congolaise, qui a bien souvent participé à des exercices comme celui-ci dans cette salle. Monsieur Emmanuel Kipolongo nous a comme vous le savez, quittés hier après une rechute qui l’avait conduit au service des soins intensifs de la clinique Ngaliema le 16 août dernier.

Je saisis également cette occasion pour saluer la mémoire d’une autre personnalité marquante de notre pays, le Révérend Père Martin Ekwa qui a voué toute sa vie au service de notre pays, particulièrement dans le secteur de l’éducation. Puis je vous demander en leur mémoire d’observer un instant de recueillement.    

I. LA SITUATION A GOMA

Je vais à présent vous dire un mot sur ce qui se passe depuis avant hier à Goma, chef lieu de notre province du Nord Kivu. C’est en fait à une nouvelle attaque massive que les FARDC appuyées efficacement par la Brigade Internationale de la MONUSCO sont en train de faire face depuis la nuit de mercredi à jeudi à partir des tranchées où s’étaient repliés les éléments des forces négatives du M23 à proximité de la frontière RDC-Rwanda.

Les forces gouvernementales soutenues par la Brigade Internationale ont réagi, en défensive. Cette contre offensive a permis d’infliger de nouveaux revers aux assaillants dont 17 ont été tués parmi lesquels deux de leurs chefs le « colonel » Hama et le « colonel » Tambwe qui ont donc perdu la vie aux côtés de quinze éléments de la coalition M23 et alliés. Les vaillantes FARDC ont en outre pu détruire le dépôt des munitions des M23 à Kibumba qui a brûlé tout au long de la journée d’hier, ce qui donne une idée du volume des approvisionnements acheminés à partir du territoire rwandais en faveur de cette force négative. Une douzaine d’éléments M23 ont été capturés. Les services s’activent afin d’identifier parmi eux les éléments étrangers envoyés à la rescousse de ces criminels.

Hier jeudi en début d’après midi, onze obus sont tombés en deux temps dans divers quartiers de la ville de Goma notamment les quartiers Katindo gauche, Murara, Office et dans la proche banlieue de Munigi. Cette pluie de bombes a provoqué des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, notamment une femme morte à Munigi avec ses trois enfants, 12 blessés. L’école anglicane du quartier Office 2 a été gravement endommagée.

Une chose semble être certaine selon les premières indications fournies par les experts : le plus grand nombre de tirs à la roquette provenaient du territoire de la République du Rwanda, plus précisément des localités de Mukamira et de Rugero dans le district frontalier de Rubavu et de la localité de Mahuku. Le Gouvernement de la RDC attend de son voisin une explication sur ces faits particulièrement graves.

On notera que ces attaques sanglantes visaient délibérément la population civile de Goma car les affrontements militaires proprement dits entre les FARDC et la coalition dénommée M23 se déroulaient à plus de 15 kms du chef lieu du Nord Kivu. Il faut bien en déduire qu’on se trouve en face de crimes de guerre au sens du droit international. Le Gouvernement de la RDC invite les Nations Unies et la CPI à les traiter comme tels.

Pour leur part, les Congolaises et les Congolais doivent se rendre à l’évidence que ceux qui inspirent l’agression de la RDC nourrissent un dessein de plus en plus lisible sur la ville de Goma qu’ils avaient occupée militairement en décembre dernier avant de la livrer à leurs exécutants du M23 pour échapper aux condamnations internationales.

Dans un communiqué distribué hier, le Gouvernement rwandais par la voix du général Joseph Nzabamwita, porte parole des Forces de défense du Rwanda a accusé avec une certaine jubilation les FARDC d’avoir « délibérément tiré à la roquette au-delà de la frontière commune en territoire rwandais. Les bombes qui provenaient d’un propulseur de 107 mm sont tombées sur le village de Bugu, dans le quartier de Busigari en secteur de Cyanzarwe du district de Rubavu vers 13 heures jeudi. La bombe qui est tombée sur un espace bâti a endommagé des propriétés. Cet acte de provocation suit un incident similaire signalé le 15 juillet 2013 lorsque les FARDC avaient délibérément bombardé à deux reprises les quartiers de Kageshi et Gasiza du secteur de Busasana dans le district de Rubavu ».

Le général Nzabamwita a ajouté que « le bombardement d’hier jeudi a été non provoqué et insensé » et que « le Gouvernement du Rwanda a demandé au Méchanisme Conjoint Élargi de Vérification de visiter le secteur pour vérifier les bombardements de jeudi ».

Le Gouvernement de la RDC qui avait démenti les allégations des autorités rwandaises au sujet des bombardements du 15 juillet 2013 avait démontré que ceux-ci, si tant est qu’ils ont eu lieu effectivement, pouvaient être le fait des mutins du M23 désireux de donner à l’armée rwandaise un prétexte commode pour justifier le soutien qu’elle lui apporte et qui lui vaut une large condamnation internationale.

