RDC : Un chef rebelle Maï Maï s’est échappé de la base militaire de Kitona

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image Kyungu MUTANGA, alias, Gédéon

Incroyable mais vrai, le dénommé Totché, commandant second du chef rebelle Maï Maï Kyungu Mutanda dit  »Gédéon », s’est échappé de la base militaire d’entrainement de Kitona, dans la province du Bas Congo, où il a été transféré en provenance du Katanga, après sa reddition.

La Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) a indiqué hier mercredi 28 janvier, au cours du point de presse hebdomadaire conjoint des Nations Unies à Kinshasa, que l’évadé s’était rendu le 14 novembre 2013 à Manono, territoire de la province du Katanga, en provenance du village Ndela, situé à 156 kilomètres au Sud-est de Manono.

Ce chef militaire rebelle aujourd’hui en cavale, a été rejoint dans ce processus de reddition par quatre cents (400) miliciens Maï-Maï Bakata-Katanga. Sa reddition a été facilitée par le 7ème bataillon béninois des forces de la Monusco.

Cette évasion  parfaitement réussie sans que personne ne se doute de rien, démontre à suffisance de la négligence avec laquelle de dangereux  criminels font l’objet dans les différents établissements où ils sont enfermés.

Le cas Totché qui n’est pas le premier du genre, non seulement est un danger réel pour la sécurité nationale, il doit surtout interpeler les autorités en charge de la sécurité et de la protection des personnes et de leurs biens.

Pour éviter que pareille situation invraisemblable ne se reproduise dans l’avenir, les agents commis à la surveillance de ce criminel doivent impérativement répondre de leur négligence coupable, s’ils ne le sont pas déjà, par des sanctions exemplaires. Car ce qui s’est passé à la base militaire de Kitona  est inadmissible, pour une institution sensée de bénéficier d’une sécurité maximale.

Aujourd’hui par la négligence des agents commis à la surveillance de ce chef militaire en cavale, la sécurité des paisibles citoyens du Bas Congo est mis en danger.

C’est dans cet ordre d’idées que le porte-parole militaire ad intérim de la Monusco, Lionel Mayade, a souligné que le climat sécuritaire au Katanga est affecté  ces derniers jours  par l’évasion de Totché, commandant en second de Gédéon, du camp d’entrainement militaire de Kitona.

L’évasion de Totché constitue un fâcheux  précédent pour le processus de reddition volontaire d’autres éléments armés et un mauvais signal, elle est aussi une entorse à l’amélioration du climat sécuritaire dans la province du Katanga, encore à proie aux activités des groupes armés réfractaires à la paix.

Déplacement des populations provoqué par des affrontements entre les Luba et pygmées à Nyunzu et Manono

Qu’à cela ne tienne, le chef de bataillon Lionel Mayade rassure que les troupes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployées dans cette province surveillent étroitement la situation sécuritaire, dans le but d’interdire toute exaction contre les populations civiles et assurer leur protection.

Par ailleurs, dans la Province du Katanga, rapporte-t-on, la  situation sécuritaire a été marquée une fois plus par la poursuite des conflits ethniques entre les Luba et les pygmées dans les territoires de Nyunzu et de Manono.

Des affrontements enregistrés entre les milices Luba et pygmées ont déstabilisé les deux territoires et provoqué des déplacements des populations civiles appartenant aux deux groupes ethniques. De plus, les miliciens pygmées ont pour la première fois, lancé des attaques contre les troupes gouvernementales déployées au village Mukebo, situé à 160 kilomètres au Nord-est de Manono.

La mission onusienne constate que dans la  Province orientale, des efforts significatifs sont fournis par les forces gouvernementales et celles de la Monusco engagées dans la conduite des opérations conjointes dénommées Rudia II (Retour II), Chuma Ngumi (Poing d’acier), Bienvenue à la Paix , dans le but de mettre un terme aux exactions perpétrées par des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) contre les populations civiles vivant dans les districts de Haut Uélé et de Bas-Uélé.

Cependant, sur le terrain, plusieurs individus se sont déplacés vers les régions limitrophes du Sud Soudan, suite aux attaques lancées pendant la période sous examen par des éléments de la LRA contre les populations civiles au village Nakale, situé à 12 kilomètres au Nord de Duru.

Trois  autres individus ont été kidnappés par des rebelles de la LRA, au cours d’une incursion dans la localité de Bulumasi, proche de la frontière avec la République Centrafricaine, située à 180 kilomètres au Nord-ouest d’Ango.

Les casques bleus du contingent marocain et des troupes des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) déployées dans cette province, multiplient leurs activités militaires dans les zones concernées, afin de mettre un terme aux activités négatives des groupes armés, y compris la LRA, de rassurer et de protéger les populations civiles.

Neuf vendeurs de bétail kidnappés par des miliciens FRPI au Sud-est de Boga

Dans le district d’Ituri, a fait savoir le chef de bataillon Lionel Mayade,  le climat sécuritaire a été jugé globalement stable durant la semaine dernière. L’environnement sécuritaire dans les localités situées au Sud du territoire d’Irumu, particulièrement Aveba, est néanmoins  demeuré relativement calme pendant la période sous examen, suite aux activités négatives des miliciens du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), perpétrées contre les populations civiles.

Pas plus tard que le 22 janvier courant, neuf  vendeurs de bétail ont été kidnappés par les miliciens supposés appartenir au FRPI, à 40 kilomètres au Sud-est de la localité de Boga.

De même, dans la nuit du 24 au 25 janvier courant, des miliciens appartenant à une fraction dissidente du FRPI ont attaqué le village Zitono, situé à 7 kilomètres à l’Est de Gety, dans le groupement de Zadu, violé deux filles ainsi qu’une femme et kidnappé une autre, révèle la mission onusienne.

Face à cette situation, note-t-on, les forces gouvernementales appuyées par celles de la Monusco poursuivent leurs opérations de bouclage et de ratissage dans la région et mènent également des patrouilles aériennes conjointes au-dessus d’Aveba, Kabona, Bohuma et la vallée de Similiki, dans le but de neutraliser les assaillants, d’identifier les cachettes d’éléments du FRPI en fuite, de rassurer et de protéger les populations civiles riveraines.

Dovin Ntelolo Diasonga


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