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France : Francois HOLLANDE = Chômage

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image Francois HOLLANDE

François Hollande, qui a fêté mercredi 6 mai 2015 ses trois ans à l'Elysée, entre dans la ligne droite de son quinquennat avec un bilan plombé par un chômage  massif en République française. Une situation de mauvais augure pour 2017, alors qu'il a conditionné sa candidature à l'inversion de cette courbe ascendante.

Malgré de bons résultats sur la scène internationale (avec la vente récente d'avions Rafale à trois pays étrangers, une première), François Hollande entame la quatrième année de son mandat présidentiel avec un bilan à mi-parcours entaché par une hausse catastrophique du chômage, qui a franchi la barre record  de 3,5 millions de demandeurs d'emploi le mois dernier.

La veille au soir, quelque 200 « Hollandais » -ministres, parlementaires, militants- s'étaient retrouvés à l'Assemblée nationale pour commencer l'indispensable « travail de reconquête » dans la perspective de la présidentielle de 2017.

Une lourde tâche pour un président qui stagne toujours à des niveaux historiquement bas dans les sondages. Selon une récente enquête CSA, 81% des Français jugent son bilan négatif.

A droite comme à gauche, l'anniversaire a pour beaucoup un goût amer et a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique.

FRANÇOIS HOLLANDE « FAIT BIEN LE METIER »

A gauche, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a énuméré « des réformes qui resteront », engagées en ce début  du quinquennat.

Certes, la lutte contre le chômage « n'a pour l'instant pas encore donné de résultats », mais « ce qui me frappe, c'est qu'il y a des réformes qui resteront » :

« Les nouvelles compétences des régions, ça restera. Ce qui a été décidé, alors qu'il y a eu beaucoup de controverses, sur le mariage pour tous, ça restera. Ce qui a été décidé sur le tiers payant, c'est contesté, mais ça restera. Ce que nous essayons de faire en matière de diplomatie économique, ça restera », dit-il.

Il ajoute ; « La situation économique s'est plus dégradée que ce que nous avions anticipé, ça il faut le reconnaitre, sur le plan industriel, et donc cela met du temps à remonter. On est dans l'action, on n’est pas dans le bilan. Le bilan, il sera dressé par les Français au moment de l'élection dans deux ans ».

Pour Laurent Fabius, François Hollande « a pris tout à fait la mesure de la fonction », il « fait bien le métier ».

Selon Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste français (PCF), « ces trois années marquent un échec social avec l'augmentation massive du chômage, un échec financier parce que l'austérité coûte cher au pays et mine l'investissement public et un échec politique avec trois défaites électorales majeures depuis l'élection de 2012 ».

"Cet échec est le résultat du renoncement aux engagements qui avaient été pris pour combattre la finance et pour renégocier le pacte budgétaire européen".

Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), qui n'est pas d'accord avec les choix politiques, économiques et sociaux opérés par les gouvernements socialistes successifs depuis 2012, a clamé un " bilan totalement négatif".

« TROIS ANNEES DE TROMPERIES »

A droite, Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a estimé que son successeur à l'Elysée « a déjà battu tous les records en promesses non tenues ».

« Jamais la France n'avait été si profondément trompée », a ajouté Nicolas Sarkozy pour qui « l'échec le plus flagrant est celui du chômage ».

« Le Moi président, je réduirai le chômage est devenu moi président, j'ai assisté impuissant au record du nombre de chômeurs », raille l'ancien chef de l'Etat, ajoutant que François Hollande « a personnellement contribué à ce désastre par une politique fiscale d'une brutalité sans précédent ».

« Il a tant promis et au final si peu tenu. Trois années de tromperies. Quel triste anniversaire », conclut-il.

Quant au Front National, il a qualifié le bilan économique et social de François Hollande de « calamiteux ».

« LE CANDIDAT, C'EST FRANÇOIS HOLLANDE »

Compte tenu du bilan « négatif » de François Hollande - décrié par une large majorité de Français- , plusieurs voix à gauche se sont prononcées pour des primaires au sein de la gauche.

Le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Thierry Mandon,  n'est pas allé de  main morte, jugeant « indispensable » une primaire « élargie aux radicaux, écologistes et tous ceux qui voudront y participer ».

Réagissant à ce propos, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a estimé jeudi 7 mai 2015 que, « dans la situation d'aujourd'hui, le candidat de la gauche à la présidentielle de 2017, c'est François Hollande ».

« Si on commence deux ans avant à déstabiliser un président de la République en disant qu'il est déjà candidat, alors ça ne fonctionnera pas », a-t-elle ajouté.

« François Hollande est président, point. Et président jusqu'en 2017. Je ne vois pas comment on pourrait faire autrement que d'avoir François Hollande candidat », a poursuivi la ministre, qui a dit ne pas voir « comment on bâtit des primaire »" aujourd'hui.

En attendant, François Hollande est comme en campagne, labourant les provinces françaises à un rythme effréné avec pas moins de quinze déplacements depuis le début mars auxquels s'ajoutent de nombreuses visites à l'étranger.

« Je ne le trouve pas en campagne dans les actes ou les paroles mais dans sa tête, il l'est évidemment », a confié un proche à « L'Union ».

[Robert KONGO]


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