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RDC : Démission en cascade à l'Ambassade congolaise au Royaume-Uni

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image Barnabe-Kikaya BIN KARUBI - Ambassadeur de la RDC a Londres

Les diplomates congolais au Royaume-Uni ont décidé : d’arrêter, toutes affaires cessantes, l’exercice de notre mandat de diplomate sous la direction du régime d'Hippolyte KANAMBE alias «Joseph KABILA», l'imposteur tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa. D’invoquer notre droit à l’objection de conscience, face à la tyrannie despotique conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme contenue dans le préambule de  la Charte des Nations Unies de 1945 et à la Constitution de la République Démocratique du Congo qui stipule en son art 64 : « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution… »

DECLARATION DES DIPLOMATES EN POSTE AU ROYAUME-UNI OBJECTION DE CONSCIENCE

Le 28 novembre 2011 le  peuple  congolais est allé  aux  élections présidentielle et législatives, conformément aux échéances électorales calendaires, pour conférer la légitimé, en tant que souverain primaire, aux dirigeants de son choix. Cet exercice lié à un principe démocratique fondamental  qu’est celui de l’alternance au pouvoir, permet de rappeler à qui voudrait l’oublier, l’émanation du pouvoir et la temporalité de son exercice. 

Nous gardons à l’esprit le caractère particulier de cette deuxième tenue d’ élections démocratiques  - cinquante et un an après l’accession de notre pays à l’indépendance  - intervenue dans un contexte  de pays  post conflit, dont le cadre légal et politique actuel est le fruit de l’accord global et inclusif conclu à Sun City en 2002, lui-même  conforté par les premières élections démocratiques de 2006, lesquelles ont permis de mettre fin à la sempiternelle crise de légitimité dont souffrait notre pays.  Cette stabilité institutionnelle acquise depuis lors vient  sérieusement d’être ébranlée par le hold-up électoral du Président KABILA.

Voulues démocratiques, libres et transparentes, les échéances électorales  du 28 novembre 2011 tendent inexorablement à déboucher sur un dédoublement des institutions, annihilant par le fait même tous les efforts précédemment consentis par la nation congolaise tout entière et la communauté internationale qui l’a accompagnée dans sa marche vers la démocratie. 

Un certain nombre d’indications factuelles en notre possession, soutenues par des éléments probants,  sous-tendant  notre propre analyse quant à la situation qui prévaut en RDC, forgent notre intime conviction  sur les origines de cette crise institutionnelle et ses conséquences, indéniablement créés  à la suite de la volonté manifeste du Président KABILA à demeurer au pouvoir.

Fort de ce constat amer face aux manœuvres d’instauration d’un pouvoir  totalitaireimposant un climat de terreur, nous, diplomates en poste à Londres, rompons le devoir de réserve que nous imposent les statuts des agents et fonctionnaires de la République et brisons la loi du silence pour joindre nos voix  à celles de tous ceux qui, par lucidité et par honnêteté ont dénoncé avec force, des pratiques politiques malveillantes décriées naguère.

Il serait simpliste et présomptueux  de se limiter aux seuls derniers événements d’actualité  pour étayer notre argumentaire. Il convient donc de faire la comptabilité d’une série de faits qui, placée sur un prisme d’observation, démontre une démarche politique  systémique mise en place  par le régime du Président KABILA visant à conserver le pouvoir par la force, et ce au détriment de la volonté populaire exprimée lors du scrutin du 28 novembre 2011.

Les prémisses de cette  dérive totalitaire  remontent bien au-delà de ce hold-up électoral, à une certaine période où le bénéfice du doute était bien permis. Au nom de la paix chèrement recouvrée et tout en abusant de la légitimité nouvellement gagnée, le Gouvernement  s’est versé dans la commission d’actes délictueux en toute impunité, en violation de façon quasi permanente de la constitution et des lois de la République, alors que le Chef de l’Etat était supposé en être le garant.

