RDC : Déclaration politique de Honoré NGBANDA à l’occasion de la journée jubilaire du 30 Juin 2010 [+ audio]
Le cours de cette année 2010 aura été jalonné en Afrique noire par des réjouissances populaires marquant le jubilé de 50 ans de souveraineté de plusieurs pays africains dont les peuples souverains expriment leur joie dans la dignité. Mais tel n’est pas le cas de la République Démocratique du Congo, notre pays qui, contrairement à tous les autres pays africains, traverse la période la plus humiliante et la plus douloureuse de son histoire post coloniale, où son peuple est victime d’occupation, de nombreux crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Des crimes que le monde n’a plus jamais connu, tant en ampleur qu’en cruauté, depuis la fin de la dernière guerre mondiale en 1945.
Il n’est un secret pour personne en effet, que ce 30 juin 2010, alors que «Joseph Kabila» et son gouvernement seront en train de festoyer au champagne et au caviar en compagnie de ses illustres invités, au même instant, à travers le pays, des pères de famille privés de leurs maigres salaires depuis des mois, des femmes et des enfants privées d’eau, de nourriture et d’électricité n’auront droit qu’aux larmes et aux gémissements.
Alors que des centaines de millions de dollars du Trésor public auront été dilapidés pour la folie des grandeurs et les extravagances d’un homme arrogant et indifférent aux misères d’un peuple il n’est un mystère pour personne qu’au même instant, à l'Est de la République Démocratique du Congo, des dizaines de femmes, de jeunes filles et de fillettes congolaises seront en train de pousser des cris de douleur à cause des viols et de toutes sortes d’exactions et d’humiliation que leur feront subir ce même jour des occupants et autres criminels venus du Rwanda et de l’Ouganda. Personne n’ignore qu’au même instant, des millions de congolais chassés de leur terre seront en train d’errer dans la nature, au gré des intempéries, à la recherche d’un abri hypothétique sur la terre de leurs ancêtres.
Pendant que «Kabila» et ses invités se réjouiront sous les feux d’artifice, ses sbires et sa soldatesque seront entrain de boucler des quartiers des cités de Kinshasa plongées dans le noir pour traquer des congolais de certaines ethnies et régions jugées hostiles et dangereuses pour son pouvoir. Au même instant, des milliers de prisonniers d’opinions qui croupissent dans des prisons à travers le pays, n’auront même pas le droit de contempler la simple lueur du scintillement des étoiles sur leur tête.
Et alors que justice n’a toujours pas été rendue pour les 7 millions de congolais victimes de l’occupation de la RDC, voilà qu’à la veille du jubilé cinquantenaire du 30 juin, le même pouvoir d’occupation vient de frapper durement notre peuple par un acte odieux et ignoble du double assassinat de Floribert CHEBEYA et de son chauffeur Fidèle BAZANA. Et c’est dans cette atmosphère de deuil, de douleur, de colère et de consternation que « KABILA » invite, que dis-je, oblige le peuple congolais à aller applaudir ses agresseurs qui, depuis 13 ans, se sont transformés en véritables bourreaux.
Depuis 13 ans, des forces armées régulières de 7 pays africains soutenues par des lobbies politiques et financiers occidentaux ont envahi notre territoire national et investi toutes nos institutions ; depuis 13 ans à ce jour, des forces étrangères de certains pays voisins de la RDC continuent impunément de tuer, de violer, de torturer et d’humilier des millions de Congolais; depuis 13 ans à ce jour, des lobbies politico-mafieux pillent les nombreuses richesses de notre sol et sous sol, malgré plusieurs dénonciations de routine de l’ONU qui n’ont jamais été suivies de sanction ; depuis 13 ans à ce jour, des forces armées de certains pays voisins envahissent et occupent de force nos terres, forçant ainsi les autochtones congolais à fuir leurs villages et leurs champs et à errer dans la nature, au gré des intempéries et des fauves. Ces centaines de milliers d’hommes et de femmes avec leurs enfants sont devenus comme des étrangers sur la terre de leurs ancêtres.
Et comme si cette série d’horreurs ne suffisait pas, le régime politique de l’imposture et de l’occupation qui domine en République Démocratique du Congo, régime incarné par l’imposteur rwandais qui se fait appeler frauduleusement «Joseph KABILA», déploie et implante chaque jour sa machine infernale d’une dictature sanglante et sauvage dont l’objectif est d’écraser et de museler tout le peuple congolais, pour l’obliger à subir le joug de l’occupation et de la honte sans avoir ne fut ce que le droit de gémir ou de pleurer.
