Carte d’identé Pays (République du Congo). Capitale : Brazzaville Président : M. Denis Sassou Nguesso Superficie (km²) : 341 500 km2 L’HYMNE : Population : 2 515 000 habitants (1995) Langue(s) : français. Heure locale : GMT + 0 Monnaie : Francs CFA Index tel : 242 Internet code : CG Immatriculation : RCB Généralités :
État d’Afrique centrale, limité à l’ouest par le Gabon, au nord par le Cameroun et la République centrafricaine, à l’est et au sud par la république démocratique du Congo, au sud-ouest par l’enclave de Cabinda et l’océan Atlantique.
Géographie physique
Traversé par l’équateur et à moitié recouvert par la grande forêt, le territoire congolais s’étend sur 342 000 km2 [1997], le long des rives droites de l’Oubangui et du fleuve Congo, dont toutefois il n’atteint pas la basse vallée.
Relief et hydrographie
Le relief est constitué de trois ensembles : le bas Congo, bourrelet montagneux côtier (massif du Mayombe), région de collines et de montagnes peu élevées qui sépare l’étroite plaine littorale (200 km de façade sur l’Atlantique, où débouche le Kouilou) de l’intérieur du pays ; la cuvette congolaise formant une plaine alluviale semi-aquatique ; enfin, au nord-ouest de cette zone marécageuse, de vastes plateaux gréseux (Batéké et Konkouya, 1 040 m au mont du Leketi) séparent le bassin du Congo de celui de l’Ogooué, au Gabon.
Couverts de savanes, ils sont cloisonnés par les forêts-galeries ou par les marécages qui accompagnent les affluents navigables du fleuve Congo.
Les fleuves et les rivières se répartissent entre deux grands bassins : celui du Congo au centre et au nord, et celui du Kouilou-Niari au sud-ouest. Le Congo (4 614 km) est le fleuve du monde le plus puissant après l’Amazone. Il prend sa source dans la république démocratique du Congo, arrose la république du Congo sur 700 km et joue, avec ses affluents, un grand rôle économique. Le Kouilou (320 km) et son affluent, le Niari, irriguent l’ouest du pays ; le cours inférieur du Kouilou est navigable.
Climat et végétation
Dans le nord du pays, le climat est équatorial, chaud et humide, avec deux saisons sèches et deux saisons de pluies. La température moyenne annuelle est de 25 °C. Dans le Sud-Ouest, le climat est tropical humide avec une saison de pluie (8 mois) et une grande saison sèche (3 à 4 mois). Dans le Centre, le climat est subéquatorial avec une saison sèche très marquée. 65 % du territoire congolais est couvert par de grandes forêts tropicales. Le massif du Chaillu, la forêt du Mayombé, à l’ouest du pays, et la forêt inondée du Nord constituent le deuxième domaine forestier du monde. Le reste du territoire est recouvert de savanes.
Géographie humaine et économique
Population
La population, estimée à 2,6 millions d’habitants [estimation 1997] est essentiellement composée de Bantous et de quelques minorités parmi lesquelles des Pygmées (1,4 %) [1995]. Parmi les nombreuses ethnies, les Kongos sont les plus nombreux (51,5 %), suivis par les Tékés (17,3 %) et les Mboshis (11,5 %). Les nombreuses ethnies non citées représentent 19,7 % de la population.
Malgré une faible densité (moyenne de 7,6 % [estimation 1997]), cette population est inégalement répartie : 70 % se concentre dans le sud du pays, sur le littoral, sur la rive du Congo moyen et parallèlement à la voie ferrée Congo-Océan qui relie ces deux zones.
Long de 795 km, cet axe économique vital supplée à la navigation sur le cours inférieur du Congo ; il est raccordé à la ligne de Franceville qui apporte le manganèse du Gabon et unit le port maritime de Pointe-Noire à Brazzaville, la capitale, qui concentre plus de 35 % de la population du pays. Les grandes forêts du Nord sont quasiment inhabitées. Ainsi, la province de Bouenza, au sud, a une densité de 14,5 hab./km² et celle de Likouala, dans l’extrême nord du Congo, a une population très clairsemée (1,1 hab./km²).