Tout bien considéré, nous nous trouvons devant le même scénario qui avait précédé l’invasion de Goma par les forces rwandaises en novembre 2012. Des bataillons des RDF s’étaient déployés vers le Congo, puis des obus furent lancés au Rwanda en provenance des localités contrôlées alors par le M23 afin de donner prétexte à une intervention rwandaise sous forme de représailles. Les choses se passent de la même manière encore aujourd’hui. Des sources très crédibles ont attesté depuis hier déjà aussi bien auprès de notre gouvernement qu’auprès de certaines instances de la Communauté internationale que des bombes sont effectivement tombées au Rwanda à partir du territoire congolais sans faire de victimes humaines mais que, détail très important, c’est le M23 qui a lancé ces bombes au Rwanda pour ensuite accuser l’armée congolaise afin de justifier l’entrée en guerre contre la RDC de ce pays qui le soutient déjà de manière officieuse.

L’information contenue dans le communiqué du Ministère rwandais de la Défense selon laquelle les Forces Armées de la RDC auraient tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu dans le district de Rubavu est donc infondée. Tout comme plusieurs autres allégations répandues aux quatre vents pour induire l’opinion en erreur. C’est le cas de cette allégation selon laquelle les FARDC qui sont aux prises avec les forces négatives du M23 auraient le soutien des forces négatives des FDLR. Depuis tout le temps que les stratèges rwandais s’acharnent à distiller cette fausseté, personne n’a pu présenter la moindre preuve de cette prétention. Simplement parce qu’elle n’existe pas et la demande claire du Gouvernement congolais de recevoir des informations documentées à ce sujet pour lui permettre de sévir contre tout officier ou homme de troupes qui se serait laissé aller à de telles accointances coupables est restée lettre morte.

Hier encore lors des débats au Conseil de sécurité sur les événements de Goma, nos collègues se sont véhémentement opposés au passage du draft de Résolution proposé par la France qui énonce que le Conseil « condamne fermement les attaques du M23 sur les populations », exigeant un amendement disant que le conseil « condamne fermement les attaques des FARDC et du M23 sur les populations ». Drôle de non ingérence dans les affaires intérieures congolaises de la part de ce pays membre de la CIRGL qui a pris dans l’Accord Cadre d’Addis Abeba l’engagement de n’apporter aucun appui aux forces négatives au premier rang desquelles se trouvent les M23…

Au regard de l’expérience de décembre 2012, l’empressement des officiels rwandais à attribuer ces bombardements aux FARDC a priori, alors qu’une bonne partie de cette frontière est contrôlée par diverses forces négatives dont le M23 et les FDLR, fait croire en la possibilité d’une stratégie préméditée qui ne trompe plus personne. Nous sommes tristes de devoir constater que la déstabilisation systématique du Kivu et la balkanisation de la RDC restent bel et bien à l’agenda de certains cercles à Kigali en dépit des engagements en sens contraire pris lors des rencontres internationales par   « La cohésion qui commence à poindre à l’horizon des Congolais est, à notre avis, la véritable clé d’explication des logiques souterraines à l’œuvre dans cette sinistre stratégie orchestrée par les ennemis de la paix» nos collègues de ce pays voisin.

C’est le lieu pour le Gouvernement d’apprécier toute la pertinence de l’initiative du Président de la République de rassembler autour des institutions républicaines toutes les forces vives du pays dans un effort d’affermissement de la cohésion de na Nation congolaise pour faire front à un projet de balkanisation qui ne se cache plus ainsi que le révèle la présence d’unités régulières rwandaises parmi les assaillants. Ceci doit être dit pour tordre le cou aux insinuations inconséquentes de ceux de nos frères qui, à l’instar de ce candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2011, se sont trouvés une nouvelle vocation de mobilisateur contre la tenue des Concertations Nationales qu’ils réclamaient pourtant à cor et à cri il y a seulement quelques jours. Ces compatriotes qui ne craignent pas le ridicule se complaisent peut être pour se gargariser de leurs propres images et du son de leurs propres voix dans une sorte de Don Quichotisme en déclarant la guerre à un prétendu projet de révision de l’article 220 de la constitution qui n’existe que dans leur féconde imagination. Sans rire, ils demandent à un Chef d’Etat africain voisin dont il plaidaient avec véhémence l’implication dans la conduite des concertations nationales, sur la base d’on ne sait trop quel principe « d’être prudent et de poser des préalables avant de faire la médiation en RDC ». En réalité, personne, au sortir des travaux du Groupe de Contact des Concertations Nationales, ne propose autre chose à nos partenaires extérieurs (dont aucun n’a été cité) qu’un accompagnement en cas de besoin et sur sollicitation du Chef de l’Etat qui reste seul en charge de la politique extérieure de la Nation conformément à la constitution que le confusionniste prétend défendre à tout prix. 

