Nous allons entreprendre ici, en lieu et place des savants que furent le Révérend Père Boka et le professeur Lutumba, auteurs de ce texte fameux et splendide en même temps qu’est : «La Congolaise », notre Hymne ntional, une analyse délibérée et personnelle afin d’y ajouter - tant que faire se pourra- une petite touche propre à nous sans beaucoup de prétention. Le Congo aujourd’hui République démocratique du Congo que les pères fondateurs voulaient prospère, et comment faire autrement n’a cessé, depuis la date magique du 30 juin 1960, sa descente aux enfers. Et ce avec le «potentiel », tout le potentiel qui n’a rien à voir avec le « Potentiel» journal où nous publions ces lignes. Nous disons « potentiel », économiquement cela s’entend c’est-à-dire le Congo, notre pays regorge par son sol et son sous - sol des richesses immenses. Le Congo est immensément riche. Mais la réalité vécue contraste manifestement. Le Congolais est sincèrement pauvre. L’inadéquation est visible, il nous faut la corriger. Maintenant que l’on va débattre par nos élus de son avenir, nous allons tenter d’apporter du grain à moudre, par notre modeste contribution. Et voici comment :
Debout Congolais
Oui frères et sœurs, debout nous le sommes depuis belle lurette un jeudi 30 juin 1960, il y a près de 50 ans. C’est à cette date que le cordon ombilical d’avec le colon fut coupé. Ce fut la naissance du Congo Indépendant. Oui, debout au jour d’aujourd’hui nous sommes mais de quelle manière? Il y a matière à dissertation. Oui, parce que continuer de jouer cette partition, la partition congolaise, pour emprunter à la rhétorique musicale, en queue de peloton même en Afrique centrale, cela ne nous honore guère. Nous pensons modestement qu’à ces niveaux-là, nous aurions pu avoir notre mot à dire sur la conduite des affaires, ce n’est plus le cas... Cela laisse à désirer. Il nous faut donc régler quelques comportements, changer quelques mentalités, trouver solution à quelques problèmes internes pour enfin de sortir la tête de l’eau.
Unis par le sort
Ce sort scellé lors d’une Conférence Internationale, à Berlin 1885 où les Grands d’alors’- décidèrent et se partagèrent le fromage nommé « Afrique», avec les dimensions du sous-continent que constitue notre pays le Congo-RDC. Ainsi nous avons été unis, territoire s’entend, comme dans un bon mariage pour le meilleur et pour le pire. -Dans le camp optimiste on chuchote : le pire est là, ici et maintenant, et le meilleur est à venir... Que Dieu soit loué. -Dans l’autre camp, les pessimistes: le meilleur est déjà loin derrière nous, et que le pire est là, ici et maintenant et même à venir, Hypothèse catastrophique mais qui se défend.
Que le Tout-Puissant nous épargne de ces... Le sort, dont propos ici, ne fut nullement catastrophique. Les économistes et non des moindres nous plaçaient sur le même palier sinon mieux que le Canada, les Sud-Africains se soignaient à E’Ville, Lubumbashi ou à Léo, Kinshasa. Depuis... Alors ne sommes-nous pas en mesure de remettre les pendules à niveau !
Emieter ce sort commun pour assouvir des prétentions de quelques «roitelets» à mal d’espaces est une chose mais assure 1e minimum de besoins de ceux de vos sujets messieurs les honorables est de loin primordial. Mbudi où est-il passé ?
Unis dans l’effort pour l’indépendance
Unis dans l’effort pour la Maintenance que le Révérend Père Boka et le Professeur Lutumba n’autorisent cette ajoute. En bon père de famille, nous nous serions contentées seulement de la «maintenance» (bonne gouvernance oblige) pour garder en l’état le niveau qui était notre en 1958, où nous survolions en PIB (Produit Intérieur Brut) ou en organisation sanitaire des pays comme le Canada qui n’a plus rien à voir avec notre classement d’aujourd’hui, en queue de peloton. Poto-Poto mboka monene solo Kinshasa poto-moyindo (dixit Mundanda).
