RDC : Que se cache-t-il derrière la montée en flèche de l’implication militaire allemande ?

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image Wolfgang Manig

Dépôts de munitions à Bukavu et à Kitona sous les auspices et le contrôle des allemands en RDC - La Radio Okapi.net et le site officiel de l’Ambassade de la Rép. Fed. D’Allemagne avaient publié en manchette le 6 Mai 2015 l’inauguration par l'Ambassadeur d’Allemagne en RDC, Mr. Wolfgang Manig (G) et l’actuel Ministre de la Défense Mr. Ngoy Mukena (D) d’un nouveau dépôt de munitions construit par l’ONG Mines Advisory Group (MAG) près de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.

Le 18 août 2015, deux mois après l’inauguration de Bukavu, une nouvelle inauguration en série cette fois-ci, d'une pose de première pierre par le même Ambassadeur de l'Allemagne en RDC, Mr. Wolfgang Manig, pour la construction d'un autre dépôt d`armes et de munitions à Kitona dans le Bas-Congo !

L`Opinion nationale, distraite par les fausses tractations du « dialogue » bidon aux contours flous qui cache mal les velléités infernales inadmissibles pour maintenir l’occupation militaire en RDC, des Analystes africains, dont des Congolais outre-mer en Amérique qui résistent à cette distraction programmée veillent et alertent tant  le peuple Congolais que l’opinion internationale du désastre planifié par ses plus grands ennemis traditionnels tapis dans l’ombre pour la solution finale: les industriels Allemands et la Bundeswehr(ex-Wehrmacht).

 Le ciel gronde !

La résolution prise et signée par le Bundestag (le Parlement allemand) en Mars 2006 pour l’envoi des troupes de l’EUFOR sous le commandement allemand en Rép. Démocratique du Congo pour imposer Joseph Kabila, originaire du Rwanda, au pouvoir à Kinshasa sous couvert d’une parodie électorale, n’était pas un geste impérialiste ordinaire. Ce fut en réalité l’acte tactique fatal  et d’une extrême dangerosité pour les Congolais, car symbolisant la reprise en main dans l'ombre, du contrôle de la  RDCongo par les industrielles Allemands nazis afin de  poursuivre la politique ancienne de 1884 de Bismarck «Blut und Eisen» qui, après interruption en 1945, fut enclenchée de nouveau en septembre 1996 par les troupes de l’AFDL après la fin de la guerre froide (cold war), suivie de la réunification allemande en 1990.

L’Allemagne: tireuse des ficelles dans l’ombre dans les coulisses anglo-saxonnes fait tomber enfin ses masques pour la solution finale

De nos jours, l’Allemagne a introduit discrètement via le Rwanda et la République Centrafricaine plus de 20.000 soldats de la Bundeswehr depuis 2006, à l'insu du Ministère de la Défense de la RDC et du peuple congolais pour soutenir l’occupation militaire rwandaise en RDC avec l'accord de Joseph Kabila, qui bénéficie directement du soutien secret des industriels allemands nazis qui financent et entretiennent  la guerre d' usure à l'est du pays, et qui pillent les ressources du Congo via le Rwanda. Dans ce jeu belliqueux de rivalité occidentale d' un autre âge pour le Congo, face à la Chine et les USA, l'Allemagne a réussi, comme toujours tactiquement en silence, à récupérer la direction de l’Africom basée à Stuttgart pour la solution finale: l'extermination des Congolais par la guerre d'usure et la balkanisation du Congo.

Le rôle et la mission de l' allemand Martin Kobler au Congo-Kinshasa sous la MONUSCO

Le vrai Organigramme des FARDC et les différents rapports des Nations Unies sur la guerre d’invasion des troupes rwandaises en RDC montrent clairement que l’Armée Congolaise est composée majoritairement des effectifs rwandais qui en assurent le contrôle. Selon plusieurs observateurs internationaux, la nomination de Martin Kobler au poste de représentant spécial du SG des Nations Unies en RDC pour diriger la MONUSCO sous la demande explicite du gouvernement allemand (allié traditionneldes Tutsi au Rwanda depuis l'époque coloniale sur base de l'idéologie fasciste contre les Bantu)  survient immédiatement après une serie des mixages et saturation de l’Armée dite Congolaise (FARDC) par les troupes rwandaises sous le commandement de Joseph Kabila et des généraux rwandais. Est-ce un hasard? La réponse est NON. La présence deMartin Kobler à la tête de la MONUSCO en ce moment précis a une signification hautement stratégique pour l`Allemagne et très dramatique pour la RDCong: "la solution finale!"

