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 Sun, 24 Aug 2008 13:18:00
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Mexique / Conférence de Mexico sur le Sida : La BM s’engage à soutenir les Etats |
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Par KongoTimes!
Un rapport de la Banque Mondiale publié hier révèle la rapidité de l’évolution de l’environnement et de l’épidémie du SIDA et insiste sur le besoin d’une réponse localisée et éclairée au VIH/SIDA en Afrique. L’environnement en mutation du VIH/SIDA couvre de nombreux sujets, de la dynamique de transmission au développement économique, en passant par la durabilité financière des interventions VIH/SIDA dans un environnement complexe pour les donateurs.
Les conclusions du rapport soulignent le besoin d’un renforcement de l’engagement et des décisions politiques à l’échelon de chaque pays. La Banque Mondiale a commandé les articles du rapport dans le but de développer sa nouvelle stratégie de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. Plusieurs auteurs ont participé au Congrès international sur le SIDA à Mexico, afin de discuter de leurs conclusions et des solutions possibles.
Étant donné la rapidité d’évolution de l’épidémie, tous les partenaires mondiaux et nationaux, dont la Banque Mondiale, doivent aspirer à une meilleure compréhension des mécanismes de l’épidémie et à une utilisation efficace de l’argent consacré à la lutte. Des ressources doivent être investies dans des interventions efficaces, dont le risque d’échec est faible étant donné les caractéristiques de l’épidémie au niveau national.
Grâce au travail d’analyse contenu dans l’environnement en mutation du VIH/SIDA et dans le Programme d’action sur le VIH/SIDA en Afrique, la Banque Mondiale s’est engagée à jouer un rôle important dans l’assistance apportée aux pays pour une meilleure utilisation de l’aide et une accélération du rythme pour atteindre rapidement les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
La Banque Mondiale a mobilisé, depuis 2000, plus de 1,6 milliards USD pour appuyer plus de 30 pays d’Afrique sub-saharienne. Le récent rapport révèle les nouvelles réalités épidémiologiques profondes et casse certains clichés sur le VIH/SIDA. Les opinions communément admises étant remises en cause, les responsables sont tenus de repenser et de débattre les politiques de prévention, ce qui est crucial car les idées fausses sur l’épidémie risquent d’entraver sérieusement les efforts de lutte.
L’une des raisons principales des départs de membres des services de santé gouvernementaux est le manque de protection contre le VIH, en particulier les équipements de protection standards et l’accès à la prophylaxie post-exposition.
On associe habituellement la pauvreté au VIH/SIDA mais au niveau individuel, il est associé à des comportements et caractéristiques propres à des personnes à revenus élevés : un plus grand nombre de partenaires sexuels simultanés, la mobilité géographique et l’urbanisation, par exemple.
Selon les statistiques, le traitement à vie coûte environ 5600 USD en Afrique ; la prévention d’une nouvelle infection coûte, elle, environ 2000 USD et on estime que ce coût baissera à terme. Le rapport permet de mieux comprendre pourquoi le taux d’infection prend continuellement de l’avance sur le traitement : on compte cinq nouvelles infections pour deux personnes capables d’accéder au traitement, le besoin d’intégrer les services VIH/SIDA aux services de santé généraux et consacrés à la reproduction, étant donné les taux de co-infection de tuberculose et l’occasion, trop souvent manquée, de s’attaquer au VIH/SIDA lorsque des femmes sont en recherche de soins, par exemple, le rôle critique des communautés pour permettre un accès universel à la prévention, au soin et au traitement.
« L’accès universel dépend également de manière critique de systèmes de santé qui fonctionnent efficacement », a déclaré Elizabeth Lule, responsable de l’équipe de campagne anti-SIDA pour l’Afrique (ACTafrica) de la Banque. « Sans cela, il est peu probable que nous arrivions à l’accès universel au traitement. Les augmentations des aides financières à la lutte contre le VIH/SIDA représentent à la fois des opportunités de premier ordre pour renforcer et élargir les systèmes nationaux, et pour nourrir la capacité de la société civile à s’attaquer aux mécanismes sociaux de l’épidémie, tels que les inégalités sexuelles. »
Le rapport conclue que les nations, les donateurs et les communautés doivent comprendre leurs épidémies spécifiques, baser sur des faits la détermination d’interventions appropriées et travailler davantage sur la coordination (entre donateurs) ; le tout chapeauté et aiguillé par les dirigeants nationaux.
La BM et le VIH/SIDA en Afrique Dès 2006, les dirigeants de la Banque Mondiale en Afrique se sont rendus à l’évidence : la situation a beaucoup évolué. Les pays et partenaires étaient entrés dans une nouvelle phase et elle devait repenser son approche, en s’ajustant sur le terrain à ce nouvel environnement et aux autres changements en cours.
ACTafrica est alors entré dans un processus de consultation à grande échelle, afin de développer sa nouvelle politique, ce passage d’une réponse d’urgence à une approche durable, basée sur le long terme. Cet effort a abouti lorsqu’une nouvelle stratégie a été établie, visant une réponse multi-partenariale et multi-sectorielle à la situation du SIDA en Afrique : Notre Engagement : le programme d’action 2007-2011 de la Banque mondiale pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique.
Les nouveaux objectifs stratégiques dans ce domaine comprennent le conseil aux pays sur la meilleure manière de gérer le financement international qu’ils reçoivent ; l’aide aux pays pour accélérer la mise en œuvre et investir dans le développement durable à long terme face au VIH/SIDA ; le renforcement du suivi et de l’évaluation des capacités des pays à identifier le bon fonctionnement, l’efficacité et la transparence de leur réponse face au VIH/SIDA ; enfin, le développement des systèmes de santé et fiduciaires plus puissants.
La mise en œuvre de la nouvelle stratégie a commencé fin 2007. On rappelle que la Banque mondiale est l’un des dix co-parrainants de l’ONUSIDA, aux côtés de l’OIT, du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), de l’UNICEF, du PNUD, de l’UNESCO, de l’ONUDC, du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), du PAM et de l’OMS.
Sylvestre Saïdi Nyota
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