Le gouvernement congolais ainsi que les partenaires du programme national d’élimination de la lèpre (PNL) viennent d’atteindre l’élimination de la lèpre comme problème de santé publique au niveau national à la fin de l’année 2004, rapporte l’ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre à travers le monde, Yohei Sasakazwa en séjour en Rdc, cité par l’Oms.
Selon les statistiques disponibles, la situation de la lèpre en RDC se présente comme suit en 2007 :
malades enregistrés au 31 décembre 2007 : 6.502,
nouveaux cas dépistés en 2007 : 8.820
Le nombre d’enfants parmi les nouveaux cas : 1.107 ;
taux de prévalence au 31 décembre 2007 : 0,97 pour 10.000 habitants.
Yohei Sasakazwa a profité de cette occasion pour demander au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, de lancer un message au peuple congolais pour la non-discrimination et l’intégration sociale des lépreux.Mais auparavant, il a appelé à la mise en œuvre de la stratégie mondiale pour réduire davantage la charge de la lèpre et soutenir les activités de lutte contre la lèpre.
Il ya lieu de préciser ici que le président de la Fondation nipponne passe un tiers de chaque année à visiter des pays endémiques et sert comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre depuis 2001. Dans ce domaine précis de santé publique, la Fondation nipponne qui est depuis plus de 40 ans étroitement engagée dans la campagne mondiale pour l’élimination de la lèpre, travaille en coopération étroite avec l’Organisation mondiale de la santé, avec les gouvernements, les organisations internationales et les Ong.
Parmi ses actions, elle a entre 1995 et 1999 financé la polychimiothérapie gratuite (PCT), pour chaque personne affectée par la lèpre dans le monde. Au total 16 millions de personnes ont été guéries de cette maladie depuis que la PCT est devenue disponible dans les années 1980.Il a initié une campagne pour éliminer la discrimination et les violations des droits de l’homme auxquelles font face des dizaines des milliers de personnes affectées par la lèpre dans le monde.
En Afrique, la Fondation nipponne finance le Programme mondial 2000. Sasakazwa qui, depuis plus de 20 ans agit avec les gouvernements africains sur tout le continent pour réduire la pauvreté, augmenter la sécurité alimentaire et protéger la base de ressources naturelles par l’adoption de techniques agricoles nouvelles.
En janvier 2006, M. Sasakazwa a lancé un appel mondial soutenu par les leaders mondiaux, pour renforcer la prise de conscience internationale du problème.Il a lancé un appel, à la société Royal de médecine de Londres en janvier 2008 et a obtenu le soutien des principales Ong et Organisation de campagne s’occupant des droits de l’homme et des handicapés.En RDC, le président de la Fondation nipponne a réitéré l’engagement de sa fondation à apporter un appui dans le domaine de la santé.
Causes
La lèpre est une maladie chronique provoquée par le bacille Mycobacterium leprae. M. leprae se multiplie très lentement et la période d’incubation de la maladie est d’environ cinq ans. Les symptômes peuvent n’apparaître qu’au bout de 20 ans. La lèpre n’est pas très contagieuse. Elle est transmise par des gouttelettes d’origine buccale ou nasale, lors de contacts étroits et fréquents avec un sujet infecté et non traité.
Symptômes
La lèpre provoque principalement des lésions cutanées et nerveuses. Faute de traitement, elle peut entraîner des lésions progressives et permanentes de la peau, des nerfs, des membres et des yeux. On parle de lèpre paucibacillaire (PB) lorsque le sujet présente une à cinq lésions cutanées insensibles. On parle de lèpre multibacillaire (MB) lorsqu’il y a plus de cinq lésions cutanées insensibles.
Historique
La lèpre était reconnue dans les civilisations antiques en Chine, en Egypte et en Inde. La première mention écrite connue de la lèpre remonte à 600 avant Jésus-Christ. Tout au long de l’histoire, les malades ont souvent été rejetés par leur communauté et leur famille.