Décoration pour les fêtes de fin d'année : Kinshasa a dérogé à la règle

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image Insalubrité a Kinshasa

« L’habitude est une seconde nature », dit-on. Il s’agit ici de l’habitude qu’avaient les Kinois de rendre beaux leurs quartiers aux grandes fêtes de fin d’année à savoir, la Noël et le Nouvel An. C’est donc cette habitude qui n’a pas été respectée cette année lors de la fête de la nativité. De quoi conclure que Kinshasa a ainsi dérogé à la règle. Cette règle observée depuis plusieurs années déjà.

Excepté Gombe, Limete industriel et une grande partie de Limete résidentiel, coins déjà pittoresques par eux-mêmes et où une décoration quelconque aurait été comme une goutte d’eau qui ferait déborder le vase, d’autres quartiers de Kinshasa, de Maluku à Mont Ngafula/Mbenseke en passant par Kalamu et Kasa-Vubu, ont toujours eu besoin d’un coup de pinceau à la Noël et au Nouvel An. Même si on ne pouvait le faire une semaine avant, mais, la veille de la Noël et du Nouvel An (la Saint Sylvestre), la plupart des rues de nos communes  de Kinshasa revêtaient leur jolie robe. Les jeunes, torturaient leurs finances pour donner tout son sens à cet événement. On pouvait apercevoir des voûtes compactes partant d’un côté vers l’autre de chaque rue, ces voûtes sur lesquelles on avait apposé tous les lustres possibles. Et c’est en dessous de ces voûtes qu’on pouvait voir des jeunes se faire photographier, jouer de la musique, et même prendre leur verre.

Il n’y avait pas que ça. On pouvait aussi entendre des sifflets, des pétards (bien que la loi ait défendu) et voir des feux d’artifice. Tout ceci venait, pour les jeunes, se greffer sur le support essentiel, à savoir, des habits neufs, des habits de fête.

Cette année pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le pays a gagné 11 points au classement PNUD s’agissant de l’indice de développement humain mais c’est comme si l’on avait aussi, à part les pétards, interdit les feux d’artifice et les sifflets. Il n’y en a pas eu. Des habits neufs ? Pour une fête de  Noël qui passe pour la fête des jeunes et des enfants, en termes de statistiques dire qu’il y a eu 30 % d’habits neufs ne serait pas exagérer. Beaucoup d’enfants sont restés collés à leurs parents.

Quant aux terrasses, elles n’ont pas fait le plein escompté et habituel. Si les années passées les tenanciers ont regretté l’insuffisance de leurs stocks, cette année, les stocks sont restés intacts, faute d’affluence de consommateurs. Pour tout dire, les finances ont fait défaut. Et comme on dit, « le malheur ne vient jamais seul », à l’absence de tout ce qui aurait pu faire la joie des Kinois en cette fin d’année, s’est ajoutée l’obscurité, cette obscurité qui a accepté unilatéralement d’être la compagne des Kinois, le jour et la nuit, les mettant dans l’impossibilité de jouer même de la musique. Question de dissiper les soucis financiers et matériels.

Au vu de tout ce qui précède, force est de reconnaître que Noël 2015 était loin de rivaliser avec Noël des années précédentes en termes de bienfaits. Espérons que ça ne sera pas le cas dans 5 jours avec la fête de Nouvel An.

[Baseke Magister]


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