Tous les vrais descendants biologiques de Laurent Désiré Kabila sont soit sauvagement assassinés, soit forcés de fuir en exil, parce que leur présence en RDC, leur pays, constitue une menace capitale pour l’imposture et la fraude au sommet de l’État. Toutes les voix qui se sont élevées parmi les Congolais pour tenter de dénoncer ce vaste complot d’occupation et de balkanisation de la RDC en cours d’exécutions ont été systématiquement traquées et sauvagement éliminées. Des évêques, des abbés, des pasteurs, des officiers de l’armée et de la police nationale, des hommes politiques, des journalistes, des défenseurs des Droits de l’Homme, des jeunes étudiants, des artistes et j’en passe, ont été successivement traqués, arrêtés arbitrairement, torturés ou sauvagement assassinés sans qu’aucune enquête sérieuse, ni aucune voix dans le monde n’ose pointer du doigt le ou les commanditaires de ces actes odieux. En République Démocratique du Congo, l’impunité s’est érigée en règle d’or pour les ogres, et cela sous le regard impuissant de la mission la plus grande et la plus coûteuse de l’ONU (MONUC) depuis sa création.
Le dernier acte d’assassinat de Monsieur Floribert CHEBEYA, le président de la «Voix des Sans Voix», est comme une horrible cerise que la dictature d’occupation de « Joseph Kabila» vient de poser sur le gâteau d’anniversaire qu’il offre cyniquement au peuple congolais pour les 50 ans de ce qui aurait dû être sa souveraineté. Mais le monde doit savoir que le peuple congolais ne mangera pas ce gâteau au goût du sang de ses nombreux martyrs. Car ce peuple est mûr et sa mémoire n’est pas courte comme d’aucuns le croient. La jeunesse congolaise se souvient qu’en 1960, alors que leurs pères grisés par le goût de la liberté retrouvée dansaient au rythme de l’«indépendance tchatcha» devenu l’hymne de l’indépendance de toute l’Afrique noire, les puissances du mal elles, tapies dans l’ombre, planifiaient froidement l’assassinat de son héros national Patrice Emery LUMUMBA, aidés par quelques fils égarés de notre pays. Le peuple congolais n’a pas oublié qu’en 1990, alors que notre pays faisait ses premiers pas de tâtonnement vers la nouvelle voie de la démocratisation, les puissances du mal, toujours elles, ont orchestré une campagne sans précédent sur base d’un faux massacre au campus universitaire de Lubumbashi. Leur but était d’isoler et de boycotter militairement la République du Zaïre en vue de l’affaiblir, tandis qu’au même moment, elles surarmaient ses voisins de l’Est avec des stocks d’armes ayant servi en Somalie, en préparatifs de l’invasion de 1996.
C’est donc en élevant sa voix parmi celles très nombreuses des patriotes congolais déterminés à résister à ce plan secret d’occupation et de balkanisation de notre pays que Floribert CHEBEYA a été sauvagement torturé et assassiné sur ordre personnel du dictateur occupant qui règne sans partage sur la République Démocratique du Congo. Des indices et des témoignages convergents et concordants conduisent tous vers lui comme principal commanditaire de l’assassinat du président de l’ONG la «Voix des Sans Voix».
C’est devant ce sombre et macabre tableau enveloppé d’un linceul de deuil, arrosé des larmes de la veuve CHEBEYA et de ses enfants désormais orphelins que «Joseph KABILA» s’apprête à festoyer avec ses invités dans l’indifférence et le mépris total! C’est au milieu des cris et des pleurs des centaines de femmes et des bébés que les forces militaires des pays voisins de la RDC violent chaque jour que le Roi des belges va débarquer à Kinshasa pour serrer la main ensanglantée du bourreau! Le monde se tait parce que le monde a peur de compromettre les intérêts des «grands de ce monde» dont «Kabila» est le gardien. Peu importe le sang sur ses mains.
Mais le sang des martyrs de la RDC n’est pas muet, il parle aux Congolais chaque nuit dans leur rêve, et chaque jour à chaque instant de leur vie . Il nous interpelle au coin de chaque rue, dans notre voiture, dans nos chambres, au milieu des brouhahas des «nganda» et des bars populaires…., leur sang nous parle. Leur sang crie vers nous. Et leur sang pleure de colère.
Que chaque congolais se souvienne que Lumumba était un homme comme chacun de nous. Il avait une femme et des enfants qu’il aimait par-dessus tout. Mais au-delà de son épouse Maman Pauline Opango, c’est à toutes les mamans congolaises que Lumumba pensait quand il écrivait sa dernière lettre qui sonne comme un testament à tout un peuple. En s’adressant à ses enfants, c’est à toutes les filles et fils de la RDC que Lumumba adressait ces paroles puissantes et prophétiques : « A mes enfants que je laisse, que peut-être je ne verrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque congolais d’accomplir la tache sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans Justice il n’y a pas de dignité et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres »
Que les hommes politiques congolais, membres du Parlement, du Gouvernement et dirigeants des entreprises qui vont festoyer, avec champagne, caviar et feux d’artifices, en compagnie de ceux-là même qui occupent, pillent et balkanisent notre pays, que chacun d’eux examine sa conscience pour savoir si l’indépendance dont ils prétendent fêter les 50 ans est celle-là même pour laquelle Lumumba et ses compagnons de combat ont versé leur sang. Car dans sa lettre testament Lumumba décrit en quelques mots le but sacré de leur combat en ces termes : «Mais ce que nous voulions pour notre pays, SON DROIT A UNE VIE HONORABLE, A UNE DIGNITE SANS TACHE, A UNE INDEPENDANCE SANS RESTRICTIONS… (c’est nous qui soulignons)» Quel genre d’indépendance de la RDC fêtons-nous donc ce 30 juin 2010 ?
