RDC : Plusieurs personnes tués par les rebelles ougandais

Font size: Decrease font Enlarge font
image ADF/NALU - Rebelles ougandais, Est de la RDC

Le territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu continue de pleurer et de compter ses morts. Treize civils dont quatre femmes ont été tués à l’arme blanche dans la nuit de dimanche 28 à lundi 29 février par de présumés rebelles ougandais dans cette partie de la RDC.

Selon le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) dans cette région, cité par le site de radiookapi.net, les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) ont de nouveau perpétré ces massacres dans trois petits villages isolés.

Auparavant, le porte-parole militaire avait fait état d’un premier bilan de six morts et trois disparus tandis que l’administrateur du territoire de Beni, Amisi Kalonda, avait déclaré que « deux corps venaient d’être retrouvés, décapités à la machette ».

Cette tuerie s’est produite dans le village de Ntombi, situé à environ 40 km au nord-est de Beni, une zone de massacres et attaques récurrents attribués aux ADF, dans le nord du Nord-Kivu. Et le centre de santé de ce village a été complètement pillé par ces voyous.

Pour sa part, ajoute la source, le Centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho) a fait état d' »au moins douze civils massacrés par les ADF » dans deux villages.

C’est depuis 1995 que les ADF, des rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, sont présents dans la partie orientale de la RDC, où ils ne cessent de commettre des violations graves et répétées des droits de l’homme envers la population civile. Dans l’entre temps, ils se livrent à un juteux trafic de bois. Ce qui leur procure une substantielle ressource financière.

Selon l’Onu, les miliciens ont tué plus de 500 civils dans une série de massacres ou d’attaques perpétrés à l’arme blanche depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni et aux confins de l’Ituri voisine.

Depuis septembre, les attaques attribuées aux ADF sont plutôt menées à l’arme automatique le long de la route nationale 4, entre Beni et la frontière avec la province de l’Ituri, plus au nord, et sont dirigées vers des postes militaires, quand elles ne visent pas des véhicules ou des passants.

Beni, zone très instable

Le territoire de Beni, en particulier, passe pour une zone très instable en tout cas la plus instable, caractérisée par une vingtaine d’années des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

Toutes les tentatives de pacifier cette partie du territoire national n’ont pas encore porté de résultats escomptés.   L’insécurité dans ce territoire est telle que le chef de l’Etat Joseph Kabila s’y est rendu à deux reprises pour réconforter le moral de la population souvent meurtrie par des tueries récurrentes et réconfortés la bravoure de nos militaires, qui acceptent de consentir des sacrifices pour ramener la sécurité et l’accalmie dans cette zone très trouble du pays. En dépit des promesses du chef de l’Etat faites à chaque visite de ramener le calme en pacifiant le coin, on n’est pas encore arrivé. Car les rebelles ougandais des ADF continuent de tuer et de massacrer la population.

Si bien que la pacification du territoire de Beni constitue pour l’instant l’un de grands défis que l’armée congolaise se doit de relever surtout en cette période préélectorale.

[Kléber Kungu]


Cet article a été lu 15926 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0