STOPPER la solution finale de Bismark par le sang et le fer «durch Blut und Eisen» et d’Hitler de «Mein Kampf»  contre les Congolais et contre tous les Bantu en Afrique s’avère une urgence absolue!

Il importe de rappeler que les prémisses de fameuses «consultations » de Kabila qui sont en cours pour le «dialogue-piège»  à la fin de son mandat très controversé ont été initialement enclenchées secrètement par Martin Kobler avec l'UDPS branche Felix Tshisekedi/ Mavungu, entrainée malicieusement jadis par Vital Kamerhe qui réclamait à cor et à cri le «dialogue» avec Joseph Kabila, qui aujourd`hui n'a vraisemblablement aucune raison d'être. Cependant Kobler continue jusqu`à ce jour de consulter l`UDPS branche Mavungu/Felix Tshisekedi etVital kamerhe discrètement en vue de sa «médiation internationale» qu’il prétend cyniquement être « neutre » pour mettre en place une transition suicidaire, non-fondée et inconstitutionnelle contre la volonté des Congolais en vue de maintenir l’occupation militaire pour la solution finale.

Un grand complot couve contre le destin des Congolais et de la RDCongo

Il y a un gigantesque complot concocté à Berlin depuis 130 ans contre le peuple Congolais que la classe politique congolaise actuelle ne veut prendre en compte et ne veut cerner l’ampleur. L’heure est est à l`éveil des consciences mêmes les plus tordues pour arrêter la machine mortifère.

Par ailleurs, l’Allemagne, poids lourd au sein de l’UE, est le seul pays qui soutient publiquement et sans vergogne la violation de la constitution en RDC pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir par la force, contre la volonté du peuple congolais, son ennemi juré depuis plus de 130 ans! Savez-vous pourquoi? La réponse se trouve dans l’acte de Berlin de Bismarck et dans Mein Kampf d’Adolph Hitler. Les industriels Allemands actuels ne font rien au hasard! Aucune nation au monde n`ignore cette réalité. La classe politique congolaise et le peuple congolais doivent cesser d'être naifs, il faut bannir l'ignorance une fois pour toute car ils n’ont plus droit à l’erreur. Knowledge is wealth!

Bref rappel sur les Massacres et plan d’extermination des populations Bantu par l’Allemagne

L'Empire allemand, constitué en 1871, demeure sans aucun doute, le plus cruel dans sa politique coloniale avec un record impressionnant des génocides dans une période relativement courte par rapport aux autres impérialistes occidentaux. Via des initiatives privées, est lancé en 1878 un programme d'expansion, qui conduit à la formation de l'Union coloniale allemande (Deutscher Kolonialverein, 1882-1883). Après une série d'accords passés à la conférence de Berlin sur le Congo (1884-1885) entre les 13 principaux pays occidentaux et l'Empire ottoman, l'Allemagne se voit en 1884 accorder quatre zones d'expansion qu'elle baptise: Togoland (Togo), Ostafrika (Tanzanie, Ruanda, Burundi), Kamerun (Cameroun) et Südwestafrika (actuelle Namibie). Mais le Congo et ses riches territoires (Kongo Becken) dans le bassin du fleuve Congo étaient la cible principale de l`Empire allemand à cause de ses immenses ressources incomparable sur le globe.

Guerre spirituelle, une guerre des races sur le sol Congolais

L`Allemagne rêve toujours d’être au-dessus de tous (Deutschland über alles) pour dominer le monde entier. Il leur faut non seulement la puissance militaire, mais aussi le bassin du Congo. Secrètement et malicieusement, Otto v. Bismarck avait tactiquement contourné le jeu en faveur de l’Allemagne lors de la conférence de Berlin sur le Congo pour « taire subtilement les rivalités entre pays occidentaux.» Il confia alors le Congo au roi des Belges Léopold II, un Allemand. L’État Indépendant du Congo (EIC), puis Congo-Belge fut en réalité la plus importante colonie allemande sous couvert de Léopold II (roi de Belges, d’origine allemande) et de la Belgique. Selon Serge Bilé, le gouverneur Heinrich Göring aurait panifié et mené contre les Bantus entre 1884 et 1890 une politique expéditive de déplacements et de travaux forcés, de camps de concentration, d'exécutions, d’extermination et de confiscations7. La Force Publique au Congo se constitua selon le modèle Nazie comme une armée des mercenaires pour exploiter et exterminer les Congolais, et aussi les autres populations Bantu dans les colonies allemandes en Namibie, au Cameroun, en Tanzanie, au Rwanda-Burundi et au Togo pour occuper leurs terres par la guerre d’usure, par le sang et le fer (durch Blut und Eisen). Le pire se joua au Congo. C'est sur ce dernier pays que se mettent en place les enjeux et les conditions du drame Bantu africain à partir du XXème siècle: La politique d`extermination ou la solution finale dont les Juifs furent aussi ultérieurement la cible en 1940-45. Les Allemands ont en vue deux ennemis jurés depuis la fin du 19eme siècle à cause de leurs ressources matérielles et spirituelles: les Bantu et les Juifs.