Que chaque Congolaise et chaque congolais sache que Floribert CHEBEYA a laissé lui aussi une femme et des enfants désormais veuve et orphelins. Il les aimait comme chaque homme digne de ce nom. Comme LUMUMBA, MPOLO, OKITO et consort. Mais CHEBEYA entendait raisonner dans son esprit, le jour de son rendez-vous avec ses bourreaux, ces aveux que LUMUMBA avait fait peu de temps avant sa mort lorsqu’il a écrit: « Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés ». Floribert Chebeya s’est certainement souvenu de ces propos de LUMUMBA lorsque cet après midi-là, étant revenu sur ses pas, il a lancé à l’adresse de ses compagnons de combat qui lui déconseillaient de répondre à la convocation de ses tortionnaires, ce mot d’ordre ultime d’un martyr qui va vers le bûcher : « TENEZ BON, CAMARADES ! ». Les esprits martyrs pressentent souvent les derniers instants de l’épreuve finale.
Que chaque congolais honore donc ce 30 juin 2010, la mémoire de ceux qui ont versé leur sang pour résister au plan diabolique de l’occupation, du pillage et de la balkanisation de notre beau et grand pays.
Que le monde se souvienne de SIMON KIMBANGU, le prophète de l’indépendance qui a subi toutes les humiliations et les tortures de la part du pouvoir colonial pour l’empêcher d’annoncer le message divin de la délivrance et de la libération du peuple congolais du joug du colonialisme.
Que tous les chrétiens commémorent ce 30 juin 2010, la mémoire de leurs martyrs qui se sont opposés à l’occupation. Nous pensons ici aux Archevêques MUNZIHIRWA, KATALIKO, Charles MBONGA, au Cardinal Fréderic ETSOU, au Pasteur LUKUSA, à Monsieur l’Abbé CHIZIMIA et à la Sœur Denise du séminaire de Murhesa à Bukavu, pour ne citer que ceux-là.
Que les journalistes congolais se souviennent du sacrifice de Franck NGIKYE, Serge MAHESHE, Didace NAMUJIMBO, BAPWA MWAMBA et de tant d’autres chevaliers de la plume qui ont été sauvagement assassinés pour avoir courageusement résisté à la pression de la corruption et dénoncé le plan d’occupation de la RDC ainsi que l’imposture au sommet de l’État dans notre pays.
Que les militaires honorent ce 30 juin 2010, le sacrifice suprême de leurs compagnons d’armes qui ont été exécutés lâchement et sauvagement par ceux qui ont violé l’intégrité du territoire nationale et qui occupent aujourd’hui nos terres par la force et la ruse. Qu’ils se souviennent donc du général Anselme MASASU et des 8 officiers assassinés avec lui à Kantonia près de Pweto; qu’ils se souviennent du Commandant TSHIMANGA MBIYE, du général MBUDJA MABE, du général de division MULIMBI MABILO, du général de brigade BEKAZWA BAKUNDULU, du général de brigade NGWALA, du colonel TSHEKE MUAKA MANKETE, du colonel NTONDELE MITHAY, du colonel KAJUBA SELENGE MADUWA, du colonel VONDI NZITA, du colonel NDOMA MUTEKE ; A cette longue liste s’ajoute celle des nombreux hommes de troupes ainsi que d’autres officiers tués en 2006, dont la plupart par empoisonnement. Il s’agit notamment des colonels : NZALE PAPEDOA, NYASWA, KATALIKO, MAZABA, MBELENGA et OANGO-DEKE, du Major GBONOBE et, du Capitaine SUMAILI. Il ne faudrait pas non plus oublier près de 3000 soldats et officiers congolais massacrés à Mushake suite à la trahison de leur propre hiérarchie qui les a livrés en pâture à l’ennemi pour ouvrir la voie à l’occupation de notre pays. Que tous ces vaillants fils de notre pays ne soient donc pas morts pour rien. Que des générations futures se souviennent d’eux et de leur sacrifice comme étant le prix de la liberté et de la dignité du peuple congolais pour toutes les générations.
Que chaque congolais se souvienne ce 30 juin, de Monsieur Pascal KABUNGULU de l'ONG « Héritiers de la justice », d’Aimée et Espérance KABILA, assassinées parce qu’elles portaient le vrai sang de Laurent Désiré KABILA. Que chacun se souvienne aussi d’Hugo TANZAMBI et de l’Honorable Daniel BOTHETI, Vice-président de l'Assemblée Provinciale de Kinshasa. Que chaque congolais se souvienne ce 30 juin 2010 de plusieurs centaines de victimes anonymes abattues par « KABILA» lors des tueries sauvages à l’encontre des adeptes de Bundu Dia Kongo et lors des affrontements qui ont eu lieu en plein Kinshasa en Mars 2007.