A titre de rappel, nous citerons la fameuse affaire dite « Bundu dia Congo », ayant défrayée les chroniques en janvier 2007. Maquillé en bavure policière, ce crime d’Etat a finalement révélé au monde un odieux massacre des populations civiles par la Police Nationale suite à un ordre politique. Des centaines de personnes adeptes de cette église ont péri du fait d’un usage disproportionné de la force. Et la répression qui en a résulté a débordé le cadre de cette église, occasionnant des violations massives des Droits de l’Homme. Les rapports de la MONUC et de bien d’autres organisations indépendantes des Droits de l’Homme ont unanimement conclu à une tuerie des masses. 

Nous citerons aussi l’incarcération et le maintien  en détention  des adversaires politiques au régime KABILA pendant tout le long du quinquennat de celui-ci. Au nom de l’intolérance politique, l’instrumentalisation outrancière de l’appareil judiciaire a favorisé à masquer les affaires politiques en affaires de droit commun afin de justifier une mise sous silence de la contradiction. 

La règle est la liberté et la détention l’exception. La violation permanente de ce principe constitutionnel sacro-saint des droits et libertés des citoyens est telle qu’à ce jour, certains détenus prétendument de droit commun purgent même des peines au-delà du terme légal requis.

Nous citerons enfin, une série  d’assassinats dont ont été victimes des personnalités politiques, des activistes de Droit de l’Homme, des journalistes  etc. qui, dans la majorité des cas, se sont farouchement opposés  aux options politiques du Gouvernement. L’Etat congolais s’est dérobé à assurer une réelle transparence quant à la mise en place des commissions d’enquête pour élucider leurs morts ou encore assurer des procès équitables. L’un des cas les plus démonstratifs reste sans nul doute  l’assassinat  de l’activiste des Droits de l’Homme Mr  Floribert CHEBEYA qui a trouvé la mort, lui et son compagnon d’infortune Fidèle BAZANA, dans les locaux de la Police Nationale. Et même des élus, revêtus  pourtant  de l’immunité parlementaire comme récemment ce fut le cas avec les assassinats des Honorables BOTHETI  et Marius GANGALE.

Par ailleurs, le désastre économique culminé par  des affaires de concussion, de corruption et  de spoliation  de l’économie congolaise dont s’est rendu coupable le régime  du Président  KABILA en toute impunité, constituent des  crimes contre l’humanité au regard de leur ampleur et de leur nature.

Un bradage systématique sans précédent a permis l’enrichissement illicite de certaines autorités, principalement par la  mainmise des réseaux maffieux notamment sur les ressources minières de la RDC. Différents rapports émanant à la fois des organisations du système des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et  même d’éminentes personnalités,  à l’instar du Député Britannique  Eric Joyce, Président  du groupe parlementaire Afrique  – Région des Grands Lacs, qui a dénoncé la complicité du pouvoir en place  dans ses différents rapports, notamment celui  du  18 novembre 2011 portant sur le bradage des ressources minières de la RDC,  évalué à  plus ou moins  5 milliards de dollars américains  ou encore  le dernier rapport  du  28 novembre 2011 dans lequel il dénonce les malversations financières au sein de la compagnie SHELL au Congo.

Contrairement aux règles républicaines intimant la séparation des pouvoirs, en consacrant le contrôle de  l’action de  l’exécutif par  le législatif,  ces  graves  crimes économiques n’ont suscité aucun intérêt pour la saisine du parlement congolais, ni même celle du Parquet Général de la République. Cela démontre à suffisance une caporalisation flagrante des institutions de la République désormais au service d’un individu.

Que simultanément sur le plan social, la paupérisation de la population n’a cessé de prendre de l’ampleur, en même temps que sa situation sociale ne cesse de se dégrader tel que démontré par le dernier rapport sur l’indice du développement humain (IDH/2011), publié par le  Programme des Nations Unies pour le Développement le 3 novembre 2011.   Dans ce rapport, la RDC est classée en dernière position sur 187 pays examinés. 

Ce contraste flagrant entre les ressources exponentielles  dont dispose la RDC et la misère imposée aux millions des congolais, démontre une corrélation parfaite entre la mauvaise gouvernance érigée en mode de gestion et l’impunité que nous tenons à dénoncer.

Sur le plan diplomatique, les grands discours des perspectives tracées pour redorerle blason terni de notre politique diplomatique sur l’échiquier international sont restés des vœux pieux. A la place de la professionnalisation et de la mise à disposition des moyens promis lors  de la conférence diplomatique tenue en novembre 2010, c’est le clientélisme et le militantisme qui priment. 

