Toutefois, quelques-uns des 6,3 millions d'électeurs autrichiens ont commencé à voter dès minuit à la gare de Linz (ouest) et à partir de une heure du matin à l'aéroport de Vienne-Schwechat.
Ce scrutin anticipé a été rendu nécessaire par l'éclatement de la grande coalition gauche-droite au pouvoir depuis 20 mois, émaillés de querelles sur une réforme fiscale et les moyens de lutter contre la vie chère.
Selon les sondages, les deux grands partis pourtant responsables de cet échec, les démocrates-chrétiens (ÖVP) et les sociaux-démocrates (SPÖ), devraient de nouveau être en tête et au coude-à-coude dans ces élections législatives anticipées, mais avec cependant leur plus faible score historique de l'après-guerre, sous la barre des 30%. Le SPÖ, avec comme tête de liste un nouveau venu, Werner Faymann, 48 ans, obtiendrait de 26 à 29% contre 25-27% des suffrages à l'ÖVP, emmenée par le ministre des Finances sortant, Wilhelm Molterer, 53 ans.
L'extrême droite devrait être la grand gagnante de cette élection et redevenir la troisième force politique du pays, ce qu'elle avait déjà été dans les années 1990 et au début des années 2000: d'après les sondages, elle est créditée de 17-19% des suffrages, soit une progression de près de dix points.
Pour la première fois, 183.000 jeunes de 16 et 17 ans ont le droit de vote, tandis qu'à la veille du scrutin encore un million d'électeurs se déclaraient indécis.
Un grand nombre d'électeurs -- 9,27%, soit le double du scrutin de 2006 -- ont demandé à voter par correspondance et leurs bulletins ne seront dépouillés que le 6 octobre.