Que chaque congolais se souviennent enfin de ces martyrs vivants encore parmi nous, mais oubliés sous les griffes des bourreaux du peuple congolais. Il s’agit notamment de l’Archibishop KUTHINO, de Gabriel MOKIA et des milliers de prisonniers d’opinion qui jonchent aujourd’hui injustement les prisons fétides et des mouroirs secrets de «KABILA» à travers la RDC.
Devant ce tableau macabre, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) exhorte donc chaque congolaise et chaque congolais à se joindre à l’initiative des ONG des droits humains et de la Société civile en République démocratique du Congo, pour faire de ce 30 juin 2010 UN JOUR DE DEUIL NATIONAL. Seule façon d’honorer le sacrifice des vies de tant de nos compatriotes.
Que ce 30 juin 2010 soit la nouvelle ligne d’une étape finale de notre lutte contre les forces d’occupation de notre pays. Qu’il soit la fin de la peur, la fin de l’égoïsme et de la cupidité morbide qui conduisent à l’asservissement. Qu’il soit le début d’une étape victorieuse d’un combat pour lesquels nos martyrs n’auront pas versé leur sang en vain !
Que Dieu bénisse le peuple congolais et la République démocratique du Congo !
Je vous remercie.
Paris le 25 juin 2010,
Pour L’APARECO,
HONORE NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA, Président National
Interview de Mr. Honoré Ngbanda accordée aux radios « Bendele » et « Lobiko », Samedi 10 avril 2010
L’organisation des festivités du jubilé d’or de l’indépendance de la RDC fait couler beaucoup d’encre. Un débat national fait rage autour de la participation du Roi des belges à ces festivités. Même en Belgique, des voix se sont levées pour protester contre la participation des militaires des FARDC au défilé de la fête nationale belge…. On ne vous a pas entendu prendre position. Les Patriotes souhaitent quand-même connaître votre point de vue sur ces différents débats !
Honoré Ngbanda : Permettez-moi de vous répondre par deux questions que je pose à la classe politique et à l’élite de mon pays, car ce problème me trouble autant qu’il m’irrite et me dégoûte : primo, que fêtez-vous exactement le 30 juin prochain ? Secundo : quelles mémoires ou quels souvenirs de cinquante ans d’histoire de notre indépendance voulez-vous fêter avec les belges le 30 juin prochain ? En effet, quand j’entends les congolais s’agiter autour de l’imposteur rwandais au pouvoir à Kinshasa pour décaisser des millions de dollars pour fêter le jubilé de 50 ans de notre souveraineté internationale, de notre dignité nationale, j’ai l’impression d’assister à une scène insolite. Je m’excuse d’avance du choc que cette image pourrait provoquer chez certaines mamans. Le peuple congolais qui s’apprête à fêter le jubilé d’or ressemble à un homme qui a lancé des invitations aux parents, amis et connaissances pour venir fêter les 50 ans de son mariage avec son épouse. Lorsque les invités arrivent chez lui, ils le trouvent tiré à quatre épingles, la villa décorée, une table somptueuse dressée pour le repas, du champagne à gogo et le tout agrémenté par la musique des meilleurs orchestres. Mais son épouse reste curieusement absente! Et quand la fête commence, les plus audacieux s’approchent de lui et réclame la présence de son épouse, l’homme baisse les yeux et perd du coup toute sa superbe en marmonnant entre les dents : « cela fait plus de treize ans que l’un de mes voisins m’a arraché ma femme par la force. Chaque soir et chaque nuit j’entends ses pleurs et les cris de douleurs qu’elle pousse lorsque mon méchant voisin la bat ou la viole. » Dites-moi si, parmi les invités, les hommes normaux participeront encore une minute à ses festivités ?
Il en est de même pour nous : notre patrie dont nous voulons fêter les 50 ans d’indépendance est justement violée dans sa souveraineté depuis plus d’une décennie, nos mères, nos sœurs et nos filles sont violées chaque jour par nos voisins qui nous ont envahis et qui pillent nos richesses. Le jour du 30 juin prochain, il y aura à l’Est des dizaines de femmes congolaises en pleurs victimes de viols qui pousseront des cris de douleur lors que les étrangers au pouvoir seront en train de faire couler du champagne. Et croyez-moi, le 30 juin 2010 au soir, des nombreuses filles et fillettes mineures que leurs parents larguent dans les rues de Kinshasa se feront violées par des agents de la MONUC et autres invités à la fête pour un repas ou pour quelques 10 ou 30 dollars américains ! Que fêterez-vous le 30 juin ?
Parlons maintenant de la participation des Belges à cette fête. Quels souvenirs allez-vous fêter avec eux? Je n’ai rien contre le peuple belge, mais il s’agit ici de l’histoire de notre pays. Quand j’observe les trois grandes étapes de l’histoire de la RDC, je constate qu’à chaque grand rendez-vous de notre histoire de 50 ans d’indépendance, la Belgique s’est toujours située du mauvais côté. Tenez.