Nos recommandations portant sur des questions de politique générale et surtout sur les enjeux diplomatiques, constamment faites à l’attention de l’autorité du Ministère des Affaires Etrangères, n’ont jamais bénéficié d’un écho favorable. Pire, ces observations faites en interne, visant une amélioration de l’orientation politique gouvernementale ont souvent servi d’exutoire  à certains pour monter des cabales contre des fonctionnaires que nous sommes, au service de la République.

Ces divergences d’approche ont si souvent motivé des mesures discriminatoires qui nous sont aussi appliquées dans l’exercice de nos fonctions. Sinon, comment pourrait-il en être autrement lorsque seul le militantisme détermine le droit aux avantages reconnus aux diplomates, lorsque le Ministre des Affaires Etrangères, poussant le cynisme à l’extrême, se permet de priver les diplomates de leurs droits dont les salaires,  privant de ce fait  les moyens de subsistance à toutes  leurs familles, pour les attribuer à des quidams. Comment pourrait-il en être autrement aussi lorsque ce même ministre s’illustre dans la catégorisation des diplomates, toujours en fonction de leurs affinités ou non au parti présidentiel.

A titre illustratif, nous évoquons le détournement de la paie de certains diplomates en poste, opéré de manière constante par le Ministre des Affaires Etrangères de la RDC. Cette activité délictuelle est rendue possible grâce à un stratagème consistant à inscrire leur rémunération comme poste de dépense dans la loi budgétaire, mais à en détourner  l’affectation au détriment des  bénéficiaires.  Cette maffia organisée floue le trésor public et profite à leurs auteurs.

L’enrichissement sans cause est puni, car nul ne peut s’enrichir sans juste motif. Au nom de quelle logique ou d’une quelconque interprétation, quoiqu’erronée, des lois, peut-on attribuer à un tiers une rémunération pour laquelle il n’a pas presté.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies le 10 décembre 1948 stipule ce qui suit à l’article 23, alinéa 2 et 3  « Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous les autres moyens de protection sociale ».

L’Art 36 alinéa 2 de la Constitution de la RDC stipule : « L’Etat garantit le Droit au travail, la protection contre le chômage  et une rémunération équitable et satisfaisante assurant au travailleur ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale, notamment, la pension de retraite et la rente viagère »

Le code du Travail en vigueur en RDC renchérit au Titre 5 Art. 86 et suivants ; plus spécifiquement en son Art 93 :  « La rémunération est due pour le temps où le travailleur a effectivement fourni ses services ; elle est également due lorsque le travailleur a été mis dans l’impossibilité de travailler du fait de l’employeur ainsi que pour les jours fériés légaux, hormis le cas de lock-out déclenché conformément aux dispositions légales.»

Tous ces textes de lois en vigueur dans notre pays abondent dans le même sens, à savoir la protection du salaire comme l’un des droits fondamentaux de l’Humain et par-delà son inaliénabilité.  Ils sont cependant constamment bafoués de façon désinvolte 

Que dire du traitement abject dénotant des pratiques  quasi  esclavagistes que se permet  de perpétrer l’autorité du Ministère des Affaires étrangères vis-à-vis des diplomates, sur le territoire des états hôtes. En employant des méthodes avilissantes dans la gestion du personnel, le gouvernement congolais s’illustre dans la médiocrité parmi les représentations diplomatiques à l’extérieur du Congo.

 Malgré le détournement de nos  salaires depuis plus d’une année, nous sommes astreints à un travail quasi forcé  tous les jours, sans charge horaire fixe, sans collation journalière dans une situation d’absence totale de congés annuels.  Est-il soutenable pour un humain de travailler sans discontinuer dans une promiscuité permanente pendant plusieurs années ? Certains de nos prédécesseurs étaient même poussés au  suicide, suite à une misère structurelle entretenue et voulue  par la hiérarchie. Il n’est pas rare de rencontrer des diplomates ayant presté pendant plus de 10 ans sans avoir à bénéficier d’un seul congé annuel, devenu une grâce plutôt qu’un droit.

