Après sa première comparution intervenue le 4 juillet à la Cour pénale internationale (CPI), le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba Gombo sera entendu le 4 novembre prochain. La première audience qui n’a duré que vingt minutes a été essentiellement consacrée à l’identification du prévenu. A toutes les questions posées par la juge Fatoumata Dembele Diarra, le président national du MLC a répondu d’une voix claire.
Après cette formalité, la Chambre préliminaire I prépare l’audience de confirmation des charges. Entre-temps, ses avocats comptent déposer d’ici quelques jours, une demande de sa mise en liberté provisoire auprès de la Cour.
Pour rappel, le sénateur Jean-Pierre Bemba a été arrêté, le 24 mai 2008 dans la banlieue de Bruxelles à la suite d’un mandat d’arrêt international délivré par la CPI.
Quels sont les griefs mis à charge de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo ? La CPI l’accuse « de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité à la suite de viols, tortures et pillages présumés qu’auraient perpétré ses soldats en République Centrafricaine entre 2002 et 2003.
L’on se souviendra que pendant cette époque, J.P. Bemba était à la tête d’un mouvement rebelle. Sur demande de l’ancien chef de l’Etat centrafricain, Ange-Félix Patassé, confronté à la menace de la rébellion dirigée alors par le général François Bozizé, ses troupes s’étaient rendues à Bangui (Centrafrique). Objectif : empêcher les rebelles de prendre le contrôle de Bangui.
En principe, c’est au cours de prochaines audiences que l’opinion sera fixée sur la confirmation ou l’infirmation des charges retenues contre l’ancien vice-président de la RDC.