Primo : à l’avènement de l’indépendance en 1960. La Belgique ne nous a pas donné l’indépendance, nous l’avons arrachée grâce au courage des pionniers congolais soutenus par les puissances mondiales de l’époque qui souhaitaient avoir elles aussi une place « à table ». La Belgique a malgré tout saboté par tous les moyens la croissance de la démocratie naissante avec la sécession katangaise, l’assassinat de Patrice Lumumba et les différentes agressions militaires des mercenaires à l’Est du pays. Ce qui a conduit le pays dans le désordre, la déstabilisation et la dictature…. Je n’occulte pas ici la responsabilité des congolais eux-mêmes, mais nous parlons ici particulièrement des belges.
Secundo : à l’avènement du processus de la démocratisation en 1990, c’est encore la Belgique qui a sonné le tocsin et donné le coup de boutoir qui a fait déraper la transition au Zaïre avec la mascarade des faux massacres des étudiants de Lubumbashi, une affaire montée en épingle par la Belgique, avec l’aide de certains hommes politiques congolais de l’opposition. La passionaria belge, Colette Braeckman, qui a déversé des flots de mensonges et d’intoxications pour émouvoir la conscience internationale contre le Zaïre n’a jamais daigné présenter ses excuses au peuple congolais pour les préjudices subis. Cette dame avait prétendu disposer des preuves sur la présence sur le ciel lushois de l’avion DC10 d’air Zaïre à bord du quel se trouvait personnellement Mobutu qui venait d’en larguer des centaines de commandos de la DSP sur le campus ! Elle a même confirmé avoir reçu du consulat belge à Lubumbashi des informations selon laquelle tout le campus et plusieurs clôtures de la ville de Lubumbashi étaient repeints le matin du drame par l’armée de Mobutu pour supprimer les traces de sang !
Tertio : lors de la guerre d’agression et d’occupation du Zaïre en 1996, la Belgique, une fois de plus, s’est rangée du côté des agresseurs de notre peuple. Je relève deux faits seulement pour illustrer mon assertion. D’abord, le dossier des «Banyamulenge» qui a servi de prétexte à la guerre d’occupation en 1996. Pourquoi la Belgique a toujours gardé un silence coupable en tant que autorité colonisatrice sur l’inexistence d’une prétendue ethnie « banyamulenge » qui ne figure dans aucun document officiel de l’administration belge ? Ensuite, s’agissant du dossier des origines rwandaises de « Joseph Kabila», il est notoirement établi que les services de la sécurité d’état belge détiennent les preuves des origines rwandaises de « Kabila ». Or, Louis-Michel a publiquement interdit le débat sur ce sujet lors du second tour d’élections présidentielles en 2006, allant jusqu’à menacé ceux des congolais qui réclamaient le test ADN pour tous les candidats à la présidentielle. Or, comble de l’ironie, le même Louis-Michel votera quelques temps seulement après, les dispositions de l’Union Européenne qui exige l’application du test ADN pour les immigrants africains (donc congolais aussi) qui veulent entrer en Europe ! Je ne suis pas xénophobe, la RDC regorge de citoyens ayant des origines doubles et même triples. Le problème n’est pas là ! Sarkozy en France et n’a jamais nié ni ses parents ni ses vraies origines lointaines. Mais il a choisi de devenir français et il travaille et défend les intérêts français. Il en est de même de Barak Obama dont les origines africaines kenyanes n’ont pas empêché les américains de le porter à la tête de leurs pays. Malgré les cris de joie des africains, aujourd’hui Obama s’occupe d’abord essentiellement des intérêts vitaux des ses compatriotes américains. Mais il y a problème quand un individu ment et cachent ses vraies origines pour infiltrer un pouvoir et travailler pour son pays d’origine contre les intérêts vitaux de son pays d’immigration. C’est le cas de celui qui se fait appeler « Joseph Kabila ».
Quels souvenirs communs positifs allons-nous fêter avec les autorités belges pour les 50 années de galère de notre indépendance ? La classe politique congolaise doit se débarrasser de ce complexe puéril qui consiste à rechercher la légitimité de son pouvoir et de son action à Bruxelles quand ça l’arrange. Et dans le cas contraire, on sombre dans le ridicule en brandissant devant les mêmes parrains dont on sollicitait hier le quitus, l’argument de la souveraineté ! Jusqu’à quand allons-nous continuer ce vilain jeu au détriment de notre peuple ?
On assiste à la fin de la lune de miel entre « Joseph Kabila » et les membres de la communauté internationale qui l’ont placé au pouvoir en RDC, car on assiste à un déballage de choses que vous avez déjà dénoncé depuis des années, comme le trafic de l’uranium par exemple. Quelle est votre lecture de ce changement d’attitude ?