Les trois quarts de la population habitant les villes - à elles seules, les agglomérations de Brazzaville (990 000 habitants) et de Pointe-Noire (576 000 habitants) concentrent plus de 60 % de la population -, le Congo est l’un des pays les plus urbanisés d’Afrique. Les autres villes importantes sont Loubomo (83 000 habitants) et Nkayi (42 000 habitants). La langue officielle est le français.
Les langues véhiculaires sont le lingala et le munukutuba (kikongo véhiculaire). Une quarantaine de langues bantoues sont également parlées. Les catholiques représentent 53,9 % de la population, les protestants 24,9 %, les membres d’Églises indépendantes 14,2 % et les adeptes de religions traditionnelles 4,8 %.
Économie
Après vingt ans de marxisme, l’instabilité politique, qui a suivi l’ouverture du pays au pluralisme, avait retardé l’exploitation de deux atouts majeurs : le pétrole et le bois. Depuis 1995, le pays a retrouvé une certaine croissance.
Agriculture
Les fermes d’État sont désormais abandonnées mais la production familiale n’a pas vraiment repris. Les ressources agricoles : cultures vivrières (riz, maïs, manioc) ou de plantations (canne à sucre, cacao, coton, bananes, arachides, caoutchouc, palmistes) sont en recul par manque d’investissement, et le Congo doit importer l’essentiel de ses produits alimentaires.
La principale culture est le manioc (16 % des terres cultivées). Les forêts, où les coupes de bois sont en augmentation, donnent des bois tropicaux (acajou, ébène, okoumé). La situation des exploitations forestières est devenue dramatique à cause de la baisse des cours internationaux des bois tropicaux et des difficultés du transport par chemin de fer. L’avenir réside dans l’exploitation de l’eucalyptus comme bois à papier.
Ressources minières et industries
Avec une production constante (8 800 000 t représentant 45 % du PNB[1983]]), le pétrole off shore est la principale richesse du Congo, bien que le prix de vente de ce pétrole lourd soit inférieur à la qualité de référence. Les réserves, évaluées à 113 000 000 t, ne comprennent pas celles du site de N’Kossa, récemment découvert.
Les autres richesses minérales (potasse de Holle dont les réserves sont estimées à 1 Mdt, cuivre de Mindouli, diamants) et les richesses énergétiques (potentiel hydroélectrique) commencent à être exploitées, mais l’accroissement de la dette et de sérieuses difficultés économiques dues à la baisse du cours du pétrole fragilisent le pays.
L’industrie, encore embryonnaire, se borne à la transformation des produits végétaux indigènes (bois, raffinerie de sucre, huileries, coton) et à la fabrication d’engrais potassiques. La zone industrialisée s’étend autour de Pointe-Noire. Le pétrole représente 90 % des exportations (1,2 milliard de dollars en 1993). Les importations (605 millions de dollars) consistent principalement en produits alimentaires.
Transports
Le Congo dispose d’un réseau routier de 12 745 km (10 % bitumés). Le chemin de fer Congo-Océan (795 km), achevé en 1934, demande à être rénové. Principaux aéroports : Brazzaville Maya-Maya (220 000 passagers), Pointe-Noire (105 000 passagers). Principaux ports : Brazzaville (460 000 t) sur le fleuve et Pointe-Noire (10 350 000 t) sur l’Atlantique.
Histoire ancienne
Les Pygmées sont les premiers habitants du Congo. Le pays a ensuite été touché par la grande migration des Bantous, venus du nord, qui ont atteint le pays en longeant la côte et les cours d’eau. Plusieurs royaumes se constituèrent dont on ne connaît pas encore bien les origines : le royaume téké au nord dans les terres ; plusieurs royaumes kongo, sur la côte et dans le massif du Mayombé.
La colonisation européenne
En 1482, l’explorateur portugais Diogo Cam atteignit l’embouchure du Congo. Les contacts avec les Portugais suscitèrent des tensions. La traite opéra une gigantesque ponction démographique et déstabilisa totalement les entités politiques et les sociétés d’Afrique centrale. C’est dans ce contexte de ruine économique et politique qu’intervinrent les grandes explorations africaines du XIXe siècle. (...)