Le procès sur l’assassinat du député Daniel Botethi s’oriente vers les plaidoiries, prévues pour le mercredi 27 août. Et c’est la partie civile MLC qui ouvrira les hostilités. Suivront ensuite celles de Kankonde, garde du corps du regretté vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. L’instruction de cette affaire s’est terminée hier vendredi 22 août.
Enfin, l’affaire sur le meurtre du député provincial Daniel Botethi Loleke – jugée en procédure de flagrance – va connaître son dénouement. Hier vendredi 22 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a pu examiner le relevé des appels téléphoniques du gouverneur de la ville de Kinshasa, ainsi que ceux du président de l’Assemblée provinciale. Il ressort de l’instruction que, selon les opérateurs de téléphonie cellulaire, aucune de ces deux autorités n’a été en contact avec les meurtriers présumés.
Mais contrairement au ministère public qui partage cet avis, la partie civile Botethi a argué que le gouverneur André Kimbuta Yango possède une panoplie de numéros téléphoniques. Donc, selon Me Papy Nyango et Claude Karl, le gouverneur de la ville de Kinshasa a pu dissimuler certains numéros. Pour les deux avocats, ce sont ces numéros - non présentés au tribunal – qu’il aurait utilisés pour entrer en communication avec la bande de malfaiteurs. Elément que le tribunal n’a pas semblé prendre en compte.
Quant aux deux autres numéros téléphoniques suspects, le capitaine Limbaya a déclaré qu’après vérification, ils appartiennent respectivement aux prévenus Patrick Mwewa et Kady Mununga. Leurs SIM ont été découvertes dans les poches de Patrick au moment de son arrestation. Donc, a-t-il conclu, cette bande avait l’habitude de changer de SIM pour se contacter. Ceci prouve qu’il y avait effectivement connexion entre ses différents membres. Mais selon les avocats de la défense, rien ne prouve que ces SIM appartiennent aux concernés. Ceci, du fait que le ministère public n’a pas exhibé un procès-verbal signé par Patrick Mwewa à cet effet.
Au cours de l’audience, Mlle Sarah Seliki - témoin du ministère public pour confondre les prévenus – n’a pas comparu. Selon l’organe de la loi, elle a déjà déménagé. Le huissier n’a donc pas pu l’atteindre. A sa place, le ministère public a présenté une dame du nom de Ngomi Babalingu. Ancienne bailleresse du prévenu Ilunga Kabuya Mbayo, elle a affirmé que ce dernier se prénomme Fidèle. Comme il fallait s’y attendre, ce dernier a réfuté cela. Il a soutenu s’appeler plutôt Ilunga Kabuya Mbayo Dekuenda De Castro.
A propos des tirs de St Luc - tirs qui avaient désorienté le député Botethi – l’autre renseignant, l’opérateur radio Madibu de l’Ipkin a révélé qu’il avait répercuté le message à la suite d’un coup de téléphone donné par un certain Emmanuel Zola qui habite au n° 188 de l’avenue Nguma. Curieusement, il n’avait reçu aucun message sur les tirs fatals de l’avenue Haute-Tension. Tirs qui ont pourtant mis fin à la vie de la troisième personnalité de la ville de
Kinshasa. Rendez-vous le 27 août, début des plaidoiries.