Unis dans l’effort pour l’indépendance
Ceux de notre génération, les sixties, nés avec les Nations Unies, diront que : nos aînés, les Pères fondateurs de la République qui se sont battus et de quelle manière pour nous arracher du joug colonial, étaient si unis que nous nous sommes mis à nous disperser ; suivez mon regard... Voyons, le spectacle d’après «Sun City» : 500 partis politiques avec nos 400 ethnies, résultats des courses 1,20 parti politique pour chaque ethnie, déplorable. C’est comme si chaque collectivité se battait pour défendre son pré - carré, son petit périmètre d’où les provincettes sans infrastructures (l’arrivée des gouvernements provinciaux en est l’illustration parfaite) avec son lot de «roitelets» pour gouverner cet Etat. Gare à la Balkanisation.
Dressons nos fronts longtemps courbés
Quatre-vingts ans durant nous avons subi, nous avons gardé nos fronts courbés, du fait de la répression, de la puissance coloniale. Vint la Seconde Guerre Mondiale et ses effets collatéraux, qui sonna le glas des colonies, le réveil des populations et le 30 juin 1960 fut la sanction : le couronnement de cette lutte menée de mains de maîtres par nos a}nés qui avaient pour noms : Lumumba, Kasa-Vubu, Bolikango, Tshombe, la liste n’est pas exhaustive pour voir nos fronts à jamais redressés.
Et pour de bon, prenons le plus bel élan
Dans l’esprit des Pères fondateurs, une fois le front redressé, le cap choisi, nous devrions prendre des options chaque fois plus belles, chaque fois plus ambitieuses, chaque fois énormes à la dimension de ce grand pays qu’est le Congo. Ne dit-on pas RDC eloko makasi. Ya wapi ? Un tel élan aurait été assurément plus beau, un élan porteur mais ici-là, maintenant le constat hélas...
Dans la paix
Bien sûr que la paix est un élément indissociable à la création. C’est en temps de Paix que se bâtissent, se construisent les grands ouvrages, et autres monuments... Notre «ère», post-coloniale a été émaillée malheureusement de multiples soubresauts qui se trouvent être à la base du retard que nous avons accusé. Le comportement irresponsable de plusieurs fils et filles de notre pays dal)s la gestion quotidienne de la « Res Publica » entendez «la chose publique» démontre à suffisance que primait, que disons-nous, que prime encore l’égoïsme sur le collectif. Il serait plus que temps que ces comportements criminels disparaissent et que les anti-valeurs soient balayées. Nous sommes déjà heureux de voir quelques calicots aux coins de rues chanter le changement. Que cela ne soit pas «Chant de cygne ».
O peuple ardent
Grand peuple nous sommes, cela fait l’ombre d’aucun doute, fut-il par le nombre de la population. Mais il nous faut au-delà du nombre faire preuve certaine de capacités qui donnent de la valeur à un peuple de manière à le hisser, le peuple, sur les hauteurs qui nous étaient destinées il y a bientôt 50 ans moitié d’un siècle déjà. Les auteurs de ce texte splendide nous chantent... Ardent... L’acception de ce terme dans le « Robert » nous enseigne : Ardent qui brûle, qui est en feu... Sommes-nous encore ardent ? Difficile de répondre par l’affirmative au regard des résultats qu’affichent les tabloïdes de notre pays. Jadis, les «lions» ou les «léopards», des prédateurs en puissance faisaient peur mais actuellement même en football nous sommes devenus « mbwa ya copal signifiant tigre en papier ». Nous ne faisons plus peur, l’élimination d’il y a peu pour la Can 2008 en était illustration palpable. Il nous faut là, ici et maintenant contredire Tabu Ley qui dans une de ses chansons «Likala ya moto» -charbon ardent-, qu’on le veuille ou pas, finit toujours par s’éteindre. Voilà un défi à relever, garder le charbon dans son état ardent permanent.
Par le labeur
Oui dans le travail de longue haleine, travail méticuleux pourquoi pas ? Qui nécessite un assez long temps, un ouvrage dont la réelle valeur ne pourra qu’être estimée par les générations à venir. Et que ce travail soit rémunéré à sa juste valeur. Mbudi où es-tu passé ? Promesse fallacieuse, nous ne voudrons le croire messieurs les gouvernants.
Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant
La conséquence de ce labeur éminemment collectif, on le dira jamais assez, de ce travail bien fait qui ne peut qu’aboutir au résultat que rêvaient nos aînés et les auteurs dudit texte, à savoir un pays toujours plus beau... N’est - ce pas l’apothéose recherchée.
Dans la paix
Cela ne fait l’ombre d’aucun doute que la paix est un élément porteur. C’est lorsque celle-ci (la paix) est assurée que rêves et réalisations peuvent être atteints. Que les choix partisans, égoïstes, laissent la place au collectif et le rêve pourrait devenir réalité, il est plus que grand temps.
Citoyens entonnez
Ce terme entonner est utilisé de manière si judicieuse qu’il nous donne pleine satisfaction. Pour ceux qui ont vu naître la République, c’est à nous d’abord que s’adressaient les «auteurs» et pas seulement... Nous avons à entonner ce chant, commencer à baliser le chemin de façon à transmettre le flambeau aux jeunes générations. C’est un devoir sacré.
L’hymne sacré de notre solidarité
Hymne sacré, cet «air» qui doit sortir et faire vibrer nos poumons, faire vibrer la République toute entière, simplement et à jamais. Icônes ou totem, le «sacré», réunit tant les chrétiens « croyants » que les mécréants «non croyants» qui tous avouent au « sacré» un culte certain. Le sacré est synonyme de grandeur, il est digne de respect, c’est l’élément qui dispose de valeur absolue. Nous disons ici référence par exemple à l’inviolabilité ou à l’intangibilité de nos frontières.
Notre solidarité : elle est mise à mal notre solidarité. La solidarité est une exigence de dépendance mutuelle, d’interdépendance. C’est le vécu ensemble, l’histoire partagée qui doit à chaque fois que de besoin nous répéter, nous enseigner les vraies valeurs de ladite interdépendance. Nous pensons que celle-ci est mise à mal aujourd’hui à l’heure où l’on parle grands ensembles, nous nous piquons du nez vers les petites entités sans structures réelles d’accueil. Jadis à 6 provinces, pas si mal mais difficiles, à 11 déjà des fissures mais à 26, désolé et bonjour les dégâts et que vive le «Roitelet». Attention danger si on veut se comparer à la Confédération suisse, messieurs, la solidarité est une force. Il est de moins en moins rare d’entendre nos compatriotes accuser la classe politique d’égoïste. Tous pourris ! Chers gouvernants, ne faites pas de l’exploitation égoïste de nos richesses (dixit Pape Benoît XVI). La nation toute entière y a droit.
Fièrement saluer l’emblème d’or
L’Emblème est un attribut de la République. Comme tel, il est consacré par la tradition, par l’Indépendance pour représenter l’Etat, la Nation. Dans les cœurs des patriotes que tous nous devons être, il ne peut être que doré. Aussi avons-nous le devoir de le hisser, oui de hisser la République dans les premières loges au sein du concert des Nations. Voilà le noble rôle à accomplir et assumer. Il se fait malheureusement que depuis quelques temps, quelques inciviques dans les pourtours des stades se mettent à conspuer, à chahuter cette œuvre, que nous devons considérer «Immémoriale». Il est donc du devoir des autorités mais aussi des responsables des jeunes ou sportifs de parfaire l’éducation de cette tranche de notre peuple par l’enseignement sur la vraie valeur de notre hymne. On en parle maintenant dans les médias. Le ministre de l’Enseignement voudrait remettre le civisme dans le programme scolaire. C’est une bonne initiative.
De notre souveraineté
Placer la République au sommet du piédestal de manière à ce que notre admiration chaque jour renouvelée puisse nous amener à garder intact notre amour pour la République et sauvegarder ainsi jalousement cette souveraineté acquise de haute lutte pour paraphraser Emery-Patrice Lumumba lors de son discours à la nation, le 30 juin 1960 : Nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forcs, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.