Honoré Ngbanda: Voilà encore une autre illustration de ce que je viens de vous dire tout de suite. L’élite congolaise doit comprendre que la « communauté internationale » n’a pas de sentiment, elle ne connaît que ses intérêts. Tant qu’un dirigeant du tiers-monde sert, protège le « marché » , ses fautes et ses erreurs ne comptent pas. Quand nous avons dénoncé hier le trafic d’uranium congolais par « Joseph Kabila » et sa jumelle, avec des documents de preuves à l’appui, les lobbies tapis au sein de la « communauté internationale » avaient bloqué ce dossier pour qu’il ne fasse pas de vague. Ceci me rappelle ce que le président Mobutu avait dit à Laurent Désiré Kabila (très arrogant) sur le bateau de guerre sud africain Outenika à Pointe Noire au mois de mai 1997 : « ne vous faites pas trop d’illusion, les mêmes lobbies qui vous soutiennent aujourd’hui contre moi m’ont soutenu longtemps avant vous. Ils vous feront demain ce que vous me faites aujourd’hui quand ils n’auront plus besoin de vous. » Laurent Désiré Kabila a expérimenté cette « prophétie » à ses dépens à peine quatre ans après ! Voilà pourquoi le mariage et les querelles de ménage entre « Joseph Kabila » et la communauté internationale ne m’intéresse pas du tout ! Ce qu’il faut chercher à protéger, c’est l’intérêt supérieur du peuple congolais. Il est temps d’arrêter la mainmise étrangère sur la destinée de notre pays et de notre peuple.
Le monde commémore ce mois le génocide rwandais. Cependant, tout le monde sait que c’est l’assassinat d’ Habyarimana qui fut l’élément déclencheur de ce drame. Vous avez été l’un des témoins privilégiés des derniers moments d’ Habyarimana pour l’avoir rencontré la veille de son assassinat. Pouvez-vous en cette circonstance donner aux congolais et au monde l’essentiel du témoignage d’ Habyarimana pouvant apporter un éclairage sur les origines de ce génocide ? Pouvez-vous nous donner votre lecture de la diplomatie française de Sarkozy au Rwanda et ses conséquences sur la RDC ?
Honoré Ngbanda: Le sujet est très vaste et je ne peux le traiter en si peu de temps. J’ai eu le privilège d’assister à l’entretien des présidents Mobutu et Habyarimana le 4 avril à Gbadolite. J’ai eu la chance de discuter avec lui dans les détails de la situation politique « explosive » au Rwanda. Raison pour laquelle il était venu presqu’incognito solliciter l’aide du maréchal Mobutu contre les menaces de mort qui pesaient sur sa personne de la part de son rival Kagamé appuyé en cela par certains pays occidentaux nommément cités. Lors de notre séance de travail, le président Habyarimana nous avait remis la copie d’une note manuscrite de des pilotes français de son Falcon 50. Ils le prévenaient eux-aussi, de l’imminence de son assassinat. Il était clairement établi, selon Habyarimana, que ceux qui voulaient l’assassiner allaient déclencher une véritable catastrophe pour le Rwanda. Car plus personne ne saura contenir les extrémistes hutus qui tiennent à en finir avec les tutsis. Le juge français Bruguière chargé à l’époque du fameux dossier m’avait invité dans son cabinet à Paris il y a quelques années. Nous avons longuement analysé l’événement et échangé des informations. Quand je lui ai parlé par exemple du rapport des pilotes français, il m’a sorti sa copie de ce rapport pour vérifier s’il s’agissait du même rapport. Je ne peux pas livrer certaines choses publiquement. Mais une chose est certaine : ceux qui ont assassiné Habyarimana sont les déclencheurs du génocide. C’est eux qui ont mis le feu au poudre. C’est comme les incendies des forêts en Europe. Cela n’arrive qu’en été à cause de la sécheresse. Mais la sécheresse n’a jamais provoqué l’incendie. Elle en crée les conditions favorables. Mais c’est celui ou ceux qui ont mis le feu qui sont les premiers responsables.
Quant à la diplomatie française actuellement au Rwanda, c’est une affaire qui relève d’abord de la souveraineté française. Je me rappelle cependant que la France a sauvé quelques vies humaines à travers l’Opération turquoise menée à partir du Zaïre à Goma. Je sais que la France a tout fait auprès du Conseil de sécurité à l’ONU pour obtenir l’interposition des forces internationales au Kivu en RDC pour sauver des centaines de milliers des réfugiés hutus rwandais contre la vengeance de certaines des troupes de Kagamé à leur poursuite. L’opposition farouche de Kagamé, appuyé par les États-Unis, a fait échouer cette opération et a coûté la vie à plusieurs centaines de milliers de hutus rwandais et de congolais. Aujourd’hui, si la France veut normaliser ses rapports avec le Rwanda c’est son affaire. Mais elle doit se limiter à ses intérêts à elle ! Nous n’accepteront jamais que cette normalisation se fasse sur le dos du peuple congolais. La RDC et son peuple ne peuvent pas servir de rançon à la France pour regagner les faveurs de Kagamé! On nous parle déjà d’un sommet le 1er juin à Nice pour relancer la coopération régionale dans les Grands Lacs. Que la France sache qu’elle-même dans l’histoire n’a jamais accepté de négocier les conditions de coopération lorsqu’une portion de son territoire est sous occupation. J’ai personnellement apprécié le patriotisme du président Sarkozy dans son adresse après la débâcle électorale de son parti dans les municipales. Il a promis et menacé d’aller en guerre, s’il le faut, avec les instances de l’Union Européenne à Bruxelles pour défendre les intérêts des agriculteurs français. Alors, pourquoi nous refuser le même droit de défendre d’abord et avant tout les intérêts supérieurs de la RDC ?
