RDC : Suicide d’un policier à Lubumbashi

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image Raus CHALWE - Un des exterminateurs de Joseph KABILA

Le « Congo-batching business », c’est ainsi que certains analystes du théâtre politique de la République Démocratique du Congo ont pris l’habitude de qualifier toute sorte d’enchère montée autour des événements qui se déroulent sur le territoire national. Les spécialistes de cette pratique insidieuse profitent de chaque fait qui se déroule au pays, quelque soit sa nature, pour tirer à boulets rouges sur le régime de Kinshasa et, par conséquent, sur ses dirigeants en vue de les discréditer aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale.

La démarche consiste à faire croire qu’il ne manque jamais à faire au pays de Joseph Kabiba, attirer l’attention sur eux et profiter des financements. Le pire encore, c’est que ce sont les médias, sensés être neutres et objectifs, qui servent de relai à ces pratiques malsaines. On l’a vu, pas plus tard qu’hier, à la suite d’un drame qui a touché, une fois de plus, la famille des services de sécurité congolais. En effet, un agent de la Police nationale a trouvé la mort le dimanche 30 avril dernier dans des circonstances on ne peut plus floues. Ce que certains médias apparentés aux ennemis de la RDC et, certainement, à la CIDC (Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo) ont pris presque pour l’événement de l’année.

S’appuyant sur ce qui serait passé pour des témoignages de certains des proches de la victime qui liaient le suicide au fait de n’être plus arrivé à surmonter la misère, la RFI a vite cédé à la tentation de charger le gouvernement de la Rd-Congo. Cette nouvelle a même été diffusée pratiquement en boucle par la chaine publique française. Celle-ci a pris la liberté de justifier le drame par un furtif écart qui aurait existé dans la rémunération de l’infortunée au fil de temps.

A en croire RFI, cet agent de la PNC toucherait la somme de 100 USD à l’époque du précédant régime mais qu’aujourd’hui, son solde ne représentait plus que la moitié de celui du précédent. Ce qui l’aurait amené à se suicider. Et, l’on n’a qu’à s’imaginer à qui reviendrait la responsabilité de cette perte tragique d’un citoyen congolais de plus, agent de sécurité, par surcroit.

Mensonge dans l’ascenseur mais la vérité dans les escaliers…

Telle une trainée de poudre, ces affirmations ont vite sillonné le monde. L’opinion les a reçues, sans trop se donner la peine de se concentrer et de s’interroger sur l’intention manifeste de nuire au régime de Kinshasa qui a caractérisé leurs auteurs. Fort heureusement, il y a ces propos d’une célébrité de la musique congolaise qui disait : « Lokuta eyaka na ascenseur, kasi vérité eyaka na escalier mpe ekomi » [Ndlr : Le mensonge prend souvent l’ascenseur mais la vérité, elle, emprunte les escaliers et finit toujours par arriver]. Ces propos ont si bien trouvé leur sens dans cette énième tentative délibérée de nuire à la RDC à travers ses dirigeants.

Vérification faite au contact des premiers éléments de l’enquête ouverte par les services compétents pour déterminer les causes exactes de ce décès, il s’avère que la mort de l’agent de police était bel et bien due à un suicide. Toutefois, les raisons exactes de cet acte infâme n’ont pas encore été formellement établies. Du moins, le Porte-parole du Gouvernement congolais qui est intervenu sur les antennes de la Télévision nationale congolaise a affirmé que l’acte de suicide s’est déroulé pendant que la victime était en état d’ivresse. Ce qui, selon Lambert Mende Omalanga, impliquerait que le geste ait été posé sans préméditation et, par conséquent, sans que l’intéressé ait trouvé le temps de dire quoi que ce soit aux membres de sa famille ou à ses proches.

« Et même dans l’hypothèse où le policier aurait effectivement eu le temps de parler de ce qui serait à la base de son suicide, la vraie raison de son acte n’aurait pas été celle qui a été avancée par les amoureux du Congo-batching », a soutenu Monsieur le Ministre. Avant de poursuivre : « ce policier qui s’est suicidé était un agent au grade de recrutement. Supposons qu’il ait servi alors que M’zee Kabila était encore à la tête du pays, donc il y a de cela au-moins 13 à 14 années depuis qu’il servait en tant que policier.

Ce qui signifierait qu’il est resté au même grade pendant toutes ces années, ce qui n’est pas possible avec nos services de police et de Forces armées car personne, alors personne ne peut garder le même grade pendant 13 années de suite ». Et à lui de conclure : « Donc, nos amis n’ont qu’à trouver leurs arguments ailleurs s’ils veulent discréditer le gouvernement de la République Démocratique du Congo ».

Alors que les vues peuvent continuer à diverger dans ce drame qui n’est que de trop sur le sol congolais, les enquêtes continuent sans désemparer. Il est de l’intérêt de tous ceux qui sont animés de bonne foi de les voir connaitre un aboutissent « heureux ». Ce qui permettrait de dégager ainsi les vraies causes qui auraient poussé l’agent de police au suicide. Le drame ne devait donc pas servir de fond de commerce aux amateurs du « Congo-batching business ».

Jean-Luc MUSHI-MPAKU


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