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 Sun, 24 Aug 2008 12:03:00
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ONU / Abus sexuels des casques bleus : L’Onu doit agir ! |
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Par KongoTimes!
A la suite des résultats de la récente enquête interne imputant des actes d’exploitation sexuelle aux membres d’une des unités de maintien de la paix du contingent indien à l’Est de la RD Congo, le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a tapé du poing sur la table : « des mesures disciplinaires les plus graves devraient être prises dès que possible contre leurs auteurs ». Cependant, de nombreux activistes des droits de l’homme, dont l’Ong international «Save The Children», élèvent déjà la voix pour dénoncer l’impunité des abus sexuels commis par les soldats de l’Onu et les travailleurs humanitaires.
Ainsi, la semaine dernière, Save The Children restitue, dans son rapport, le viol infligé à Elisabeth, une Ivoirienne de 12 ans, par 10 Casques bleus. « Ils m’ont attrapée, jetée à terre, violée l’un après l’autre. Je voulais m’enfuir, mais ils étaient dix. J’étais terrifiée. Quand ils ont terminé, ils m’ont abandonnée là, baignant dans mon sang... » témoigne Elisabeth qui n’avait que 12 ans, en juin dernier, lorsque son chemin a croisé celui des Casques bleus pakistanais.
Pour son plus grand malheur, les soldats de l’ONU effectuaient une mission de « maintien de la paix » en Côte d’Ivoire. Dans le village de la fillette, signale Save The Children, on affirme que les militaires n’ont jamais été inquiétés. RDCongo, Haïti, Côte d’Ivoire : sexe contre nourriture Le récit bouleversant d’Elisabeth n’est qu’un de nombreux témoignages recueillis par l’ONG britannique «Save The Children» au cours des douze derniers mois.
A en croire le rapport publié le jeudi 14 août dernier, des abus sexuels sont commis régulièrement par des Casques bleus, mais aussi par des travailleurs humanitaires. Il ne s’agit pas toujours de viols. Affamés, des enfants sont contraints de vendre des faveurs sexuelles contre de la nourriture ou du savon dans des zones dévastées par la guerre ou des catastrophes naturelles.
Surtout en Côte d’Ivoire, en RD Congo et en Haïti. Les petites victimes ont parfois à peine 6 ans ! « Notre enquête met au jour les actes ignobles d’un petit nombre de personnes qui abusent les enfants les plus vulnérables au monde, qu’ils sont supposés protéger », dénonce à Londres la directrice de Save The Children, Jasmine Whitbread.
L’Ong affirme qu’on trouve de tels « prédateurs » dans toutes les organisations. L’Afrique à vendre ? Dans la foulée, Save The Children estime que les politiques de « tolérance zéro » n’ont pas été traduites sur le terrain. L’impunité serait totale. C’est pourquoi elle appelle d’urgence les acteurs internationaux à faciliter le dépôt de plaintes, afin de pouvoir sanctionner sévèrement les coupables et apporter un soutien aux victimes...
« Déposer plainte ? Mais la plupart des victimes ne le feront jamais ! Les abuseurs sont ceux dont elles dépendent pour se nourrir », objecte un humanitaire onusien sous le couvert de l’anonymat. « La vérité, c’est qu’il faut être extrêmement solide pour faire ce boulot. Vous n’imaginez pas comme la tentation est forte. Le continent noir est si vulnérable...
Toute l’Afrique est à vendre ! Dans les zones d’intervention internationale, les gens sont traumatisés. Les pires abus sont commis à l’intérieur même des familles et des communautés. Il n’y a plus ni bien ni mal. Alors si les Casques bleus n’ont pas une sérieuse formation aux droits des l’homme, s’ils n’ont pas été choisis pour leur droiture, s’ils ne sont pas régulièrement envoyés en « décompression » dans une grande ville où ils peuvent accéder à la prostitution « légale », alors certains succombent à leurs pires fantasmes. »
« Quant aux humanitaires, ne les croyez pas à l’abri de leurs pulsions ! » poursuit notre interlocuteur. « Les internationaux gagnent 15 à 20 fois plus que leurs collègues locaux, qui comptent pour 90 % des employés. Ceux-ci sont recrutés au sein de cette population traumatisée.
Ils sont engagés sur des contrats de courte durée. L’avenir n’est jamais assuré. Pour beaucoup, la motivation humanitaire est secondaire, la corruption banalisée est le vice à portée de main. Voilà les problèmes à résoudre. Il serait temps de les affronter. » Published By www.KongoTimes.info Supportez KongoTimes!, faites un Don  Accepté !
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