Avant de clore ce chapitre, je voudrais confirmer que l’initiative de la reprise des hostilités dans la nuit de jeudi à vendredi a été bel et bien le fait des mutins du M23 et leurs maîtres à penser qui ont lancé une attaque contre les positions des FARDC à Kibati. Le peuple congolais doit une fière chandelle aux forces gouvernementales qui ont encore une fois fait honneur à leur serment en infligeant un revers aux forces négatives. 

II. LES CONCERTATIONS NATIONALES

Le 26 décembre 2013, date à laquelle le Chef de l’Etat a signé l’Ordonnance n°13/078 portant création, organisation et fonctionnement d’un Forum National dénommé «Les Concertations Nationales» dont l’objet est, pour rappel, «la réunion de toutes les couches socio-politiques de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et d’étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde». Depuis lors, la classe politique toute entière et la société civile congolaises se sont mobilisées pour donner corps, par touches successives et malgré quelques agitations somme toute de bonne guerre, à cette initiative du Président de la République.

Comme d’aucuns ici le savent, la tâche ne fut pas aisée. Les parties en présence brandissaient à qui mieux mieux des revendications allant parfois jusqu’à contester au Chef de l’Etat de la RDC le droit de prendre l’initiative de convoquer les Congolais en concertations. D’autres estimaient que le Forum ainsi convoqué devait se substituer purement et simplement aux institutions en place, y compris à celle qui en est le géniteur !

Mais en fin des comptes, force est de constater que les Congolais de divers horizons réunis ensemble dans un groupe de contact ont réussi à s’élever à hauteur des enjeux dont dépend la survie de leur Nation, en s’accordant sur l’essentiel, à savoir : la convocation des Concertations Nationales dans le cadre institutionnel mis en place par la Constitution de la République.

Pour y parvenir, tout le monde y a mis du sien. Des concessions ont été consenties de part et d’autre. Personne ne s’est arcbouté sur ses propres conceptions du départ sur la question dite de l’opposabilité, sur le mode de prise des décisions, ainsi que sur les quotas de représentativité des délégués. Le consensus a été préféré au vote dans le processus de prise des décisions lors du Forum.

Ce jeudi 22 Août 2013, le jour même où les Congolais viennent de démontrer à la face du monde qu’ils sont capables d’un sursaut patriotique en accordant leurs violons sur les questions préjudicielles et le Règlement devant régir ces Concertations Nationales, l’on assiste à un regain de violence à l’Est du pays.

En effet, au moment même où le Groupe de contact composé des membres de la Majorité, de l’Opposition, de la Société Civile et d’autres forces vives de la Nation, mis en place par le Présidium du Forum vient de déposer ses conclusions traduisant ainsi l’accord quasi parfait entre ces différents segments de la Nation dans la perspective du lancement des Concertations Nationales, nos populations civiles sont à nouveau meurtries par les ennemis de la paix.

La cohésion qui commence à poindre à l’horizon des Congolais est, à notre avis, la véritable clé d’explication des logiques souterraines à l’œuvre dans cette sinistre stratégie orchestrée par les ennemis de la paix qui considèrent que l’ordre, la sécurité, la stabilité et la paix en RDC sont des facteurs déstabilisant qui desservent leur sale besogne de pillage des ressources congolaises. D’où cet acharnement à organiser et à perpétuer le désordre de manière systémique, hypothéquant ainsi les chances des peuples de toute une région de notre continent de vivre en paix et de se développer.

Depuis plus de dix ans, à chaque fois que le Gouvernement de la RDC s’est engagé dans la voie de la paix et du développement, des scénarii presqu’écrits à l’avance sont venus délibérément en perturber la bonne fin.

La tenue imminente des Concertations Nationales et la perspective des retombées positives de ce Forum en matière de cohésion nationale et la stabilisation subséquente de notre pays perturbent le jeu de ces prédateurs qui considèrent que ce pivot national leur enlèvera littéralement le pain de la bouche.

Face à cette incurie avérée, Il est impératif que tous les Congolais se saisissent de cette occasion non seulement pour prendre véritablement conscience de la situation singulière de la RDC dans la géopolitique tant régionale qu’internationale, mais aussi et surtout pour consolider l’unité nationale, inventer des stratégies adaptées, susceptibles de conjurer désormais ces assauts réitérés et remettre le pays sur les rails du développement. Je vous remercie.

Lambert MENDE OMALANGA  

Ministre des Medias,  RPINC   Porte Parole du Gouvernement de la RDC


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