Abordons maintenant le point chaud de notre actualité : la situation à l’Équateur. Beaucoup de gens souhaite connaître les vraies origines de ce soulèvement. Qui sont des vrais auteurs ? Quel est votre rôle ainsi que celui de l’APARECO dans ces événements ? Pouvez-vous nous dire sans contours ce que vous savez exactement de tout cela et quelle est votre appréciation de la situation actuelle à Mbandaka?
Honoré Ngbanda: Il est vrai que cette affaire est partie d’un conflit tribal entre l’ethnie Enyele et sa rivale. Mais ce n’est ni la cause ni les objectifs de la tension que nous connaissons aujourd’hui dans la province de l’Équateur. C’est la répression sauvage de « Joseph Kabila » qui voue une haine aveugle aux populations de l’Équateur en constitue la cause profonde. Ayant su que Dongo fut le bastion de son pire ennemi Jean-Pierre Bemba, « Kabila » a ordonné d’exterminer toute la jeunesse de ce lieu. Comme le fit Laurent Désiré Kabila à Libenge en 1999. Mais cette fois-ci, la réaction fut différente ! La jeunesse était préparée mentalement : la politique de l’oppression et d’extermination des congolais par les étrangers au pouvoir ne passera plus ! C’est ainsi qu’il eut ralliement de partout. Le pouvoir d’occupation ayant décidé de cacher la vérité sur ce réveil populaire des jeunes patriotes menacés d’extermination, en les présentant comme des simples bandits, nous avons décidé, à leur demande, de leur offrir notre infrastructure de communication pour faire entendre la voix de la vérité. Nous y avons partiellement réussi. Ce qui se passe à l’Équateur est l’une des expressions de la manifestation des nombreux appels que nous avons lancés aux peuples congolais de tout bord. Nous avons ainsi franchi plusieurs étapes : la première étape fut celle de la sensibilisation par l’information, le seconde fut celle de l’appel au réveil de tous les congolais civils et militaires, cette phase nous a conduit maintenant dans la phase de l’engagement et de la manifestation de la volonté d’en finir avec l’ennemi. Cette phase est la manifestation du combat corps à corps qui précède l’étape finale de la chute de l’ennemi. Ce qui ne saura plus tarder. Oh oui ! Quand nous avons commencé cette lutte, on nous a méprisés et injuriés, nous traitant d’aventuriers illusionnistes. Dernièrement, on a traité les patriotes du Nord de l’Équateur de bandits pêcheurs tandis que les hôpitaux de Gemena étaient bondés de cadavres et de blessés de ceux envoyés par « Kabila ». Après on vous a rassurés que « tous ces voyous » étaient anéantis et que la situation est « maîtrisée » sur toute la province de l’Équateur. Mais d’où viennent ceux qui ont pris le contrôle de Mbandaka en si peu de temps. N’eut-été les troupes de la MONUC dont « Kabila » réclame le départ immédiat, on parlerait aujourd’hui un autre langage. Mais ce n’est qu’une partie remise. Car personne ne pourra plus jamais arrêter la machine de la libération. Les congolais sont définitivement débout ! N’en déplaise aux collabos. Le combat prendra le temps qu’il faudra, il prendra les formes qu’imposeront les circonstances de temps et de lieu… Mais ce combat aura bientôt une fin que s’appelle la victoire du peuple congolais.
Il ne nous appartient pas d’informer l’ennemi sur notre rôle direct ou indirect dans les nombreuses réactions et manifestations des congolais à notre appel. Quand vous avez évangélisé un groupe, et que ce groupe arrive à évangéliser tout un peuple, vous ne pouvez que vous réjouir et encourager l’œuvre d’aller de l’avant! Je l’ai dit à maintes reprises, je ne cherche pas à dominer les autres. Mon seul souci est que tous les congolais fassent parti de notre 5e colonne pour libérer notre pays. J’appelle donc tous les patriotes à soutenir tous les mouvements visant à la libération de notre pays. Que ce mouvement viennent du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, à partir du moment qu’il vise à libérer notre pays de l’occupation, le devoir de tout patriote est de le soutenir. Nous sommes dans la clandestinité et nous ne pouvons pas livrer des informations stratégiques sur l’organisation de ceux qui risquent leur vie sur le terrain. Je crois que vous me comprenez.
Votre mot de la fin Monsieur le président ? Quels conseils et orientations donnez-vous aux nombreux patriotes embrouillés par la propagande du pouvoir d’occupation et de ses collabos ? Des membres de famille et amis à Kinshasa nous disent qu’après vous avoir abondamment insulté à l’écran, certains membres PPRD commencent à lancer plutôt l’idée de vous inviter au dialogue pour vous offrir une position pouvant vous permettre d’apporter votre contribution. Que leur répondez-vous ?
