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Libération de la RDC : Déclaration commune UDPS-APARECO-ARP

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image Edouard OLITO MALUDJI - le réprésentant de l'UDPS en France

Ainsi nous, UDPS, APARECO et ARP, au regard de l’ensemble de la situation préoccupante qui prévaut en République Démocratique du Congo, avons-nous décidé de conjuguer à partir de ce jour nos efforts et moyens en vue d’aboutir à l’objectif commun de libération de notre pays de l’occupation étrangère, de rétablissement de la souveraineté du peuple congolais et d’instauration d’une véritable démocratie en République démocratique du Congo.

Voici-ci dessous  la Déclaration commune lue par le réprésentant de l'UDPS Monsieur Edo Olito Maloudji, ( remplaçant Mr Félix Tshisekedi empeché), ce  jeudi 14 juin 2012 à Paris à l'Hotel Warwick-Champs Elysées, lors de la conférence de presse conjointe de l'UDPS APARECO ARP - Elle a  été signée par les représentants de ces 3 partis.

Déclaration commune UDPS-APARECO-ARP

Nous, mouvements politiques et membres des forces vives, civiles et militaires, de la Résistance au processus d’occupation et de balkanisation de la République démocratique du Congo, réunis au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) et l’Armée de Résistance Populaire (A.R.P.), résolument engagés dans la lutte contre le pouvoir dictatorial d’occupation et sanguinaire de Kinshasa, défendant le respect de l’intangibilité des frontières et la souveraineté du peuple congolais, combattant contre les multiples violations des droits de l’Homme commises en République Démocratique du Congo, avons analysé et examiné   les conséquences politiques et sécuritaires négatives découlant   des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo en particulier, et de l’occupation du pays par des forces étrangères en général : 

I. Des élections présidentielles et législatives organisées le 28 novembre 2011 en République démocratique du Congo :

Considérant unanimement que ces élections ont été entachées de fraudes massives et de multiples violations des principes démocratiques élémentaires, orchestrées et planifiées par «Joseph Kabila» et son gouvernement, en sa faveur et au détriment des autres candidats dont particulièrement Monsieur Etienne Tshisekedi , Président de l’UDPS ;

Attendu que ces violations ont été constatées   par la Communauté internationale et des organismes indépendants à travers notamment le Centre Carter, la Mission des Observateurs de l’Union Européenne , de l’Union Africaine, de la SADEC, du Bureau conjoint des Nations-Unies, ainsi que par le peuple congolais à travers notamment l’Eglise catholique, sans oublier les observateurs des différents partis politiques de l’opposition ayant pris part à ce scrutin ;

Après examen de tous ces faits, nous considérons que le peuple congolais dans son ensemble a été victime d’un hold-up électoral de la part de «Joseph Kabila» qui a détourné et confisqué illégalement et arbitrairement la volonté du peuple congolais, souverain primaire.

En conséquence :

1. Nous lançons un appel patriotique et solennel au peuple congolais de se mobiliser pour la défense de ses inaliénables droits fondamentaux bafoués et violés par «Joseph Kabila» et ses accolytes;

2. Nous demandons au peuple congolais de faire usage de l’article 64 de la constitution en vigueur qui lui confère le droit de recourir à tous les moyens lorsque ses droits fondamentaux sont violés;

3. Nous invitons tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, à poursuivre le combat, à exercer leur droit à la légitime défense, en vue de mettre un terme définitif au régime fantoche et prédateur de l’imposteur « Joseph Kabila», pour redonner sa dignité au peuple congolais ;

II. De l’insécurité et de l’instabilité qui perdure dans les provinces martyrs du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale depuis 1996 à jusqu’à ce jour.

