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Incapable d'assurer la cohésion chez lui... : La RDC appelle les egyptiens au dialogue et à la tolérance mutuelle, LOL, MDR

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image Atoki ILEKA - Ambassadeur de la RDC en France

La délégation de la RD Congo, qui a participé lundi 5 août 2013 à la réunion du Comité ad hoc consultatif restreint sur la situation en Egypte convoquée par le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie à Paris (France), a appelé les acteurs égyptiens à « faire montre d’un esprit de dialogue et de tolérance mutuelle ».

La rencontre, qui regroupait une trentaine de représentants des Etats et de gouvernements membres de l’OIF, s’inscrivait dans le cadre de l’application de la Déclaration de Bamako, et particulièrement de son chapitre V.

« Vous comprendrez aisément qu’au Congo, nous sommes profondément préoccupés par les événements qui se déroulent présentement en Egypte. La République démocratique du Congo appelle les acteurs de la crise égyptienne de faire montre d’un esprit de dialogue et de tolérance mutuelle, de s’abstenir de toute formes de violence, et de favoriser la consolidation des gains enregistrés dans le processus démocratique en cours dans leur pays », a déclaré l’ambassadeur de la RDC en France, Ileka Atoki.

Rappelant que la RDC « a pleinement soutenu les aspirations du peuple égyptien telles qu’exprimées lors de la Révolution de janvier- février 2011 », il le chef de la délégation de la RDC a exprimé sa « vive compassion à l’égard de l’Egypte, pays ami de la République démocratique du Congo qui vit des moments extrêmement difficiles ».

 « Accorder une période d’observation à l’Egypte »

L’ambassadeur Ileka Atoki a souligné que la « République démocratique du Congo affirme toute l’importance du rôle de la Francophonie pour promouvoir la démocratie et contribuer au règlement des conflits et à la promotion des droits de l’Homme ».

En effet, la mission d’information et de contact qu’a conduite le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire Guillaume Soro du 16 au 20 juillet 2013 au Caire est conforme au renforcement que l’OIF a souhaité par la Déclaration de Bamako, des mécanismes d’alerte précoce et de prise des initiatives pour prévenir les changements anticonstitutionnels.

Ils s’inscrivent notamment dans le développement des actions de bons offices et de médiation ou encore dans l’amélioration de la gouvernance politique, sociale et économique dans tous leurs volets.

« Au regard du rapport que vient de nous présenter oralement votre Envoyé spécial, l’Honorable Guillaume Soro, l’avis de la République démocratique du Congo est également que l’on puisse accorder une période d’observation à l’Egypte, avant de statuer sur la situation dans ce pays lors de la réunion d’une instance adéquate de l’OIF, mais que notre organisation demeure saisie de cette question », a recommandé le chef de la délégation de la RDC.

Il a précisé que la position de la RDC « s’aligne naturellement sur celle adoptée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), à sa 384ème réunion tenue le 5 juillet 2013 ». 

« Mon pays rejoindra le consensus auquel aboutira l’OIF, tout en souhaitant que tout soit mis en œuvre pour que les populations égyptiennes ne souffrent pas trop d’éventuelles sanctions et qu’elles retrouvent la stabilité et la sécurité et que nous faisons montre de toute notre détermination à venir en aide à l’Egypte afin que ce pays frère et ami au mien surmonte les défis actuels auxquels il est confronté », a assuré le diplomate congolais.

« Nécessité de cesser les provocations »

Au cours de la réunion de Paris, l’ambassadeur égyptien en France Mohamed Moustafa Kamal « a fait le point sur l’évolution de la situation sur le terrain et rappelé les engagements des autorités de transition en faveur du retour à un ordre constitutionnel ».

A cette occasion, le secrétaire général Abdou Diouf  « a exprimé la préoccupation de la Francophonie sur les questions qui nécessitent des réponses urgentes et concrètes : la situation des droits de l’Homme, l’absence manifeste de dialogue entre les protagonistes, le respect des libertés individuelles et collectives, la situation du Président Morsi ».

Selon un communiqué de l’OIF, il « a insisté sur la nécessité de cesser les provocations, sur l’importance d’éviter l’usage disproportionné de la force, et renouvelé son appel pour l’indispensable dialogue et la réconciliation nationale ».

« Sur la base de l’expérience, du savoir-faire et de la spécificité de la Francophonie », Abdou Diouf a « confirmé la disponibilité de l’OIF à mener, en collaboration avec les partenaires internationaux, les actions politiques en vue de contribuer à l’apaisement de la tension actuelle en Egypte, en particulier, aux efforts de réconciliation nationale ».


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