Le Gabon va abriter dès le mardi 26 août courant, la toute première « Conférence interministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique ». Organisée en partenariat avec l’OMS et le PNUE, ces assises vont permettre la mise à l’étude de l’interactivité entre les problèmes d’environnement et ceux de la santé. 65 ministres de différents pays y sont attendus.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) organisent, en partenariat avec le gouvernement gabonais la toute première « Conférence interministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique » à Libreville, du 26 au 29 août 2008.
Cette conférence va permettre d’examiner les problèmes sanitaires et environnementaux sous l’angle de leur impact concret sur la réalisation des objectifs nationaux de développement tels que définis par la Conférence ministérielle africaine sur l’Environnement (CMAE), le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), les stratégies nationales pour la réduction de la pauvreté et par d’autres mécanismes, et en fonction des OMD dans leur ensemble.
L’objectif général de ces assises est d’obtenir l’engagement politique qui permettra de catalyser les changements politiques, institutionnels en matière d’investissements nécessaires, pour réduire les risques pour la santé liés à l’environnement afin de garantir le développement durable.
En terme d’objectifs spécifiques, la conférence vise, en premier lieu, la mise en évidence de la nécessité de reconnaître la corrélation qui existe entre l’environnement et la santé afin de parvenir à un développement durable. Et, en second lieu, promouvoir une approche holistique de l’élaboration, dans les secteurs de l’environnement et de la santé, de politiques qui valorisent les services que les écosystèmes rendent à la santé humaine.
« Le principal résultat attendu de cette première Conférence sera une prise de conscience accrue par les ministres de la Santé et les ministres de l’environnement de l’interdépendance des politiques, stratégies et programmes de leurs secteurs respectifs. Les ministres de la Santé seront amenés à mieux comprendre le rôle que peuvent jouer l’évaluation et la gestion des risques pour la santé liés à l’environnement dans la réduction de la charge de morbidité et dans la pérennisation et le renforcement des progrès déjà accomplis dans le domaine de la santé. Les ministres de l’environnement maîtriseront mieux le rôle que peut jouer l’amélioration de la santé communautaire dans l’amélioration de la qualité de l’environnement, dans une exploitation plus durable des ressources naturelles et l’accroissement de l’appui apporté par les autres secteurs à l’environnement (en tant que déterminant de la santé) ».
300 participants parmi lesquels le vice-président des Comores et 65 ministres doivent prendre part à cette conférence dont les travaux se tiendront du 26 au 28 août à la cité de la Démocratie.
LE PNUE EN BREF
Issu de la Conférence de Stockholm de 1972, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (United Nations Environment Programme : UNEP) fournit un mécanisme intégrateur et interactif par lequel un grand nombre d’efforts réalisés par des organismes distincts (intergouvernementaux, non gouvernementaux, nationaux et régionaux) se trouvent renforcés puisque mis en corrélation.
Du début, le PNUE a reconnu que l’environnement ne pouvait être traité de manière distincte. L’environnement est un système d’interactions qui s’étendent à tous les secteurs d’activité et qui nécessitent une approche intégrée.
Ainsi, l’environnement et le développement doivent être traités de manière conjointe, le PNUE a préconisé un concept de développement qui préserve l’environnement, ce qui a débouché sur l’adoption du concept de « développement durable » dans le rapport Brundtland et dans le « United Nations Perspective Document for the Year 2000 and Beyond ». Ce concept a été intégré comme un programme d’action appelé Agenda 21, qui a été adopté en 1992 lors de la Conférence des Nations unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED).
La présence du PNUE a été significativement augmentée au niveau régional ainsi que la responsabilité des Bureaux régionaux dans la livraison de leurs programmes de travail respectif. Ces bureaux sont placés à New York pour l’Amérique du Nord, à Genève pour l’Europe, à Nairobi pour l’Afrique, à Bangkok pour l’Asie et le Pacifique, à Mexico pour l’Amérique latine et les Caraïbes et à Bahrayn pour l’Ouest de l’Asie.
L’administration et le budget se situent à Nairobi. Le PNUE est dirigé par un directeur exécutif. Le Conseil d’administration, dont les membres sont élus par l’Assemblée générale des Nations Unies pour quatre années, évalue l’état de l’environnement dans le monde, établit les priorités de programme du PNUE et approuve le budget. Le Conseil d’aAdministration est composé de 58 membres choisis sur la base suivante : 16 sièges pour l’Afrique; 13 sièges pour l’Asie, 6 sièges pour l’Europe de l’Est; 13 sièges pour l’Europe occidentale et d’autres États; et 10 sièges pour l’Amérique Latine.