Bâtir la communication sur des données réelles de sorte que le message puisse être intériorisé par la population cible constitue la nouvelle approche adoptée par le nouvel organisme Groupe d’actions pour la santé en Afrique (Gasa) concernant la lutte contre le Vih/Sida. Son président, Jean-Paul Bofunda Mokambi, l’a fait savoir le samedi 19 juillet dernier lors de la restitution de l’étude des besoins en prévention sur le Vih/Sida dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. C’était au cours d’un point de presse tenu au siège de cet organisme dans la commune de Ngaliema.
Cette nouvelle approche, a-t-il souligné, est le résultat d’un constat selon lequel ces deux provinces souffrent d’un déficit de communication qui se fait de manière ponctuelle. En effet, c’est lors de la descente sur terrain, pendant six jours, que Gasa s’est rendu compte de la triste réalité après le contact avec les jeunes (filles et garçons), les femmes, les personnes infectées/affectées par le Vih/Sida, les professionnels du sexe, les policiers et les militaires.
Pour le président de Gasa, l’information et la sensibilisation, qui sont un des moyens efficaces de prévention du Vih/Sida, doivent être pérennes parce que ce fléau est toujours présent, décimant petit-à-petit la population. Laquelle n’est pas du tout informée sur cette maladie dont le dépistage n’a jamais été effectué.
Pour sa part, la coordonnatrice de cet organisme, Béatrice Ndaya wa Mbaya, a justifié le choix de ces deux provinces par le fait qu’elles sont les plus touchées par le virus.
Cela, avant d’indiquer que, outre la population cible, Gasa a également eu des séances de travail avec les ONG locales, les partenaires et les autorités politico-administratives, en l’occurrence les ministres provinciaux de la Santé.
Après les questionnaires à l’intention de la population cible, a-t-elle fait valoir, Gasa procédera au dépouillement afin de créer «des messages/outils qui seront adaptés à chaque public cible visé et mis à la disposition de nos partenaires pour qu’ils les utilisent dans leurs activités de sensibilisation quotidiennes». Avant de signaler qu’«un projet de santé communautaire choisi à partir des besoins identifiés dans les questionnaires sera également financé par Gasa pour la population». Elle a aussi dit que le rapport de cette étude sera remis aux responsables du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS)/Kinshasa, Goma et Bukavu ainsi qu’à toute autre structure intéressée.