RDC : Les espèces animales protégées en danger

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image Eléphant - Parc de Virunga

Faisant partie des espèces animales protégées, l’éléphant a souvent fait l’objet de convoitise des braconniers, de tout bord en raison de ses défenses, en ivoire, prisées, sur le marché international.

Pour ce faire, plusieurs stratégies sont mises en pratique pour avoir ces défenses. L’usage des armes à feu a été jusqu’à un certain moment, le mode le plus employé pour abattre ces pachydermes. Suite certainement à la loi interdisant la libre circulation des armes de guerre et de petit calibre, ces braconniers, recourent aujourd’hui au système d’empoisonnement.

C’est ce que révèle, radio Okapi qui note que trois éléments en divagation ont été trouvés morts, par empoisonnement et leurs défenses emportées, au mois d’août dernier à Katala, dans le territoire de Malemba Nkulu, province de Haut-Lomami (issue du découpage territorial).

Relayant le conservateur principal du Parc national Upemba, Jean Muluwa a pointé du doigt mardi 29 septembre courant, certains braconniers à la recherche des pointes d’ivoire, indique notre source.

 » Nous avons retrouvé trois éléphants sur la rivière Lufira en train de   flotter et aucune trace de balle sur leurs restes des corps. Après enquête, la population est arrivée à conclure que ces braconniers utilisent le poison composé des produits à forte teneur toxique qu’ils injectent dans des  fruits aux endroits où passent les éléphants qui, après les avoir mangés meurent « , a déclaré le conservateur national. Comme on peut s’en douter, cette pratique incite à la crainte plus d’un, pour plusieurs raisons qui sont entre autres, la disparition de cette espèce spécifique et les autres espèces, telles que des primates de la race des singes qui font aussi partie des espèces protégées. Dans ce contexte,  même les humains courent un danger s’ils arrivaient à consommer la viande de ces animaux empoisonnés dont le reste serait abandonné dans la forêt. Il y a à craindre aussi que cette pratique soit suivie par les braconniers opérant dans les autres parcs.

Pour faire face à cette situation, le conservateur principal du parc Upemba, sollicite l’implication des autorités politiques et coutumières de la place. Dans cette :logique, les services de l’environnement et conservation de la nature ont un rôle’ majeur à jouer, en dotant, par exemple la brigade  anti-braconnier des moyens conséquents.

Faire aussi en sorte que la loi interdisant le trafic d’ivoire soit de stricte application dans nos services douaniers. L’on retiendra que dernièrement des malles contenant des défenses  d’éléphants avaient été saisies à l’aéroport international de N’Djili. C’est de cette  manière qu’il faudra  normalement agir pour décourager les braconniers et autres trafiquants de pointes d’ivoires et autres espèces protégées.

[Maurice Bakeba]


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