Condamnation du « Colonel 106 » : Les autorités de RDC félicitées

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image Colonel 106 - Lieutenant Colonel Bedi Mobuli Engangela

Colonel Bedi Engangela, alias « Colonel 106 », avait commis le viol, l'esclavage sexuel, les meurtres et les privations graves de liberté entre 2005 et 2007 alors qu'il était aux commandes d'une unité des Forces armées de la République démocratique du Congo (F ARDC) dans la province du Sud-Kivu (Est de la RDC). Il figurait parmi les cinq officiers de l'armée accusés de violences sexuelles qu'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU avait encouragé à traduire en justice. Le directeur ad intérim du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, Abdoul Aziz Thioye, a félicité « les autorités congolaises pour les efforts fournis afin de poursuivre le lieutenant-colonel Engangela. « C'est un message fort qui est envoyé aux auteurs de graves violations des droits de l'homme. Leur crimes ne resteront pas impunis », a-t-il assuré.

La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) a salué mardi 16 octobre 2014 la condamnation à la prison à perpétuité du lieutenant-colonel Bedi Mobuli Engangela Mabolongo alias «Colonel 106» par Cour militaire du Sud-Kivu pour crimes contre l’humanité.

Il avait commis le viol, l'esclavage sexuel, les meurtres et les privations graves de liberté entre 2005 et 2007 alors qu'il était aux commandes d'une unité des Forces armées de la République démocratique du Congo (F ARDC) dans la province du Sud-Kivu (Est de la RDC).

« Il figurait parmi les cinq officiers de l'armée accusés de violences sexuelles qu'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU avait encouragé à traduire en justice. Le jugement de la Cour fait suite à la condamnation récente d'un autre officier supérieur des FARDC, le général Jérôme Kakwavu, à une peine de 10 ans de prison pour crimes de guerre, le 7 novembre dernier pour crimes contre l'humanité », explique un communiqué de presse de la Monusco consulté mercredi par Lepotentielonline.com.

Elle note que « ce jugement est l'aboutissement d'un travail en synergie long de sept années mené par les autorités judiciaires congolaises avec l'appui de la Monusco, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et des ONG nationales et internationales qui œuvrent pour la lutte contre l'impunité».

Les autorités congolaises félicitées

Le directeur ad intérim du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, Abdoul Aziz Thioye, a félicité « les autorités congolaises pour les efforts fournis afin de poursuivre le lieutenant-colonel Engangela .

« C'est un message fort qui est envoyé aux auteurs de graves violations des droits de l'homme. Leur crimes ne resteront pas impunis », a-t-il assuré.

De son côté, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Zainab Hawa Bangura, a affirmé que « ces procès, et, en définitive, ces condamnations envoient aux auteurs de violences sexuelles en RDC un message très clair, à savoir qu'ils ne peuvent pas se cacher derrière un badge ou échapper à la justice avec un uniforme et que peu importe leur rang, ils ne sont pas au-dessus de la loi ».

« Avec ces condamnations et ces peines, les tribunaux ont également montré aux survivants que leurs voix et leurs cris ont été entendus, et qu'ils n'auront pas à souffrir en silence ou à être privés de justice, parce que leur gouvernement soutient leur droit à la réparation », a-t-elle insisté.

Près d’un millier de plaignants

Le lieutenant-colonel Bedi Mobuli Engangela Mabolongoa eu contre lui près d'un millier de plaignants, dont 28 ont été confrontés à l'accusé. Quelque 700 autres victimes présumées ont donné procuration à leurs avocats pour parler en leur nom.

Ce procès est intervenu quelques mois après celui de Minova (Nord-Kiv) qui concernait de nombreux militaires et dont l'issue avait été jugée « décevante » par les avocats des parties civiles et les activistes des droits de l'homme.


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