RDC : NON au déploiement de la force africaine à l’Est du pays

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image Force Africaine

Nous les véritables Congolais qui aimons et aimerons toujours notre patrie, nous n’avons qu’une seule chose à faire : sauver notre Nation et pour ce faire nous devons : 1. Nous opposer énergiquement au déploiement de la force africaine à l’Est de notre pays, et nulle part ailleurs sur le territoire national. 2. Créer, dès maintenant, un Corps des volontaires congolais (on peut y donner un autre nom ou l’appeler une armée du peuple pour le peuple), qui aura pour mission urgente de prendre les armes et d’aller appuyer nos vaillantes troupes qui luttent depuis plusieurs années à l’Est et au Nord de notre pays sans appui réel du gouvernement de Kinshasa.

A travers cette réflexion, Me Maître Félix Mbayi-Kalombo, Colonel et Avocat général de la République (honoraire) propose aux Congolais, épris de nationalisme sa façon de résister contre l’agression dont la mère-patrie est victime de la part de l’Armée rwandaise dans le Nord-Kivu.

INTRODUCTION

Vous avez tous lu ou entendu parler du déploiement d’une force africaine décidée par le Comité Interministériel Régional de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, dans notre pays, et plus précisément dans l’Est du pays, à la frontière avec le Rwanda. Et il est dit sur ce sujet que le gouvernement congolais a, une fois de plus, été d’accord avec le Rwanda sur la mise sur pied de cette force.

C’est donc sur base de cette information que je vous propose cette réflexion afin d’en tirer quelques conséquences. Je vous prie de consacrer un peu de votre temps sur ce sujet important parce qu’il y va de toute notre existence en tant ressortissants de notre unique Nation qui, si nous n’y prenons garde va, à coup sûr, changer dans sa configuration actuelle.

Il est inutile de vous rappeler que depuis plusieurs décennies, notre pays se trouve dans une situation à la fois alarmante et préoccupante, une situation de guerre qui a déjà fait de millions de morts et qui continue encore à en faire jusqu’à ce jour. Cette guerre dite de libération et qui nous a été imposée par les milieux financiers internationaux avec le soutien de certaines puissances étrangères, lesquelles puissances avaient pour la circonstance choisi, comme chiens de chasse les pays voisins de la RDC, notamment le Rwanda et l’Ouganda, pour ne citer que ces deux-là.

Vous vous souviendrez du fameux Dialogue inter congolais qui n’avait rien de congolais et qui avait eu pour but de mettre en place un gouvernement bidon qui a continué à favoriser non seulement l’occupation de notre pays par les étrangers, mais également la spoliation de tout notre tissu économique en instaurant au Congo une ère des misères sans précédant qui y règne jusqu’ici.

Du point de vue de tous les analystes, il a été prouvé que tout ce qui nous arrive ne nous serait jamais arrivé si nos propres frères et sœurs congolais (les véritables), n’avaient pas prêté main forte à ces différents prédateurs. En d’autres termes une part importante de la détérioration de la situation de notre pays repose sur les épaules de certains de nos compatriotes qui se sont rendus coupables de trahison de notre Nation et de notre peuple.

Depuis le début du gouvernement de transition 1+4 jusqu’à ce jour, notre pays n’a connu aucune paix, aucune amélioration de la situation économique. Et pire encore, les différents gouvernements qui se sont succédé n’ont démontré aucune volonté de mettre en place une force armée digne de ce nom, capable d’assurer l’intégrité territoriale de la RDC et la protection des Congolais et de leurs biens.

Par contre, ces gouvernements congolais ont fait preuve de complicité continuelle avec les forces du mal, opérant sur le sol congolais, notamment celles se trouvant aux frontières de notre pays avec le Rwanda et l’Ouganda. Et aujourd’hui, le gouvernement de Kinshasa ne se gêne pas de trahir une fois de plus la RDC et son peuple en acceptant de signer un accord avec le Rwanda, l’accord instrumentalisé par le fameux Comité interministériel régional de la fameuse Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui vient de se réunir à Addis-Abeba et, à la demande de l’Ouganda.

Cette nouvelle force, dont on n’a pas défini clairement la mission, viendra donc s’ajouter à la force internationale de Monusco qui opère en RDC depuis plusieurs années sans aucun résultat plausible. La question est posée : « Allons-nous laisser notre pays, notre unique patrie, disparaître sans rien faire ?

NOTRE ANALYSE DE LA SITUATION

Le précédent

Nous venons de le constater dans la présente introduction que la guerre que connaît la RDC depuis 1996 n’est pas une guerre congolaise, elle lui a été imposée pour des raisons bien expliquées ci-haut et que, si elle nous a été imposée si facilement et pour autant d’années, c’est parce que nous avons parmi nous les Congolais qui trahissent leur pays et leur peuple sans se soucier le moins du monde.

Nous avons aussi compris qu’il y a un manque total de volonté politique de la part de tous les gouvernants congolais qui refusent de mettre en place une véritable armée qui aurait pu mettre fin à l’insécurité et à l’instabilité du pays. Parlant de l’armée, il est bien de noter que tout était mal parti lorsque les Congolais avaient accepté l’option de construire une armée avec les différentes fractions des forces rebelles. On ne peut jamais construire une armée ni avec les mutins, ni avec les rebelles. En acceptant cette option qui était étrangement soutenue par les pays comme les USA, la Belgique et la France, les Congolais qui l’ont fait n’avaient aucune idée de ce que doit être une armée. Et les pays occidentaux qui avaient soutenu l’idée, l’avaient fait parce qu’ils ne voulaient pas voir la RDC se doter d’une armée forte et bien organisée. Les raisons sont faciles à imaginer.

