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Violences meurtrières : Indignation de la diaspora congolaise

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Près de 3.500 personnes ont défilé samedi à Paris, contre les violences meurtrières en RDC provoquées par un projet de loi électorale contesté. « En voyant des massacres perpétrés contre nos compatriotes à Kinshasa et dans d'autres villes du pays, les 19, 20 et 21 janvier, nous avons ressenti une souffrance insupportable », a expliqué le président de RCK, qui se dit indigné par le comportement réservé à des barbares sans foi ni loi.

A l'appel du collectif des associations congolaises de France, plusieurs milliers de personnes ont manifesté le samedi 24 janvier 2015 à Paris contre les violences meurtrières en République Démocratique du Congo (RDC) provoquées par un projet de loi électorale contesté.

Près de 3.500 personnes ont défilé samedi à Paris en cortège qui a relié, dans l'après-midi, la porte de Clignancourt à la place de la Pigalle.

Parmi les organisateurs de cette manifestation, figurent l'association Rassemblement des Combattants Kongolais (RCK), la Jeunesse Consciente Kongolaise (JCK), et l'Action pour la Défense et Protection des Droits de l'Homme (ADPH).

« En voyant des massacres perpétrés contre nos compatriotes à Kinshasa et dans d'autres villes du pays, les 19, 20 et 21 janvier, nous avons ressenti une souffrance insupportable », a expliqué le président de RCK, Martin Sali, qui se dit indigné par le comportement réservé à des barbares sans foi ni loi.

« Nous sommes ici pour dire ensemble, j'insiste ensemble, que nous sommes unis contre la révision de la loi électorale (alinéa3 de l'article 8 de la  Constitution , NDLR). Nous demandons le retrait pur et simple de cet article qui a entraîné trois de violences dans notre pays », a martelé le représentant  de l'ADPH, Christian Bola.

« Ce qui se passe en RDC n'est pas concevable. Modifier une loi pour se maintenir au pouvoir. Et on tue pour cela! Nous disons stop! », renchérit la porte-parole et Secrétaire générale de RCK, Blandine Diafutwa.

LES JEUNES MOBILISES

Plusieurs jeunes Congolais ont défilé avec des banderoles dénonçant la situation qui prévaut en RDC. On pouvait y lire: « Non à la     révision de la loi électorale", " Encore combien de morts? »" ou « Nous dénonçons le génocide au Congo ». Clémence, 20 ans, étudiante en Droit, a estimé « inimaginable » de ne pas être là, « en tant que Congolaise ».

« C'est une manière de montrer aux barbares qu'ils ne gagneront pas; on ne les laissera pas défigurer le Congo », a-t-elle affirmé.

« Je suis très fière de voir les jeunes de la diaspora dans cette manifestation. Ils sont débout pour dénoncer la tragédie que vit le peuple congolais décimé, violenté, humilié, exploité...depuis bientôt 20 ans. Nos jeunes, en France, ont compris », a constaté la présidente de l'association « Congo Actif « . Elle est convaincue que « rien ne sera plus comme avant ».

Les artistes, musiciens, comédiens, décorateurs... n'étaient pas en reste. Presque tout le monde était là.

« Chez nous, on tue arbitrairement. Pourquoi? », s'est interrogé le chanteur et président de l'association Santé et Développement en Afrique (SDA), Dona Mobeti Sabuela. Et d'ajouter: « Cela me fait mal au cœur. Je suis vraiment hors de moi ».

« Nous avons perdu des familles au pays. C'est inacceptable ce que vit le peuple congolais. Trop, c'est trop! », a martelé avec indignation le chanteur et président de l'association des artistes congolais de France « Kongo Sebene », Danos Canta Nyboma. 

« Il était temps pour que le peuple congolais se soulève et réinvestisse la rue pour porter un discours fort, solidaire, collectif « , a déclaré Cissoko, un Malien croisé au passage du cortège à proximité du métro Château Rouge.

UNION DE L'OPPOSITION

Le même après-midi s'est tenu à Paris, place du Trocadéro , le rassemblement des partis politiques de l'opposition de l'étranger, dont l'Alliance des travaillistes congolais pour le développement (ATD), le Mouvement de libération du Congo (MLC/France), l'Union pour la nation congolaise  (UNC/France), le Mouvement des démocrates congolais (MDCO/France).

Dans un communiqué lu à l'intention de la presse, ils dénoncent avec force et vigueur les derniers événements survenus en RDC.

Et dans une lettre adressée au président de la République française, François Hollande, ils invitent  la France et la Communauté internationale dans son ensemble à soutenir l'instauration d'une véritable démocratie en RDC.

« Nous avons demandé au président Hollande et à l'ensemble de la Communauté internationale de se pencher sérieusement sur la question de la bonne gouvernance en RDC. Nous voulons que soient organisées dans notre pays, dans les délais constitutionnels, les élections crédibles, libres, transparentes et démocratiques. Nous exigeons donc le retrait pur et simple de l'article 8 alinéa 3 modifié », a déclaré le président fédéral du MLC, Emmanuel Ikabanga.

« Tirant les leçon du passé, les partis politiques de l'opposition de l'étranger se sont convenus de travailler dorénavant ensemble. L'attitude affichée ces derniers jours par l'opposition congolaise de l'intérieur nous fait beaucoup réfléchir. Il faut que l'union amorcée soit pérenne. L'alternance n'est pas insurmontable. Ensemble, nous pouvons renverser la vapeur. A l'étranger, nous en avons pris conscience », a -t-il affirmé.  

En attendant la suite des événements, les Congolais de l'étranger, associations et partis politiques, continuent leur croisade contre le sang qui ne cesse de couler en RDC. 

[par Robert Kongo]


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