Gender Links (GL) et l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) ont procédé, le mardi 1er juillet, à la présentation du rapport sur l’étude de base sur le « Genre et le VIh/Sida ». Cette étude, qui fait partie du Plan d’actions des médias (PAM) sur le genre et le VIH/Sida, a été coordonnée par la Southern african editors forum (SAEF). Tandis que le volet Elaboration des politiques du PAM a été mené par GL. A travers cette étude, le PAM vise à s’assurer que, jusqu’à la fin de l’année 2008, 80 % de toutes les entreprises de presse de la région disposent et appliquent des politiques sur le genre et le VIH/Sida.
Pour cette étude, le PAM prévoit six volets, à savoir «Elaboration des politiques par GL; le plaidoyer par le réseau de Gender and medias southern Africa (GEMSA); le monitorage par le média Monitoring project, l’éthique par le Media institute of southern Africa (MISA) ; la formation par Panos et l’information par la SAFAIDS ».
Ce rapport concerne une étude de base menée sur le genre et le Vih/Sida en République démocratique du Congo, Madagascar et Les Seychelles. Le monitorage comprenait la presse écrite privée et publique, de même que la presse audiovisuelle (radios et télévisions). 5.718 nouvelles ont été analysées pour les trois pays dont 2.077 pour la RDC. Les résultats-clés de cette recherche ont été divisés en trois axes d’enquête, notamment les pratiques journalistiques sur le genre et le VIH/Sida.
Pour obtenir un environnement incitatif d’une bonne couverture d’articles sur le VIH/Sida et/ou développer des politiques internes, cela demande l’adhésion des rédacteurs en chef et des managers. C’est un exercice plein de défis qui nécessitera des chefs d’équipe la connaissance et la compétence.
S’appuyant sur les instruments juridiques nationaux et internationaux qui garantissent à la femme le droit à une participation essentielle à la reconstruction, le président de la Haute autorité des médis (HAM), Primo Mukambilwa Bwami, a, dans son mot de circonstance, saisi l’occasion pour faire remarquer que, grâce au centre de monitoring de son institution, ceux-ci réservent une faible part à la sensibilisation contre des pratiques sexuelles dangereuses. Et que cela risque de décimer toute la jeunesse, force motrice nécessaire à la reprise du travail et de la production en RDC.