RDC : Kinshasa est sale !

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image Insalubrité a Kinshasa

Kinshasa ressemble de plus en plus à une ville non gérée en tout cas pas du tout encadrée. Par moment même, les observateurs vont jusqu’à le comparer à un bien sans maître. La ville est sale. L’insalubrité règne en maître partout dans toutes les communes. Les caniveaux de grandes avenues sont bouchés. Et les quelques caniveaux qu’on réussit à déboucher, on laisse pendant des longs jours, les résidus ramassés au bord de ces canalisations. Ce qui rend encore plus insalubre l’artère alors que l’objectif était d’assainir. 

Ça, c’est du côté insalubrité. Et comme si cela ne suffisait pas, nombre de nos compatriotes, au nom je ne sais quel principe, s’accommode de la saleté comme si elle faisait partie intégrante du quotidien du Kinois.

Quant vous parcourez les différents marchés de la capitale, en commençant par le marché Central, les marchés Gambela, de la Liberté, de Simba Zigida, de Type K, Rond point Ngaba, Selembao et autres, vous assisterez à un autre spectacle désolant. Les vendeurs étalent à même le sol, leurs marchandises parmi lesquelles, les fruits et autres produit alimentaires. Encore une fois les Kinois, pas tous évidemment, le trouvent normal. Et ils ne se gênent pour acheter et consommer.

Tout se passe comme si il n’existait aucune autorité administrative ou même de la police sur ces différents centres de négoces qui, pourtant, réalisent des recettes. Et les gens par tous évidemment, ne s’en préoccupent pas tellement.

Un des confrères qui est revenu sur ces failles, un jour a même plaidé en faveur du retour au système de Salongo auquel tous les Congolais, de quartiers de toutes les villes du pays étaient soumis sous le règne du maréchal Mobutu, chaque samedi. Ce n’était pas parfait, mais le Salongo de Mobutu, aidait à assainir quand  même la ville même pour un petit temps.

Aujourd’hui, on a crée des stations pour déverser les immondices, mais Kinshasa demeure une agglomération la plus sale du pays. Ce qui dénote l’absence criante de l’autorité qu’on ne sent pas.

L’abandon des routes de grande desserte

Le deuxième fait qui étonne, c’est l’état dans lequel les autorités compétentes laissent les grandes artères de la ville même celles qui sont très fréquentées. Tout le monde à Kinshasa vraiment s’en plaint. Prenez le cas de la route Bay-Pass, dans sa partie Rond-point Ngaba au Triange de Matadi Kibala en passant par le quartier  Masanga-Mbila. Cette avenue, l’une des plus fréquentées à Kinshasa, est aujourd’hui parsemée des tours béants, des crevasses. Les véhicules qui parcouraient cette distance en moins de 25 minutes, font facilement une heure et demie voire deux, si les embouteillages s’en mêlent.

Cette route est utilisée par des compatriotes qui vivent à Mont Ngafula, Cité-Verte ou Cité Kimwenza parmi lesquels se retrouvent des dirigeants du pays. Mais pourquoi o diable, rien n’est fait depuis des longs mois ? Cette artère, à ses débuts à Lemba jusqu’au niveau de la cité Salongo, est demeuré jusqu’à ce jour un chantier.

Un autre cas grave, l’avenue Elengesa, route qui mène vers Makala en passant par le marché Mariano et Kalé ba Nzazi comporte deux grands trous. L’un au niveau de l’avenue Mompono et l’autre à la hauteur de l’avenue Makanza. Déjà maintenant, les véhicules ont toutes les peines du monde pour y passer. Et quand dame la pluie va s’annoncer, on ne sait pas ce que cette chaussée deviendra.

Devant ces tristes réalités, que fait l’Assemblée provinciale de Kinshasa qui est l’organe de contrôle de l’Exécutif kinois ? Pourquoi, ses membres, les députés provinciaux n’osent pas interpeller le gouverneur de la ville ? Ou même les responsables de l’OVD ou encore du PNA (Programme national d’assainissement) ?

Quel travail font-ils ? Où vivent-ils ? et par quelles routes passent-ils, ne cessent de s’interroger nombre d’observateurs.

L’on observe également une grande légèreté dans le chef des policiers chargés de réguler la circulation routière ? Ils ne font  pas correctement leur travail. Ils ne sanctionnent pas des chauffeurs qui se conduisent mal. Et souvent quand ils réussissent à les interpeller, ils finissent par des arrangements à l’amiable moyennant espèces sonnantes. Ils ne prennent même pas la peine de les conseiller ou de les moraliser.

Ce qui fait que certains bouchons constatés sur certaines artères de la ville, sont le fruit du mauvais comportement des conducteurs mais aussi de la légèreté  des agents de l’ordre.

Les députés provinciaux ont le devoir d’interpeller par des questions orales, les responsable de la Police de Kinshasa et ceux chargés spécialement de la circulation routière, les responsables des marchés. Ils doivent les entendre. Voilà ce que leurs électeurs kinois attendent d’eux. Sinon…

[Jean-Pierre Seke]


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