RDC : Gabriel KYUNGU lance une sévère mise en garde à «Joseph KABILA»

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image Gabriel Kyungu WA KUMWANZA - le leader de l’Unafec

Kyungu wa Kumwanza a distillé un discours interpellateur avec le franc-parler qu’on lui reconnaît depuis de longues années. Ainsi donc, loin des flatteries de bas-étage, le leader de l’Unafec a lancé une sévère mise en garde contre tout échec éventuel. Sa prise de position est donc à prendre au sérieux par les ténors de la famille politique parce que Kyungu a le mérite de dire tout haut, du fait de son courage, ce que beaucoup disent tout bas ou chuchotent. «C’est une fête aujourd’hui. Mais, en tant que président du parti, je dois quand même dire que si nos technocrates surdoués échouent, qui allons-nous chercher? Dieu ou Saint Michel? Papa Matata doit savoir ce qui l’attend. Son Gouvernement doit avoir en tête ce que nous disons à l’Unafec que ce n’est pas un problème d’homme, mais de système. Nous ne sommes pas des surdoués, mais nous arrivons quand même à comprendre d’où nous venons et où nous allons». Une amorce qui en dit long.

L’Unafec totalise 11 ans d’existence! Ce parti, comme le reconnaissent bon nombre d’observateurs, n’est pas n’importe quoi. Il s’agit d’un poids lourd qui compte huit députés nationaux et plusieurs députés provinciaux au Katanga. De plus, l’Unafec est pilotée par le maillot jaune électoral de la province cuprifère. Mais, comme le renseigne sa fiche technique, il n’est nullement question d’une formation politique à vocation provinciale. D’ailleurs, chaque fois qu’il y a de grands enjeux, le leader de ce parti, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, quitte son Katanga natal pour venir à Kinshasa, le siège des institutions de la République.

C’est dans ce cadre que jeudi dernier, quelque part dans la commune de Kasa-Vubu, l’Unafec a fait une grande démonstration de force à l’occasion de son onzième anniversaire. Lors de cette matinée politique, le directoire national, le comité politique national, les organes spécialisés, sans oublier le secrétariat général conduit par le secrétaire général Modeste Omba Sakatolo, de nombreux militants mobilisés pour la circonstance, sans omettre des délégués venus des provinces du Bas-Congo et du Bandundu, tout ce monde est venu écouter le président national de l’Unafec.

LE COUP DE GUEULE  DE GABRIEL KYUNGU

L’occasion faisant le larron, Kyungu wa Kumwanza a distillé un discours interpellateur avec le franc-parler qu’on lui reconnaît depuis de longues années. Ainsi donc, loin des flatteries de bas-étage (car ce n’est ni son genre ni son caractère), le leader de l’Unafec a lancé une sévère mise en garde contre tout échec éventuel. «C’est une fête aujourd’hui. Mais, en tant que président du parti, je dois quand même dire que si nos technocrates surdoués échouent, qui allons-nous chercher? Dieu ou Saint Michel? Papa Matata doit savoir ce qui l’attend. Son Gouvernement doit avoir en tête ce que nous disons à l’Unafec que ce n’est pas un problème d’homme, mais de système. Nous ne sommes pas des surdoués, mais nous arrivons quand même à comprendre d’où nous venons et où nous allons». Une amorce qui en dit long.

Tout en rappelant le combat mené par son parti en onze ans d’existence, sur fond de guerres et de détracteurs de tous bords, le leader de l’Unafec indique: «Nous ne sommes pas un petit parti d’aventuriers ... nous sommes un grand parti. Nous avons notre idéologie, notre propre histoire. Nous sommes des fédéralistes. Le Gouvernement des technocrates doit comprendre que l’origine de notre souffrance, ce n’est pas l’homme, mais le système qu’il doit combattre. 1 FC valait 1 USD au moment où nous n’avions pas des surdoués. Pendant ce temps, chaque province savait s’organiser à sa manière. On pouvait voler, mais pas à la manière d’aujourd’hui. C’est pourquoi, il faut combattre le système», martèle Gabriel Kyungu.

QUAND KYUNGU DIT TOUT HAUT CE QUE LES AUTRES DISENT TOUT BAS

Un tel discours, distillé par un politicien expérimenté, drainant derrière lui plus de 40 ans de présence sur la scène politique congolaise, a valeur d’interpellation. Sa prise de position est donc à prendre au sérieux par les ténors de la famille politique parce que Kyungu a le mérite de dire tout haut, du fait de son courage, ce que beaucoup disent tout bas ou chuchotent. Car, on ne peut pas comprendre qu’un parti comme l’Unafec, qui pèse huit députés nationaux, ne s’en tire qu’avec un vice-ministère. Et il n’est pas seul dans ce cas. Gabriel Kyungu wa Kumwanza reconnaît, toutefois, que son parti a été consulté, intéressé à l’action du chef de l’Etat pour la mise en place d’un Gouvernement de taille, capable d’inspirer confiance et espoir.

Pour les élections tant provinciales que municipales et locales, le leader de l’Unafec compte apporter son soutien à tous les candidats de son parti en vue de glaner des sièges importants. A en croire les observateurs,  quand Gabriel  Kyungu fait une déclaration, ce n’est jamais au hasard. C’est qu’il voit déjà ce que plusieurs autres n’arrivent pas encore à percevoir. Il revient aux milieux concernés de comprendre cette sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Car, il ne dit ou ne fait jamais quelque chose au hasard lorsqu’il descend dans la capitale congolaise.  

[M. M./ForumDesAs]


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