Pendant la seconde guerre mondiale, les troupes congolaises avaient vaillamment stoppé la progression des troupes Nazie d’Adolphe Hitler vers le Congo en gagnant la guerre sur deux fronts: au Soudan et en Tanzanie. L’Uranium congolais a permis aux USA et alliés de gagner la seconde guerre mondiale. L’Allemagne avait ainsi perdu ses colonies. La machine de la solution finale contre le Congo sera toutefois réactivée après la chute du mur de Berlin en 1989. La première étape fut la guerre du FPR dans laquelle l’Allemagne (toujours très secrètement et tactiquement) et la Belgique (officiellement) ont joué un rôle de premier plan dans les coulisses américaines et anglo-saxonnes dès 1990 pour la déstabilisation de l’Afrique centrale, ayant comme cible principale: le Congo-Kinshasa. Bilan : plus de 10 millions de victimes de l’occupation militaire; travaux forces, des centaines de milliers des femmes violentées, des millions de déplacés internes et externes, impunité et misère sociale la plus extrême du monde. Les Historiens les plus objectifs estiment que la population congolaise de l`epoque fut reduite de moitié par ce génécide sous Léopold II. Le rapport de l`enquête sur cet holocauste oublié rédigé par Roger Casementen 1904, l`Envoyé special de la reine d`nglettere, le livre d`Adame Hochschild et tant d`autres Historiens  en disent long. 

En dehors des Congolais, voici un autre cas des massacres commis par des Allemands en Afrique: Les Héréros et des Namas en Namibie

Le massacre des Héréros et des Namas perpétré sous les ordres de Lothar von Trotha dans le Sud-Ouest africain allemand (Deutsch-Südwestafrika, actuelle Namibie) à partir de 1904, considéré comme étant l’un des premiers génocides du XXe siècle1,2, est un programme d'extermination qui s'inscrit au sein d'un processus de conquête d'un territoire par les troupes coloniales allemandes entre 1884 et 19113 : il entraîna la mort de 80 % des autochtones insurgés et de leurs familles (Héréros et Namas). Les faits, incontestables, ont été consignés pour la première fois dans un rapport commandé en 1917 dans un but politique par le Gouvernement britannique au juge Thomas O'Reilly et connu sous le nom de « The Blue Book »5. Le pires des génocides des populations Bantu ont eu lieu et continuent de faire ravage au Congo-Kinshasa. Mais dans d’ autres colonies officiellement allemandes, les populations Bantu ont systématiquement subi le même plan d’ extermination bien programmé par les Allemands: au Togoland (Togo), Ostafrika (Tanzanie, Ruanda, Burundi), Kamerun (Cameroun) et Südwestafrika (actuelle Namibie). Ici en Afrique du sud-ouest, en 1904, les Héréros, puis les Namas de la Namibie furent victimes d'un massacre de grande ampleur, qui, comme au Congo, entraîna une déportation massive, le travail forcé et diverses exactions mortifères qui prirent officiellement fin en 1908. 

Réévalué à partir des années 1990, ces crimes de masse des Allemands contre les populations bantu en Afrique suscitent depuis un important travail de mémoire, que ce soit au Congo, en Namibie même, ou au sein de la communauté des historiens.

Les Congolais doivent maîtriser leur histoire afin d'éviter leur extermination.

Un peuple qui ignore son passé historique est contraint de la revivre, voire de disparaitre. Martin Kobler est un pion très dangereux dans l`étape actuelle de l’occupation militaire de la RDC. Le fameux dialogue sous la mediation internationale pour une transition suicidaire avec Joseph Kabila est un piège à con qui va amorcer la solution finale prônée par Bismarck et Adolphe Hitler et tant rêvée par les forces du mal qui saignent le Congo depuis au moins 130 ans. Ouvrons l’œil et le bon pour faire partir Joseph Kabila et son régime dans le plus bref délai. Il en va de la survie du peuple Congolais et de tous les peuples Bantu en Afrique et à travers le monde entier.

[AfricanElites,Washington, DC, USA. French version by Anzulami Kim Paluku]


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