Congo, don béni
Peut-on en douter ! Non. Une telle donation, un legs universel, reçu de Dieu, oui de la Providence (pour ne froisser les susceptibilités de personne) même les mécréants y trouvent leur compte. Le comble aujourd’hui 48 ans passés nous n’en sommes qu’à cet état pur, primitif qu’est le « potentiellement riche ». Il nous faut transformer l’essai comme en Rugby pour dépasser «potentiel» et titiller le « réellement riche ». Il y va de l’intérêt et de l’effort de tous, Pays et citoyens même combat, dans le travail comme dans le partage. S’accaparer pour soi, seul le bénéfice au détriment de la collectivité est une faute politique. Messieurs les politiciens, la recherche de légitimité auprès du souverain primaire qu’est le peuple vaut également pour la défense de ses intérêts les plus élémentaires. Mais que ne voyons - nous pas, une fois dans l’Hémicycle, on se met plus qu’à ne voir, à ne regarder que ce que vaut le député : 6.000 Usd ! Entre-temps que vaut «Mbudi», rien du tout, le moniteur ou l’huissier du coin dans sa vie quotidienne ne vous concerne plus, messieurs les députés? Pitoyable. Vous venez d’inventer la corporation des ex-honorables. Chaque «ex» coûte 1000 Usd/mois, le Budget de la République n’a pourtant pas éclaté. Mais pour le fonctionnaire qui vous accompagne au quotidien… Qu’est-ce que vous en pensez ? Un homme de Dieu nous avait enseigné en disant et ce, avec une conviction et une sincérité désintéressées, nous citons : qu’il n’y a de plus grande vocation que de servir les autres. En quelques sortes, il faut avoir le goût généreux de servir. A bon entendeur ...
Congo des aïeux
La référence aux «aïeux» est un symbole fort. Nul ne peut parler de « futur », de l’avenir sans se référer à l’ « Histoire », au passé. Et ce sont les aînés qui ont créé l’histoire. A nous de la préserver, c’est-à-dire l’histoire, le passé tout simplement. Ne dit-on pas que le passé est le meilleur souvenir du présent.
Congo O pays, Congo bien aimé
C’est la moindre des choses que de donner de l’amour au pays, à la terre qui nous a vu naître. De la défendre au besoin pour ne pas laisser place aux généraux de pacotille genre Nkunda ou leur commanditaire afin d’y semer le trouble, la désolation comme c’est le cas actuellement à l’Est de la République.
Congo, nous peuplerons ton sol
Avec la superficie qu’est la sienne 2.500.000 Km2 et du haut de ses 60.000.000 d’habitants aujourd’hui nous avons le devoir de le peupler. Faut-il que cette population soit en mesure d’assurer l’éducation de la progéniture. D’où l’on croit au partage de ses richesses colossales mais pas de son territoire. Nous n’avons pas encore besoin de roitelets aux royaumes sans infrastructures. Le partage équitable de ces richesses nous permettra d’assurer le devenir de l’Immense Congo.
Et nous assurerons ta grandeur
La grandeur d’un pays ou d’un peuple ne peut pas se faire en l’émiettant. La grandeur; ne peut se faire que dans l’union. Jadis, la construction du Grand Congo que tentèrent les autres fut un travail collectif. L’érection des centres tels que Boma, Matadi, Kinshsa, Lubumbashi, Kananga ou Mbandaka pour ne citer que ceux-là fut un effort national, collectif. L’émiettement dans sa tendance rapide actuelle, ne ressemble à rien d’autre qu’à une tentative égoïste de quelques politiciens à mal de pouvoir, qui veulent se faire roi pardon roitelet. Il nous faut donc faire attention pour ne pas laisser prendre corps les idées de ces vendeurs d/illusion sans grand lendemain. Gare à la balkanisation !
