Le chef-lieu de la province du Kasaï Occidental, a abrité, le 30 juin 2008, les festivités marquant le 48ème anniversaire d’indépendance du Congo-Kinshasa. A cette occasion, un grand défilé a été organisé à la place de l’indépendance, située dans la commune de Kananga. Le chef de l’Etat, Joseph Kabila et d’autres personnalités congolaises et étrangères ont apris part à cette manifestation.
La ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental a abrité, hier lundi 30 juin, les festivités marquant le 48ème anniversaire de l’accession du Congo-Kinshasa à la souveraineté nationale et internationale. A cette occasion, un défilé a été organisé à la place de l’indépendance, située sur le boulevard Lumumba, dans la commune de Kananga. Témoin de l’événement, le président de la République, Joseph Kabila. Plusieurs autres personnalités politiques congolaises et étrangères ont pris également part à cet événement historique.
Pendant plus d’une heure, les couches de la population du Kasaï Occidental et celles venues de dix autre provinces que compte la RDC, ont pris une part active à ce défilé, agrémenté par la fanfare des FARDC.
Des entreprises publiques et privées, des agents et fonctionnaires de l’Etat du Kasaï Occidental, des élèves et étudiants de la place, des mamans marchandes, des éléments de Forces armées de la RDC et ceux de la Police nationale congolaise ont pris d’assaut le boulevard Lumumba. L’ambiance était de fête. Des milliers de personnes venues de tous les coins et recoins du Kasaï Occidental ont célébré avec joie, le 48ème anniversaire d’indépendance de la République démocratique du Congo.
A noter que la ville de Kananga a abrité également, le samedi 28 juin dernier, la réunion du Conseil des ministres. Au cours de cette réunion, les membres du gouvernement ont pris un certain nombre de décisions relatives au développement de la province du Kasaï Occidental. Ces décisions ont tourné autour de dix priorités présentées par le gouverneur Trésor Kapuku.
Parmi ces priorités, le gouvernement a pris l’engagement de répondre favorablement à certaines attentes de la population ouest-kasaïenne, C’est le cas, notamment de l’électrification de la province et la desserte en eau potable, la réhabilitation des infrastructures routières et de la voie ferrée Lubumbashi-Ilebo…
A noter que les festivités du 30 juin 2008 ont été célébrées dans toutes les provinces de la Répubique démocratique du Congo.
Toujours en marge de la célébration du 48ème anniversaire du Congo d’indépendance, quelques témoignages ont été recueillis.
TEMOIGNAGES
A la question de livrer ses impressions sur la date du 30 juin 1960, Paul Boduka (66 ans) a déclaré : « J’étais encore élève à l’internat, dans une mission catholique à l’intérieur du pays, plus précisément dans l’actuelle province du Bandundu, le jour de l’indépendance. J’ai vu des politiciens qui venaient de Léopoldville (Kinshasa).Ils racontaient que les Blancs vont partir chez eux et que nous seront très bien. Ils disaient aux mamans de nettoyer les routes et les cimetières, parce que les morts allaient ressusciter pour nous apporter divers biens. Ceux qui ne voulaient pas croire étaient finalement convaincus par les vieux, du fait que les morts vont revenir et qu’on allait manger ensemble avec les Blancs à la même table. Vraiment, c’était du mensonge. Aujourd’hui, les morts ne sont jamais ressuscités et les vivants sont confrontés à la misère noire et interminable. Je demande aux autorités du pays à l’occasion de cette journée historique, d’améliorer les conditions de vie de la population surtout des fonctionnaires, car moi je le suis aussi ».
De son côté, Gabriel Kakenze (69 ans), a raconté :« Moi j’étais à Kinshasa en ce jour-là. Je venais de faire un an de service en tant qu’enseignant. J’ai défilé devant le Roi Baudouin et le président Kasa-Vubu. C’était une journée grandiose, mêlée parfois de controverse. Parce que beaucoup de Congolais croyaient que nous allions dorénavant vivre comme des Blancs. On était tous contents. Mais on s’est rendu compte plus tard que c’est plutôt que les Congolais devaient se prendre en charge sans rien attendre de la Belgique. Aujourd’hui, malheureusement on trouve que tout a changé au Congo, mais en mal. Tout est à recommencer ! Il faut instaurer la paix et la conscience patriotique, afin de reconstruire le pays ».