Le ministre provincial de l’Economie et Finances, Robert Luzolano, a visité, le vendredi 27 juin 2008, les différentes initiatives de développement économique que la Coopération technique belge (CTB) appuie, dans son projet PAIDECO, à Kisenso et Kimbanseke. Après une discussion sur l’approche du projet, la délégation s’est rendue au siège d’UMOJA à Limete, pour visiter les projets de recyclage des déchets plastiques ménagers (réalisé en collaboration avec Ingénieurs sans frontières) et le Guichet d’économie locale (en partenariat avec l’ONG belge Groupe One).
Le ministre provincial de l’Economie et Finances, Robert Luzolano, a effectué une visite de travail au siège du programme d’appui aux initiatives de développement communautaire (PAIDECO). Intéressé par les activités de PAIDECO à l’appui au développement économique local des communes de Kisenso et Kimbanseke, le ministre a effectué une visite de terrain pour se rendre compte de leur mode de fonctionnement.
Pour la journée du vendredi 27 juin, il a visité le projet de recyclage des déchets plastiques réalisé par l’ONG UMOJA, à Limete.
Par cette visite, le PAIDECO a informé le ministre de l’utilité de ces actions en termes d’assainissement, de création d’emplois et de richesses. La satisfaction était grande pour le ministre provincial. «Je soutiens et encourage ce programme qui entre en ligne de compte de la politique du gouvernement provincial dans la réduction de la pauvreté», a déclaré Luzolano.
Le projet de recyclage des sachets plastiques ménagers a démarré à Limete, en janvier 2007, grâce à l’expertise de l’ONG «Umoja développement durable» (UDD), en partenariat avec l’ONG belge «Ingénieurs Sans Frontières». Ici, on recycle environ 10 tonnes des sachets par mois. On vent à 1.000 $ la tonne. « D’ici quelques mois on atteindra 24 tonnes le mois», explique un technicien.
Pour l’instant, trois ateliers de recyclage de sachets plastiques ont été mis en place à Limete, Kimbanseke et Ngaba. Ces ateliers de recyclage permettent de valoriser les déchets plastiques pour les transformer en un produit exploitable par l’industrie plastique.
L’opération permet d’atteindre deux objectifs simultanément: vider les rues de déchets plastiques qui causent l’insalubrité, d’une part; et offrir un revenu aux habitants du quartier, d’autre part.
Le principe est très simple. Les gens ramassent les plastiques trouvés dans la rue, dans les collecteurs ou les décharges pour les revendre à un guichet d’achat-vente.
Pour un kilo de sachets ainsi collectés, on peut obtenir 100Fc. Le guichet d’achat-vente est ensuite chargé de trier et de vérifier la qualité des sachets rassemblés pour ensuite les envoyer vers un atelier de recyclage.
Dans ces ateliers de recyclage, les sachets sont déchiquetés, nettoyés, séchés puis fondus pour en faire des petites boulettes homogènes que l’industrie plastique pourra utiliser pour fabriquer de nouveau produits. «C’est ainsi que les vieux sachets que l’on croise dans toutes les rues de la capitale deviendront des tuyaux, des gouttières ou de nouveaux sachets plastiques», a indiqué le responsable de l’Asbl UDD.
Concrètement, le PAIDECO a financé le lancement d’un nouvel atelier de recyclage à Kimbanseke (Av. Ntoto, Kingasani), lequel va ouvrir ses portes dans quelques semaines.
A l’heure actuelle, les travaux d’aménagement de la parcelle ont débuté, tandis que les machines sont en cours de construction à l’Institut technique et industriel de la Gombe. « L’une de nos grandes difficultés, c’est l’absence de terrain pour implanter les infrastructures», a déploré le coordonnateur technique de PAIDECO, Hervé Corbel.
Par ailleurs, l’ONG UMOJA, en partenariat avec l’ONG belge «Groupe One», a mis en place un guichet d’économie locale.
C’est un projet issu du partenariat de deux ONG, qui fait l’accompagnement et la formation de petits entrepreneurs.