 Les diplomates congolais sont privés de salaire, alors qu’ils contribuent par leur prestation à générer régulièrement des recettes importantes à même d’assurer un fonctionnement normal de nos ambassades. Ces manifestations flagrantes de détournement ne trompent personne, puisque des preuves irréfutables contredisent les allégations de déficit des finances. En ce temps particulier de rude hiver, nos maisons manquent cruellement de chauffage, faute de payement de nos factures de gaz. Nous sommes victimes d’un régime ignoble et inhumain.

 Il est fait souvent état  d’une thèse erronée d’une volonté manifeste des diplomates  à demeurer en poste. La vérité est que le gouvernement congolais utilise la question de rapatriement des diplomates en poste comme fonds de commerce à des fins pécuniaires égoïstes. Beaucoup de diplomates sont restés otages  d’un épouvantail qu’on brandit comme surenchère politique. Les conditions de nos traitements sont tellement médiocres que l’on ne peut s’y accrocher en ayant toutes ses facultés. La Convention de Vienne prévoit le rapatriement des diplomates conformément à la dignité de la fonction et à l’humain tout simplement. Or, les conditions de rapatriement dans lesquelles soumet le gouvernement congolais sont tout sauf humaines.

D’autre part, nous avons aussi fait de façon récurrente des observations  à notre hiérarchie quant aux rapports plutôt discriminatoires, provocateurs et clivant que le gouvernement  ne cessait de  développer à l’endroit de la diaspora congolaise. Faisant prévaloir des considérations politiciennes partisanes contre une frange importante des congolais que nous sommes pourtant censés représenter. Le régime KABILA a poussé l’animosité, jusqu’à atteindre son paroxysme par la reconduction de la décision de privation du droit de vote aux congolais vivant à l’étranger. Il n’est donc pas fortuit que les rapports entre représentants de l’Etat Congolais et la diaspora congolaise se soient aussi sensiblement détériorés. 

Pour toutes ces raisons ci-haut évoquées et principalement par rapport au hold-up électoral, aux exactions qui en ont résulté et à un régime fasciste qui tente à se maintenir durablement   :

 Attendu que dès la mise en place de la CENI, des préoccupation précises ont été émises par l’ensemble des acteurs de la scène politique congolaise, la société civile et la communauté internationale à l’endroit de la CENI quant à la nécessité de l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques, dans un climat apaisé,  tenant compte des conditions particulièrement délétères dans lesquelles ces échéances devaient avoir lieu ;

 Attendu  que tout au long de ce processus,  la CENI s’est illustrée par un comportement témérairement partisan, obstinée à faire fi de ces recommandations, continuant résolument par un jusqu’auboutisme suicidaire à procéder aux opérations dont la crédibilité était constamment remise en cause par des preuves matérielles contraires. Tel que l’enrôlement des mineurs, le maintien des doublons dans le fichier électoral et le refus de la mise en place d’une commission d’audit du dit fichier;

 Considérant la mise en place des mesures contraires à l’esprit et à la lettre de la constitution de la République la veille des élections, dénotant de fait d’un modus operandi visant la conservation du pouvoir notamment par : La révision constitutionnelle, dans les conditions troubles, instituant le tour unique pour l’élection présidentielle, en invoquant des motifs fallacieux et la nomination des magistrats de la Cour Suprême, à quelques jours de la tenue des élections, au mépris de la Constitution ;  

 Considérant  des cas de flagrance de tricherie, de bourrage d’urnes et de manipulations malveillantes ont été constatés dans l’organisation de ces élections. Et que les missions d’observation ont conclu  à une carence de crédibilité des résultats de ces élections ;

 Considérant que depuis le début de la campagne électorale jusqu’à ce jour le Gouvernement congolais a instauré  un régime de terreur en déployant un dispositif militaire sans précédent à travers le pays, principalement dans la ville de Kinshasa, …où on trouve des chars, des policiers et militaires de la Garde Républicaine à chaque  coin de rue pour réprimer dans le sang des manifestations des populations sans défense, suivi des enlèvements des arrestations et des assassinats des partisans de l’opposition politique ;