Attendu que depuis des années, plusieurs rapports de l’ONU et des ONG dont ceux très récents de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et des experts de l’ONU, reconnaissent péremptoirement que les principales milices et «rébellions» qui sèment la mort, la désolation et participent activement au pillage des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale sont créées, organisées, soutenues et manipulées par certains pays voisins de la RDC avec la complicité des plus hautes autorités politiques et militaires de la République Démocratique du Congo;

Attendu qu’aujourd’hui, il n’y a plus de doute sur les intentions malveillantes de certains pays voisins sur la nature de leurs opérations de déstabilisation de la partie orientale de la RDC, visant l’accomplissement d’un projet secret de balkanisation et d’annexion de cette partie du territoire nationale;

Considérant que l’extermination massive et planifiée de notre population porte désormais les germes d’un véritable génocide et s’ajoute à la volonté évidente de mise à mort de l’Etat congolais ;

1. Nous réitérons toute notre solidarité aux populations meurtries de l’Est de la RDC et à toutes les forces qui combattent l’occupation dans cette partie de la République;

2. Nous nous engageons à user de tous les moyens pour sauver la nation congolaise en conjuguant nos efforts communs et en transcendant nos divergences;

3. Nous invitons par conséquent tous les congolais sans distinction d’appartenance politique, philosophique ou idéologique à nous rejoindre sans délais pour faire face efficacement au danger qui menace aujourd’hui notre destin commun et le devenir de la République démocratique du Congo.

4. Nous les appelons à l’unité et à la solidarité nationale, à bannir la peur et le doute, à surmonter leurs divergences internes pour affronter toutes les puissances obscures qui œuvrent pour la mise à mort de l’Etat congolais.

5. Nous demandons à tous les amis de la République Démocratique du Congo, ainsi qu’à la communauté internationale de cesser toute compromission avec la dictature en place et à apporter un soutien sincère au peuple congolais en désavouant et en sanctionnant les Etats et les réseaux maffieux qui participent aux violations massives des droits de l’Homme en RDC à travers leur soutien complice aux différents groupes armés qui sèment la désolation dans l’Est de la RDC.

III. Du Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012

Aux vues des principes défendues par l’Organisation Internationale de la Francophonie nous attendons de celle-ci :

1. Une reconnaissance claire et publique de rupture de la démocratie en République dite démocratique du Congo et une condamnation ferme et non équivoque de la situation de privation de liberté de mouvement imposée à Monsieur Etienne Tshisekedi, véritable vainqueur du dernier scrutin électoral présidentiel organisé le 28 novembre 2011 en RDC.

2. L’annulation ou la délocalisation du XIVè Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012 en guise de désapprobation des violations massives des droits de l’Homme en République Démocratique du Congo. Le cas du Sommet de la Baule en France en 1994 faisant jurisprudence en matière de délocalisation. 

3. A défaut, au cas où l’OIF déciderait de maintenir la tenue de ce Sommet en République démocratique du Congo, en dépit des violations des droits du peuple congolais par «Joseph Kabila», et du refus justifié du peuple meurtri et souverain de la RDC, nous appellerons alors toutes les forces vives de la RDC à se mobiliser pour empêcher par tous les moyens le déroulement paisible des travaux de ce sommet à Kinshasa.

Ainsi nous, UDPS, APARECO et ARP, au regard de l’ensemble de la situation préoccupante qui prévaut en République Démocratique du Congo, avons-nous décidé de conjuguer à partir de ce jour nos efforts et moyens en vue d’aboutir à l’objectif commun de libération de notre pays de l’occupation étrangère, de rétablissement de la souveraineté du peuple congolais et d’instauration d’une véritable démocratie en République démocratique du Congo.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo

Fait à Paris, le 14 Juin 2012                                      

Pour l’UDPS, Félix TSHISEKEDI, Secrétaire national chargé des relations extérieures au sein de l’UDPS

Pour l’APARECO, Candide OKEKE, Directrice de cabinet du Président National de l’APARECO

Pour l’ARP, FANFAN LONGA FUAMBA, Secrétaire Général de l’ARP

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