Face aux enjeux de l’heure, le Réseau des institutions du financement décentralisé du Congo (Rifidec) tient à renforcer la capacité de ses membres. Afin de jouer un rôle très important dans la relance de l’économie de la République démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte qu’il s’est tenue, dans la commune de Limete une session de formation de 4 jours en faveur des membres du conseil de surveillance des Coopératives d’épargne et de crédit (Coopec) et les Institutions de micro-finance (IMF) membres de ce réseau. La session était axée sur le contrôle interne. Elle était assurée par un consultant expert en la matière venue de Pointe-Noire, en République du Congo. Il s’agit de Gildas Ndala.
Pour atteindre ce but, le formateur a travaillé en deux temps, en passant d’abord par une étape théorique de formation en cours d’emploi puis la phase pratique sur terrain. Durant cette dernière étape, beaucoup d’anomalies ont été relevées. Ce qui a davantage motivé l’expert venu de l’autre rive du Congo d’interpeller les dirigeants des IMF et surtout le personnel oeuvrant sur terrain dans leur pratique de tous les jours. « Avec la volonté et la détermination des responsables, on peut arriver à surmonter les difficultés et autres carences qui bloquent la promotion des institutions de micro-finance en RDC», a souligné Gildas Ndala.
Tous les cadres et membres de ce réseau sont tombés d’accord pour œuvrer dans le sens de l’élimination des risques pour pérenniser la micro-finance afin qu’elle soit effectivement cet outil de lutte contre la pauvreté tant en RDC qu’en Afrique. Ainsi, des mesures doivent être prises pour éviter le non-remboursement de crédits, le vol, la mauvaise comptabilité, la complaisance dans l’octroi de crédit l’absence de contrôle, etc.
Prenant la parole à la clôture, le directeur ad. interim du Rifidec, André Nkusu, n’a pas tari d’éloges à l’endroit du formateur pour le savoir qu’il a eu à transmettre aux participants pour le renforcement de leurs capacités dans le contrôle de leurs institutions respectives.
Il a invité les bénéficiaires à mettre en pratique les enseignements qu’ils ont reçus, sans précipitation mais avec responsabilité. Ce dernier a pris l’engagement d’organiser une autre session pour le reste des membres du Conseil afin que démarre partout le travail de contrôle des opérations, de l’administration, de la gestion courante pour plus de fiabilité et aussi de viabilité des institutions membres.
Le conseiller technique principal, Denis Koffi, s’est dit satisfait de résultats auxquels sont parvenus les apprenants sous l’encadrement du formateur. Il a souligné à cet effet que le Rifidec vient de réaliser un des préalables exigés par l’autorité de régulation qu’est la Banque centrale du Congo qui encourage les IMF à assurer sans cesse la mise à niveau des ressources humaines pour plus de performance.