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Dialogue ou sang ? : Macabre chantage de «Joseph KABILA»

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image Honore NGBANDA

Depuis l’agression de la RDC en 1996 suivie de son occupation en 1997, tous les prétendus dialogues inter-congolais organisés sous le fallacieux prétexte de «retrouver la paix», n’ont jamais connu un début d’exécution de leurs pieuses résolutions, s’il n’en eut. A travers son discours, «Joseph Kabila» vient d’exhiber à la face du monde et de la nation congolaise sa véritable nature hideuse en ne proposant au peuple congolais que deux options, à savoir : le dialogue voulu et imposé par le tutsi-power ou alors le sang des Congolais qui devrait une fois de plus couler à flot !  Ce macabre chantage du dictateur rwandais s’explique par d’énormes dispositifs militaires qu’il vient de mettre en place durant les six derniers mois, pour préparer une véritable hécatombe sur la ville de Kinshasa en particulier et à travers la RDC en général. 

Suite à l’allocution de «Joseph Kabila» ce samedi 28 novembre 2015 annonçant la convocation du «dialogue national», le Comité National de l’APARECO note avec amertume, mais sans surprise, que le régime d’occupation qui gouverne par défi la République démocratique du Congo est resté fidèle à ses objectifs fondamentaux de poursuivre sans relâche l’œuvre de la déstabilisation et de la destruction totale du Grand Congo en tant qu’Etat.

De nombreuses contradictions, des sous entendues, des non-dits et des allusions contenus dans cette allocution, conçue à l’issue d’un long conciliabule du Tutsi-power durant trois nuits successives à Kingakati, et dont la lecture a été faite par «Kabila» devant la presse nationale, ces faits ont mis en lumière l’existence d’un agenda caché et d’un plan machiavélique du régime d’occupation rwandaise qui veut se cramponner au pouvoir en RDC et  s’y perpétuer en vue de parachever sa mission de balkanisation du territoire national et de mise à mort de l’Etat congolais, projet maintes fois dénoncé par l’APARECO.

Aucun «dialogue» n’a jamais ramené un début de paix en RDC depuis son occupation en 1997 !

Depuis l’agression de la RDC en 1996 suivie de son occupation en 1997, tous les prétendus dialogues inter-congolais organisés sous le fallacieux prétexte de «retrouver la paix», n’ont jamais connu un début d’exécution de leurs pieuses résolutions, s’il n’en eut. Nous citons à titre de rappel : 

· l’«accord de cessez-le-feu de Lusaka» I et II,

· la «rencontre d’Addis-Abeba» destinée à régler le volet politique de l’Accord de Lusaka

· l’«Accord Global et Inclusif» (AGI) élaboré par les Rwandais et adopté par des Congolais à Sun City en avril 2003,

· l’accord de paix de Goma avec le rwandais Laurent Nkundabatware,

· les opérations Umoja wetu I et II,

· les opérations Kimia I et II,

· l’opération Amani leo prétendue destinée à traquer les éternels FDLR.

· L’accord de Nairobi avec les Rwandais du M23

· Les fameuses Concertations nationales en 2013 dont les résolutions n’ont jamais été appliquées à ce jour….etc !

L’histoire a montré que toutes ces initiatives, loin d’apporter la paix, la sécurité et la stabilité qu’on a chaque fois fait miroiter au peuple congolais comme des mirages, ont plutôt aggravé la situation déjà catastrophique d’insécurité et de misère du peuple congolais. En lieu et place du paradis promis, les congolais ont plutôt assisté chaque fois à une recrudescence du chaos généralisé et des violences voulues et savamment entretenues par celui-là même qui se permet de vanter cyniquement, dans son discours, «une paix chèrement acquise». Et pourtant, la présente convocation du fameux dialogue national n’échappe pas à la règle.

Pourquoi «Kabila» propose-t-il au peuple congolais le choix entre le dialogue et le sang ?

A travers son discours, «Joseph Kabila» vient d’exhiber à la face du monde et de la nation congolaise sa véritable nature hideuse en ne proposant au peuple congolais que deux options, à savoir : le dialogue voulu et imposé par le tutsi-power ou alors le sang des Congolais qui devrait une fois de plus couler à flot !  Ce macabre chantage du dictateur rwandais s’explique par d’énormes dispositifs militaires qu’il vient de mettre en place durant les six derniers mois, pour préparer une véritable hécatombe sur la ville de Kinshasa en particulier et à travers la RDC en général. 