B. La nécessité ou non de la Force africaine en RDC

1. La Force africaine, à côté d’une force de l’ONU.

Au cas où cette force se déploie en RDC, comment va-t-elle fonctionner à côté de la Monusco, et quelles doivent être ses missions qui ne rentreront pas dans les attributions actuelles de la force de l’ONU ? Et avec quel budget cette force va-t-elle fonctionner, quant on sait que même l’UA n’a aucun sou pour subvenir à ses propres besoins ?

En réfléchissant un peu au comportement de ceux qui dirigent la RDC depuis plus de deux décennies maintenant, il est parfois difficile de trouver les mots qui conviennent pour définir l’état d’esprit de ceux que l’on appelle aujourd’hui hommes d’Etat congolais. Comment un ministre des Affaires étrangères, en l’occurrence M. Tshibanda peut-il, en tant que ministre, donc un plénipotentiaire, croire en la bonne volonté d’un pays ennemi du Congo comme l’Ouganda qui se permet, malgré plusieurs Congolais qui meurent tous les jours sous les balles de son armée implantée au Nord du Congo et qui exploite illégalement plusieurs gisements d’or et du pétrole de notre pays ? Comment un tel ministre, en qui on pouvait compter sur son expérience au sein d’une Organisation spécialisée des Nations unies, comme le Haut commissariat des réfugiés où il a travaillé pendant des années, comment dis-je un tel intellectuel pouvait-il accepter un tel accord s’il n’en tire pas des bénéfices obscures, c’est-à-dire trahir en acceptant un mauvais arrangement, et tendre ensuite les mains pour recevoir les miettes comme il en a l’habitude.

2. Le dessous des cartes

La véritable raison qui a conduit à l’accord entre Kabila (représenté par Tshibanda) et Kagame est à trouver dans ce plan machiavélique que Kagame veut réaliser au Kivu avec la complicité des autorités de Kinshasa. Ce plan déjà dénoncé par les Nations unies dans un addendum à son dernier rapport sur la RDC, dévoile l’agenda caché de Kagame qui tient à créer et, tout de suite un nouvel Etat qui comprendra les actuelles provinces du Sud et du Nord-Kivu.

On peut lire dans ce rapport que Kagame a mis toutes ses batteries en marche pour donner réellement corps à son projet maléfique. Les experts de l’ONU confirment que l’armée rwandaise (Rwanda Defense Force) a carrément pris la direction des opérations militaires au Nord-Kivu depuis le mois de mai 2012.

Kagame poursuit donc deux objectifs qui sont : la sécession du Nord-Kivu qui sera suivie peu après par celle du Sud-Kivu. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la grande offensive lancée dernièrement à Bunagana et à Ruttshuru, etc., par les forces régulières rwandaises sous couvert du CNDP/M23. Plusieurs réunions se tiennent en ce moment et d’une manière régulière afin d’accélérer ce processus d’indépendance du Kivu. Il y a même les noms de certains traîtres congolais qui figurent déjà sur la liste de Kagame, comme celui d’un ancien gouverneur du Sud-Kivu M Xavier Chiribanya, président d’un parti bidon appelé l’UCDD, qui est choisi pour proclamer la sécession du Sud-Kivu dans un bref délai et, se passera ensuite pour le futur président du nouvel Etat qui existe déjà sur carte avec ses limites géographiques élaborées par Kagame.

3. Soutien africain au plan Kagame

Pour arriver vite à ses objectifs, Kagame, en stratège, a besoin de soutien de ses complices africains et, il y en a beaucoup. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la précipitation de l’Ouganda, un autre agresseur de la RDC d’initier cette rencontre qui a vite abouti à la mise sur pied d’une force africaine favorable à Kagame dans l’Est de notre pays.

Cette force qui a eu malheureusement l’aval des traîtres congolais va précipiter la disparition de tout le territoire de l’Est du Congo et, ça ne sera qu’un début d’un démembrement très large parce que le Nord du pays va connaître le même sort de la part de l’Ouganda demain.

Un autre point important à soulever est que pendant que la force africaine s’installera dans l’Est de la RD Congo, il n’y aura plus un seul soldat congolais sur terrain, la justification de cette absence sera donnée en prétextant que le terrain sera occupé par une force neutre, mais en réalité, la force africaine va aider le Rwanda de mieux se déployer sur le sol congolais et avoir ainsi le contrôle total de tout le territoire de l’Est, pour afin réussir sans difficulté ses objectifs.

CONCLUSION.

Compte tenu de ce qui vient d’être dit, nous les véritables Congolais qui aimons et aimerons toujours notre patrie, nous n’avons qu’une seule chose à faire : sauver notre Nation et pour ce faire nous devons : 1. Nous opposer énergiquement au déploiement de la force africaine à l’Est de notre pays, et nulle part ailleurs sur le territoire national, 2. Créer, dès maintenant, un Corps des volontaires congolais (on peut y donner un autre nom ou l’appeler une armée du peuple pour le peuple), qui aura pour mission urgente de prendre les armes et d’aller appuyer nos vaillantes troupes qui luttent depuis plusieurs années à l’Est et au Nord de notre pays sans appui réel du gouvernement de Kinshasa, 3. Mettre en place un système de récoltes des fonds et d’autres matériels devant nous permettre de remplir convenablement notre mission sur terrain. 4. Demander l’adhésion totale de notre peuple au CVC, Corps des volontaires du Congo. 5. Etc.

Voici chers compatriotes ma réflexion sur notre malheur et notre misère, je vous prie donc d’enrichir cette réflexion et de proposer une rencontre urgente de tous les Congolais qui pensent comme nous.

Maître Félix Mbayi-Kalombo

Colonel et Avocat Général de la République Honoraire.


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