 Considérant l’instrumentalisation  des institutions de la République à savoir, la Commission Electorale Indépendante (CENI)  qui, en violation de la loi électorale, a publié les résultats sur base non pas des PV contre signés par les témoins accrédités, mais sur des résultats compilés qui ne reflètent pas la vérité des urnes. La Cour Suprême de Justice, dernier rempart contre l’arbitraire, s’est honteusement illustrée par un déni de justice en refusant l’instruction quant au fond du contentieux électoral à la présidentielle. La Police Nationale et la Garde Républicaine  se  sont  converties en milice privée, chargée de sales besognes ;

 Considérant que le rêve de l’instauration d’un Etat de droit en République Démocratique du Congo s’est évanoui avec le Hold-up électoral opéré par Monsieur Joseph Kabila, qui n’est ni plus, ni moins qu’un coup d’état ;

 Considérant les violences gratuites, les enlèvements, les tueries et les massacres qui ont eu lieu durant la campagne électorale, pendant la période électorale et  post-électorale et ce, au vu et su de la Monusco et de la Communauté Internationale ; 

 Considérant l’organisation catastrophique (chaotique) des élections qui ont été entourées des fraudes massives et tricheries, d’ailleurs reconnues dans les rapports des Observateurs du Centre Carter et de l’Union européenne, appuyé par l’Eglise catholique à travers la déclaration publique de l’Archevêque de Kinshasa, Cardinal Monsengwo Pasinya, corroborée par la déclaration de la Conférence Episcopale Congolaise (CENCO) et des ONG nationales et internationales telles que : Crisis Group, Centre Carter, Free fair etc;

De ce qui précède, décidons :

 D’arrêter, toutes affaires cessantes, l’exercice de notre mandat de diplomate sous la direction du régime du Président KABILA

 D’invoquer notre droit à l’objection de conscience, face à la tyrannie despotique conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme contenue dans le préambule de  la Charte des Nations Unies de 1945 et à la Constitution de la République Démocratique du Congo qui stipule en son art 64 : « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution… »

Fait à Londres, le 06/02/ 2012

S. KABENGELE MAMBA, 2ème Secrétaire d’Ambassade

M. YAYA EFUNGA, 1er Secrétaire d’Ambassade

B. KAZADI MOUSSONZO, 1er Secrétaire d’Ambassade.


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KIFINDI BUNKHETI on 22/02/2012 03:32:51
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Kokosa Lukuta te- You have been serving the same man now who wants you out and you want to change the coat like Mpeng In Canada, the law says that you must go back firct and come later, you have to go first and come back for refugee status.Thanks Kifindi
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engo on 20/02/2012 15:02:40
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Sous quel régime ces diplomates se sont-ils trouvés à cette ambassade? Mawa mingi ba Congolais!
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Diassa on 20/02/2012 09:46:14
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Ces diplomates démissionnent-ils parce qu'ils sont impayés ou en fin de mandat?ont-ils demandé l'asile à Londres?
Et quelle est la position de l'ambassadeur? les personnes citées sont une partie du personnel en poste à Londres. Et combien de membres diplomatiques sont en poste dans cette ambassad? Merci de me répondre pour ceux qui sont au courant.
Je remarque, au passage, que nous avons beaucoup de 1er sécrétaire pour cette ambassade....encore des postes de complaisance.

L'idée est bonne et si c'est une décision définitive, je les encourage.
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on 20/02/2012 12:21:24
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Ce journaliste dit "démissions en cascade"...je ne vois que 3 noms.
Kongotimes le champion des informations non précises et parfois douteuse
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mnnnqqqptrrrrrrrr on 20/02/2012 01:41:50
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Tous les fonctionnaires et militaires doivent suivre cet exemple,pour bien isoler ce régime et arracher très rapidement de bonnes conditions de vie et de travail,et éviter de devenir des réfugiés économiques dans des Pays des autres.
L'occasion en est très propice,sinon on va golgoter encore pendant 05 ans.
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Bea K. on 19/02/2012 20:59:37
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Il y a combien de 1er sec dans cette ambassade ?
Trois démissionnaires sur combien du personnel total ?
Et Mr l'ambassadeur, lui, quelle sa position ? il reste en place avec tout le reste du personnel ????
En attendant vos précisions,
bon courage dans cette longue lutte !
Bea,une amie du Congo.
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on 19/02/2012 20:03:11
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Ben quoi de mieux??!!! BRAVO mille fois
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