Les réquisitoires du ministère public dans l’affaire de l’assassinat du député provincial Daniel Botethi, sont tombés hier au tribunal militaire de garnison de la Gombe, comme une foudre. Des peines de mort distribuées à tous les prévenus, l’organe de la loi a brandi la fermeté à l’égard de ces éléments de la Garde républicaine qui ne sont pas dignes de cette unité des Fardc, pour avoir insécurisé le quartier Ma Campagne et tué la troisième personnalité de la ville de Kinshasa.
Ainsi il a requis la peine capitale contre Patrick Mwewa alias Kongo Bololo, Kadi Munung, Inoki Lesene, Ngoy Kasongo alias Moto ya Katanga, les lieutenants Mungongo et Kalonji wa Kalonji. Il est demeuré clément à l’égard de Junior Sushungu, agent d’une maison de communication, pour lequel il a sollicité l’élargissement pur et simple, faute d’éléments compromettants à sa charge.
Pour l’association des malfaiteurs et le meurtre, la sanction extrême L’auditeur militaire de garnison de Ngaliema qui faisait office de ministère public, a scindé ses réquisitoires en trois infractions principales.
Dans le panier de la prévention d’association des malfaiteurs, il a regroupé Kadi Munung comme chef de bande, et ses comparses Patrick Mwewa alias Kongo Bololo, Inoki Lesene, Ngoy Kasongo alias Moto ya Katanga, Fidèle Ilunga alias Decastro Leguenda, les lieutenants Kalonji wa Kalonji et Mungongo, ainsi que Manseba non autrement identifié en fuite.
Pour ce groupe d’inciviques, il a requis la peine de mort. La sanction extrême a également été requise pour les mêmes prévenus à l’exception des lieutenants Kalonji wa Kalonji et Mungongo pour le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa Daniel Botethi. Pour ces deux officiers du Bataillon agri et pêche de la Garde républicaine, l’organe de la loi a sollicité leur condamnation chacun à 20 ans de servitude pénale principale.
Enfin, pour l’infraction de vente d’effets militaires, notamment des tenues et des armes de la GR, c’est la peine de 4 ans de SPP qui fut requise par le capitaine Limbaya contre Kalonji wa Kalonji et Mungongo. L’organe de la loi a formulé au tribunal militaire, une série des demandes.
Le renvoi des prévenus des Fardc pour leur comportement incivique, la recevabilité des sollicitations de la famille Botethi, du MLC et du brigadier Kankonde wa Kankonde, la condamnation des prévenus à payer à toutes ces parties des dommages et intérêts en tenant compte des difficultés que traverse l’Etat congolais, et la restitution à la famille Botethi des biens personnels du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, notamment la Mercedes Elégance, le téléphone Nokia, son costume et ses chaussures.
En outre, il a réclamé aux juges militaires, la confiscation de l’arme Aka saisie sur Kadi, la restitution à l’Inspection provinciale de la police de deux armes saisies sur le brigadier Kankonde wa Kankonde, une Aka et un GP et enfin de prononcer toute autre peine que le tribunal militaire jugerait utile dans le cadre de cette affaire.
Debout à la barre, tous les prévenus ont à la fin de la lecture de ces réquisitoires, affiché une mine de deuil et sont demeurés silencieux. Par contre, retranchés dans une des tentes, quelques membres de leurs familles présents à l’audience, ont aussitôt éclaté en sanglots, après s’être faits expliquer le sort que le ministère public a requis pour leurs enfants. Signalons qu’aujourd’hui, l’audience sera réservée à la plaidoirie des avocats des prévenus.