En effet, l’APARECO révèle au peuple congolais, la tenue d’un mini-conclave du Tutsi-power qui a eu lieu secrètement à Kingakati durant les nuits du mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 novembre de 23h à 2h30’. Ces rencontres avaient permis à « Joseph Kabila » de présenter aux membres du Tutsi-power à Kinshasa l’état des lieux et les énormes dispositifs militaires et sécuritaires qu’il a mis sur pied pour faire face à toutes les velléités de soulèvement populaire de la part du peuple congolais contre le plan de maintien du Tutsi-power au pouvoir en RDC. Etaient présents à ce mini-conclave, les personnalités civiles et militaires suivantes du Tutsi-power : Azarias RUBERWA, James KABAREBE, Général Charles BISENGIMANA, Général AMISI TANGO Fort, Colonel Dieu Merci MUKUNGHISHUA, Déo RUGWIZA, Janet «KABILA», Zoé «KABILA», Maître MUILENYA (Directeur de cabinet de «Joseph Kabila») et trois femmes tutsies, non autrement identifiées, Officiers de Police au sein de la Police Nationale Congolaise (PNC).

«Kabila» a réuni une armada internationale de mercenaires à Kinshasa !

L’APARECO dénonce et condamne les dispositifs et des mesures diaboliques ci-après prises par «Joseph Kabila» et communiquées par lui-même aux membres du Tutsi-power pour les convaincre qu’il est prêt à mater toute tentative de soulèvement populaire visant à les chasser du pouvoir:

· Tous les politiciens congolais, sans exception, sont dorénavant mis sur écoute téléphonique grâce aux puissants matériels installés à N’sele et manipulés par des spécialistes et instructeurs israéliens qui forment et encadrent des jeunes techniciens tutsi-rwandais. Ces dispositifs d’écoute et repérage qui s’étendent aussi aux ambassades des pays occidentaux et à celle du Congo/ Brazzaville lui permettent dorénavant de suivre les tractations secrètes entre les politiciens congolais pour anticiper leurs actions, identifier et  localiser les «traitres» (s’il le faut) pour les punir «par surprise».

· L’achat par «Kabila» de plusieurs missiles portatifs en Russie et de 25 véhicules 4X4 de marque Toyota Land Cruiser qui ont été «travaillés» en Russie pour être doté d’un système de blindage anti-missile avant leur livraison. « Kabila » a rassuré ses «frères» que ces 25 véhicules munis de blindage anti-balle, anti-mine et anti-missile peuvent circuler partout à Kinshasa avec leur équipage  et causer d’énormes dégâts sans subir aucune perte de leur côté !         

· «Kabila» a réuni 354 instructeurs et mercenaires de plusieurs nationalités (pour éviter la trahison) pour assurer la sécurité du régime tutsie à Kinshasa. Il s’agit de mercenaires d’origines russe, israélienne, serbe, égyptienne, chinoise et sud-coréenne.

· Plusieurs drones ont été achetés et stockés à Kibomango et à Nsele. Ceux stockés à Nsele seront «pilotés», le moment venus, par des mercenaires israéliens tandis que ceux stockés à Kibomango seront téléguidés par des experts chinois pour détecter les mouvements des foules au sol et les bombarder pour les détruire et les disperser.     

Force est donc de constater que « Kabila » qui déclare ne pas disposer du budget nécessaire à l’organisation des élections, dépense pourtant sans compter des millions de dollars pour se doter d’un arsenal de guerre nécessaire à la répression et à l’extermination du peuple congolais.

Voilà pourquoi il met arrogamment tout le peuple congolais le dos contre le mur et l’oblige à choisir entre la peste et le choléra. Autrement dit, entre l’esclavage et la mort ! Des peuples avant nous ont été soumis à de tels choix cornéliens et ont marqué leur histoire par leur courage, leur dignité et leur soif de liberté pour eux-mêmes et pour leurs enfants! Quel choix fera aujourd’hui et demain le peuple congolais ?

