La pandémie du sida continue à mobiliser les efforts des hommes politiques de tous les pays du monde. La République démocratique du Congo y consacre une partie de son budget de santé publique. L’honorable Guy Musomo Wapembe président de l’Assemblée provinciale de Bandundu vient de faire la démonstration de son engagement dans la lutte contre le vih/sida dans sa province.
Il a explicitement déclaré à l’occasion de la clôture de la session extraordinaire de l’Assemblée provinciale de Bandundu, que deux maux rongent la province : il s’agit de la pauvreté qui a atteint les limites de l’intolérable et du sida dont le taux de prévalence est en croissance exponentielle.
A l’appui de cette affirmation il y a les statistiques alarmantes produites par les Ong et les autres structures qui opèrent dans cette province voisine de la capitale Kinshasa. Sur une population totale de plus ou moins six millions d’habitants, au moins 3% des habitants de la province de Bandundu des milieux urbanisés sont séropositifs. Les autres infections sexuellement transmissibles ne sont pas en reste, notamment la syphilis qui a gagné son infiltration au Bandundu mieux qu’à Kinshasa avec une avance confortable.
Le plus grand reproche qui est fait à l’endroit de la population, c’est d’ignorer son état et de ne pas chercher à se faire dépister à temps. Ce faisant, on réduit la lutte contre le sida à son seul aspect curatif, alors qu’il serait avantageux d’accentuer la prévention pour diminuer les risques de mortalité. C’est dans cette logique de prise en charge qu’il faut inscrire la remise des anti-rétro viraux Arv à l’hôpital général de référence de Bandundu par le ministre du gouvernement central Maker Mwangu qui a fait le déplacement de Kinshasa à cette occasion.
Cette ignorance favorisée par les aspects culturels de la société congolaise renforce la propagation de la maladie, tout en handicapant les efforts menés en faveur du développement de la province de Bandundu. Pour le député Guy Musomo, l’Assemblée provinciale de Bandundu n’entend pas baisser le bras, même si ce n’est pas sa tâche prioritaire. Elle va contribuer au changement des mœurs par des campagnes de sensibilisation à la prévention, sur les modes de transmission du sida surtout à l’intention des populations cibles comme les jeunes, les policiers et les militaires qui sont particulièrement vulnérables.
Il a en outre félicité les animateurs du Pnmls qui jouent le rôle de catalyseur dans la lutte contre le sida. Cette présence bienheureuse alliée à l’ouverture à la dernière semaine du mois de janvier du premier centre de dépistage volontaire Cdv de la province, et son approvisionnement en Arv par le ministre Maker Mwangu permet désormais de coupler la prévention à la prise en charge effective des malades, à la grande satisfaction de la population. On peut dire au regard de ces progrès qu’au Bandundu le combat contre le sida et les Ist est véritablement commencé. Médard Mayele C/P.Bandundu
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