30 juin, Ô doux soleil 30 juin, du 30 juin
Nous pensons modestement, en ce qui nous concerne que chacun de nous en a un ; nous voulons dire le jour de naissance. Et comme le 30 juin est le jour où la République fut proclamée, cette date ne peut être autrement que sacrée, c’est le jour où le cordon ombilical d’avec le colon fut coupé. Il va sans dire que chaque année à cet anniversaire, il faut que la République soit habillée de sa plus belle robe. Que des manifestations de très haute portée soient organisées. Qu’à travers le pays l’on puisse rappeler et enseigner l’importance de l’événement, l’importance de cette journée témoin de notre entrée dans la cour des nations indépendantes. Minimiser ou dévaloriser cette date équivaudrait à dévaloriser tous les faits collatéraux qui ont des rapports de près ou de loin avec ladite date. Voici ce que disait E-P Lumumba du 30 juin : « Je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.
Jour sacré de l’immortel Serment de liberté Que nous léguons à notre prospérité pour toujours.
L’Immortalité de cette journée –énorme- étant consacrée, il ne nous reste plus qu’à faire « donation ». Oui transmettre à jamais les grandes vertus de cette journée grandiose aux générations à venir. Et si qualités ou autres vertus il n’y a pas encore. Il nous faut en imaginer, concevoir, fabriquer, en trouver les caractéristiques et de faire en sorte que dans la comptabilité que nous comptons légués aux générations de demain, que son bilan, non que notre Bilan puisse être globalement positif. Enfin la République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque à nos enfants.
Le mot de la fin
A l’heure où les Institutions de la République commencent à se mettre en place, la démocratie est à ses balbutiements. Nous avons jugé bon d’aller visiter notre Hymne National parce que pensons-nous ce texte diffuse quelques principes généraux que s’il on y prend garde, nous passerons à côté. Ces principes disons-nous souvent mis à mal par des comportements souvent non appropriés. Nous croyons donc notre contribution nécessaire pour aider, tant que faire se pourra à quelques changements de mentalité. N’est-ce pas le slogan à la mode à l’heure actuelle. Le changement, si changement doit y avoir ne peut se faire que pour le bonheur de tous et éviter en cela des comportements égoïstes. Ces derniers, les comportements égoïstes coulent encore des jours heureux n’est-ce pas messieurs les gouvernants. Quand vous vous affichez, le peuple trime. Quand vous vous servez le budget de l’Etat trouve des ressources mais pour les fonctionnaires du coin ... Vous faites valoir les limites de ce même budget, Dommage ! Se servir oui mais servir non.
Au brillant texte du Révérend Père Boka et du Professeur Lukombo, nous avons essayé par notre analyse, d’en tirer la quintessence et le partager avec les lecteurs avertis que vous êtes. Notre pays a besoin d’élèves appliqués, il est plus que temps pour que nous nous mettions à niveau. La République est notre patrimoine commun, la préserver est notre devoir à tous. Profiter de son potentiel est notre intérêt à tous, n’en faites pas une chasse gardée. Jouons collectif. Les «micro baladeur » de la RTNC dans les rues de la capitale ont démontré si besoin était que bon nombre de nos compatriotes ne connaissent pas ou presque le texte de la Congolaise. Un effort, dans l’enseignement, des éducateurs auprès de la jeunesse, fera ressortir les valeurs cachées’ de ce texte et qui ne fera du mal à personne. A bon lecteur ... salut.
Debout Congolais
Debout Congolais, unis par le sort, Unis dans l’effort pour l’indépendance, Dressons nos fronts longtemps courbés, Et pour de bon, prenons le plus bel élan Dans la paix Ô peuple ardent Par le labeur, nous bâtirons un pays Plus beau qu’avant Dans la paix Citoyens! Entonnez L’hymne sacré de notre solidarité, Fièrement saluer l’emblème d’or De notre souveraineté, Congo, Don béni, Congo, Des aïeux, Congo, O pays, Congo, Bien aimé, Congo, Nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur, Trente juin, ô doux soleil! Trente juin du trente juin, Jour sacré soit le témoin, Jour sacré de l’immortel Serment de liberté que nous léguons à notre postérité pour toujours.
Composé en 1960 par le père BOKA di Mpasi Londi et M. LUTUMBA Distribué par la VSB (Dignité Humaine) ONGDHllavsb2005@yahoo.fr