L’APARECO dénonce autant qu’elle déplore la persévérance de certains fils du Congo à contribuer efficacement à soutenir l’œuvre méphistophélique des ennemis du peuple congolais. Elle dénonce notamment, la rédaction du discours de « Kabila » et surtout celle de son «ordonnance-piège» convoquant la dialogue, par le Professeur Félix VUNDUAWE et André ATUNDU, deux juristes congolais qui ont préféré mettre leur science au service des ennemis de leur peuple pour leurs intérêts égoïstes.

L’APARECO attire l’attention de la classe politique congolaise contre le sérieux travail de sape qu’accomplit Vital KAMERHE comme taupe des Rwandais lâché et « sacrifié » au milieu de la classe politique congolaise, non seulement pour torpiller et empêcher toute possibilité d’une véritable cohésion interne, mais surtout pour communiquer toutes les stratégies de l’opposition congolaise et permettre au régime d’occupation d’anticiper sur les actions des personnalités congolaises qui défendent une idée réelle de s’opposer au régime d’occupation.     

La RDC n’a pas un problème d’alternance, mais d’alternative !

La détermination affichée par «Joseph Kabila» de s’accrocher au pouvoir vient corroborer la vision et le choix de la voie de la résistance choisie par l’APARECO sous l’impulsion de son leader, monsieur Honoré Ngbanda-Nzambo ko Atumba : on ne libère pas un pays occupé par des élections.

Si les nombreuses mises en scène des prétendus dialogues nationaux n’ont jamais donné de résultat escompté, si les simulacres d’élections démocratiques de 2006 et de 2011 n’ont jamais apporté une lueur de paix promise au peuple congolais, c’est tout simplement parce qu’on a chaque fois posé un mauvais diagnostic : la RDC n’a pas actuellement un problème d’alternance au pouvoir, mais bien celui d’alternative du système de pouvoir. En RDC, on ne doit pas seulement changer de leader, mais tout le système de pouvoir en place.

L’PARECO lance un appel à la classe politique congolaise  pour opérer un choix ultime !

Face à la gravité de la situation et aux menaces à peine voilées lancées par le pouvoir d’occupation tutsi par la voix de «Joseph Kabila», tenant compte du renforcement des dispositifs militaires  rwandais sur toute l’étendue de la République pour faire couler le sang congolais à flot si la pérennité du régime d’occupation en RDC était menacée, l’APARECO:

1. Invite donc toute la classe politique congolaise, toutes tendances confondues,  à opérer sans tarder un choix. Car nous sommes arrivés au carrefour de l’histoire de notre pays. Et le choix s’impose à nous tous: où nous acceptons de nous soumettre au pouvoir d’occupation tutsi-rwandais et ougandais qui domine et pille notre pays depuis 1997 et nous souscrivons devant l’histoire être les complices de la disparition du Congo, ou alors nous décidons de mettre fin, une fois pour toutes, à ce processus de balkanisation, d’humiliation, d’esclavagisme et de mise à mort de l’Etat congolais, en mobilisant toutes les forces vives de notre nation pour chasser par la force les occupants et les envahisseurs de notre pays.

2. Exhorte, à cet effet, toute  la classe politique congolaise à  boycotter unanimement et sans condition cette ultime tentative de «Joseph Kabila» de vouloir s’éterniser au pouvoir à travers l’organisation d’un prétendu dialogue national, dans le seul but de réaliser ses objectifs diaboliques de balkanisation de notre pays ;

3. Invite toutes les forces vives des populations congolaises des villes et des campagnes de se mobiliser comme un seul homme pour résister à toutes formes d’intimidation, de rejeter toutes tentatives de corruption, toutes formes de séduction morale individuelle ou collective de la part du régime d’occupation rwandaise qui vise à enraciner son pouvoir sur le sol de nos ancêtres. Il vous est demandé de considérer dorénavant tout congolais qui collabore avec les forces d’occupation tutsie sur le territoire congolais comme étant l’ennemi du peuple congolais, et de le traiter comme tel.

Vive la résistance congolaise !

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo !

Fait à Paris le 02 décembre 2015

José Yango W’Etshiko

Secrétaire Général adjoint et Porte-parole de l’APARECO


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