Dans son message adressé aux agents et fonctionnaires de l’Etat ainsi qu’aux syndicalistes à l’occasion du 48ème anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’Intersyndicale nationale du secteur public relève que cet événement s’est déroulé (le lundi 30 juin 2008) dans le dénuement pour les agents et fonctionnaires de l’Etat qui demeurent impayés.
Le modérateur de cette structure regroupant les syndicats du secteur public, Naupess Kibiswa Kwabene, signataire de ce message, reconnaît tout de même que son organisation travaille depuis près d’une année avec le gouvernement central, à travers les ministères du Budget, des Finances e de la Fonction publique, pour obtenir la matérialisation du barème dit de «Mbudi».
Lequel, il convient de le signaler, avait été signé en février 2004 à Mbudi, localité située dans la commune de Mont-Ngafula, entre le gouvernement et les plates-formes des syndicats du secteur public. Le premier palier de ce barème alloue une somme de 69 dollars américains au huissier et 690 dollars Us au secrétaire général de l’Administration publique. A ce jour, seul le huissier perçoit la somme prévue.
Dans le cadre de la collaboration avec le gouvernement, note ce message qui est exploité par l’Agence congolaise de presse (ACP), l’Intersyndicale a effectué dernièrement – à travers ses délégués – une mission de l’encadrement de la paie des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat pour le mois d’avril 2008.
Ce, à travers le territoire national. Ce contrôle devait permettre aussi de connaître les effectifs des concernés. Les «missionnaires» sont de retour à Kinshasa depuis quelque temps. Ils ont déposé les conclusions de leur mission au ministre de la Fonction publique.
Ce message se termine, selon notre consœur, par une série de recommandations adressées au gouvernement, relatives notamment à la non reconduction par le gouvernement, à partir de juillet 2008, des sommes liquidées et payées en avril 2008, l’uniformisation des zones salariales ainsi que la lutte contre la pauvreté par l’instauration du travail décent, tel que prescrit par l’Organisation internationale du travail (OIT).