Nyiragongo : Les FARDC à la base du meurtre de deux jeunes garçons

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image Garde republicaine de Kabila

Une vive tension règne depuis dimanche 12 janvier entre les militaires et la population civile dans certaines localités du territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu),où selon des sources locales, la population accuse les Forces armées de la RDC (FARDC) d’être à la base du meurtre de deux jeunes garçons dans deux groupements du territoire.

Après la marche des populations qui a été dispersée, les responsables militaires ont affrimé que les présumés tueurs sont déjà arrêtés, indique la radio onusienne.

Les habitants en colère ont marché jusqu’au bureau du chef de groupement de Kibumba, à 30 kilomètres au Nord de Goma capitale du Nord-Kivu avec le corps de Samuel, le petit garçon d’environ 10 ans tué dimanche 12 janvier par balle au domicile de ses parents.

Selon des témoins, l’auteur de ce meurtre qu’ils identifient comme militaire, cherchait le grand-père de la victime, chef de localité Hehu de Kibumba vers 21 heures locales, pour le tuer. Lorsqu’il a tiré sur lui, la balle a plutôt  atteint son petit fils qui a succombé sur-le-champ. Le grand-père a pu se sauver.

L’autre victime : un jeune garçon d’environ 20 ans, aurait été tué par un militaire vers 9 heures locales le même dimanche dans la localité de Ngangi 2, dans le groupement de Monigi aux environs de Goma, ajoutent les mêmes sources.

Un militaire se disputait avec son créancier pour une affaire de dette, ce qui a attiré des foules. Furieux, le militaire a tiré dans la foule des curieux venus assister à la scène. Un jeune homme de 20 ans a reçu une balle et est décédé sur le champ.

La police et les militaires ont alors intervenus pour calmer les manifestations qui ont suivi ce meurtre.

Les deux présumés meurtriers seraient aux arrêts et que des enquêtes ont été immédiatement ouvertes pour élucider les circonstances et les mobiles de ces meurtres.

La société civile locale, pour sa part, demande aux autorités militaires d’intervenir pour sauver la cohabitation entre civils et militaires dans ce territoire qui sort d’un an de guerre.

[Matshi]


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