Assassinat : « Joseph KABILA » fait tuer MAMADOU NDALA à Beni

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image MAMADOU NDALA - Heros national et Colonel de l'armee congolaise

Le célèbre colonel Mamadou Ndala, commandant des Forces de réaction rapide des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et l’un des héros de la mémorable victoire de l’armée congolaise sur la rébellion du M23 en novembre 2013, a été tué jeudi 02 janvier 2014 dans une « embuscade tendue par les rebelles ougandais ADF/Nalu » à une dizaine de kilomètres de Beni , au Nord-Kivu. Certains observateurs n'écartent pas la piste d'un assassinat par ses propres frères d'armes. L'attaque a eu lieu dans une zone où la présence des ADF/Nalu n'est pas signalée. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, condamne cet assassinat.

« Oui, malheureusement, à une dizaine de kilomètres de Beni. Il est mort avec 2 gardes du corps », a confirmé le ministre congolais des Médias Lambert Mende Omalanga. « Le gouvernement s’incline devant la mémoire d’un de nos meilleurs soldats d’élite », a-t-il souligné.

« C'était un officier de haute facture et efficace », témoigne le lieutenant-colonel Prosper-Félix Basse, porte-parole militaire de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco). Formé par des instructeurs belges, angolais, américains, voire chinois, Mamadou Ndala faisait partie de ces commandos mobiles de la nouvelle force de réaction rapide de l'armée congolaise dont il dirigeait une unité.

Rescapé, un de ses gardes du corps a expliqué qu'il s'agissait d'une attaque à la roquette contre le jeep de son chef qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. « Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d'une arme lourde », a-t-il raconté.

Si l'hypothèse d'une implication des rebelles ougandais de l'ADF/Nalu dans l'attaque paraît la plus plausible, certains observateurs n'écartent pas la piste d'un « assassinat » par ses « propres frères d'armes ». « L'attaque a eu lieu dans une zone où la présence des ADF/Nalu n'est pas signalée. Il faudrait donc enquêter pour savoir ce qui s'est réellement passé », relève un élu du Nord-Kivu.

Indignation de la Monusco

Dans un communiqué publié le même jour, le patron de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco), exprime sa profonde indignation et sa tristesse après cet assassinat.

« J’ai rencontré le Colonel Mamadou à plusieurs reprises. C’était un homme dynamique et courageux. Sa famille est en souffrance, rien ne compense le vide que vient creuser en vous la perte d’un être aimé. Mon esprit et mon cœur sont avec eux», indique Martin Kobler.

Le chef de la mission onusienne en RDC assure que l’assassinat de l’officier des FARDC « n’entamera en rien la ferme détermination de la Monusco à lutter contre les forces négatives où qu’elles se trouvent et quelles que soient leurs motivations ».

Dans son communiqué, il affirme que la pression « sera maintenue sur les groupes armés, conformément au mandat qui a été confié à la Monusco par le Conseil de Sécurité de l’Onu en vue d’assurer la protection des populations civiles et la restauration de l’autorité de l’Etat congolais dans l’Est du pays ».

Le « sacrifice renforce la détermination du commando »

Lors de l’hommage rendu le samedi 9 novembre 2013 aux 7 militaires congolais morts lors des combats contre le M23 dans les collines de Runyonyi (Nord-Kivu) par les autorités politiques, militaires et celles de la Monusco, le colonel Mamadou Ndala a souligné leur « sacrifice ».

« C’est ici le lieu de rendre un hommage mérité à tous les éléments vivants et ceux qui sont morts aux combats. Nous devons respecter notre devoir en tant que militaires. Le sacrifice de ces soldats renfonce encore la détermination du commando de la première brigade à poursuivre sa mission de défendre la nation», a-t-il déclaré.

« Le sang de ces combattants doit interpeller chacun parmi nous. Si l’ennemi a réussi à pénétrer ce pays, c’est parce qu’il s’est servi de certains d’entre nous. Et c’est à cause de ça que nous sommes arrivés à perdre ces vaillants combattants», a déclaré pour sa part le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.

A son avis, « le sacrifice de ces soldats devrait aussi interpeller certains Congolais qui collaborent avec l’ennemi ».

Mamadou N’Dala Moustafa incarnait aux yeux de la population de la partie est du pays, le renouveau du succès de l'armée congolais sur les groupes armés. Le colonel Mamadou est mort en défendant son pays, c'est un héros, connu pour sa bravoure, et son leadership.

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