Honoré Ngbanda: Je commence par votre dernière question. Ce n’est pas la première fois que certains de mes compatriotes congolais viennent me faire des propositions de la part du pouvoir d’occupation pour rejoindre le pays et « participer à sa construction ». J’ai toujours invariablement répondu à tous les émissaires. Aujourd’hui, ma position n’a pas changé bien que je sois maintenant le seul ancien dignitaire du régime Mobutu dont les biens privés sont encore confisqués par le pouvoir d’occupation en guise de pression. Mais jusqu’ici beaucoup de mes frères congolais ne semblent pas encore comprendre le sens profond de mon combat. Je n’ai pas de problème avec mes compatriotes congolais. Pour preuve, je mets quiconque au défit de me sortir une seule déclaration de ma part contre Laurent Désiré Kabila depuis le 17 mai 1997, date à laquelle il nous a chassé du pouvoir. Bien que manipulé, il était le fils de notre pays et avait lui aussi droit de diriger ce pays. Mon combat a commencé depuis que l’imposteur rwandais a été placé à la tête de notre pays après l’assassinat de LD Kabila qui venait de prendre conscience du piège dans lequel il était tombé. Mon problème n’est donc ni d’avoir de l’argent, ni de briguer un poste important, ni d’avoir un quelconque autre avantage personnel. J’ai un seul objectif que je poursuis : libérer notre pays du pouvoir d’occupation pour mettre fin au processus avancé de l’occupation, de la balkanisation et du pillage de notre pays.
Voilà pourquoi j’exhorte mes compatriotes congolais à la persévérance. Pour avoir de l’or, du diamant ou du pétrole, on ne gratte pas à la surface du sol. Il faut creuser pour aller dans les profondeurs. Avant de faire le miracle en faveur de Pierre, Jésus lui a demandé d’aller d’abord avec sa barque dans les profondeurs. Trop de congolais n’aiment que la solution de la facilité, les sentiers battus. Ils aiment rester au bord de l’eau, sans prendre des risques. Nous devons nous débarrasser de l’esprit de peur. Comme avait dit un éminent homme politique américain : ma vraie peur c’est d’avoir peur !
Je voudrais ensuite exhorter mes compatriotes à se débarrasser de l’égoïsme, de l’opportunisme et de la soif aveugle de gain et de confort personnel. Le congolais préfère sacrifier l’intérêt commun tant qu’il n’y trouve pas son compte. Il suffit de regarder ce qui se passe dans nos stades pour s’en convaincre. Lorsqu’un club national, Vita, Imana, Mazembe ou un autre est qualifié et engagé dans une compétition internationale pour représenter le pays, les supporters des autres clubs se liguent contre lui et supportent chez nous les étrangers contre l’équipe représentative de la RDC ! C’est moi ou rien ! Beaucoup de congolais s’opposent à mon combat uniquement parce que c’est Ngbanda. Parce qu’ils craignent que si celui-ci gagnait ils n’y trouvent pas leur compte. Pour moi, tout groupe de patriotes quels qu’ils soient, doit bénéficier du soutien de tous les patriotes congolais sans distinction de région, d’ethnie, de religion ou de conviction politique.
Aujourd’hui, le pouvoir d’occupation se sent traqué, ébranlé et secoué dans ses fondations. Ce n’est plus le moment de nous décourager ou de nous diviser. Il faut plutôt faire attention aux méthodes d’intoxications, de mensonges et de corruption mis en place par nos ennemis pour décourager les patriotes. Ils sont en train d’introduire les vers dans le fruit. Démasquez sans tarder les collabos qui se font passer pour des patriotes. Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui hier étaient des vrais patriotes mais qui ont retourné casaque en silence. Ils gardent leur étiquettes de patriotes mais leurs langages sème le poison de la division et de la confusion. Vous les reconnaîtrez par leur langage. Ils ne s’attaquent plus au pouvoir d’occupation. Seuls les leaders et les cadres patriotes restent leurs cibles.
Je voudrais pour terminer rassurer les patriotes du chemin parcouru : nous avons réussi l’étape de la conscientisation et celle du réveil des congolais malgré les quolibets et les menaces; nous venons d’atteindre maintenant l’étape de l’engagement et de la manifestation de la volonté patriotique d’en découdre avec l’occupant. Persévérons dans ce combat car le meilleur est à venir bientôt : la chute de l’ennemi et la fin de l’occupation. Notre combat est juste et Dieu est de notre côté. Sa promesse jubilaire n’est pas vaine ! Un jour c’est mille ans, et mille ans c’est un jour pour Lui. Personne ne peu résister à la promesse de Dieu. Les chefs de synagogues avaient mis une grosse pierre sur la tombe de Jésus, et ils avaient réquisitionné des soldats romains postés devant pour empêcher Jésus d’en sortir. Mais au troisième jour, au temps de Dieu, ni la grosse pierre, ni l’armée d’occupation romaine n’ont résisté ! Courage ! Dieu n’a pas changé !
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