Home» MONDE» Europe»

Marie-France CROS : Une autre Ghislaine DUPONT qui jalouse la RDC

Font size: Decrease font Enlarge font
image Marie-France Cros

Marie France Cros, cette autre Ghislaine Dupont qui sévit en presse écrite, notamment, dans La Libre Belgique, vient, une fois de plus, de se produire à travers un éditorial sulfureux. Objectif, se lancer dans des conjectures courantes sur les fora et sites de débat au sujet de la recherche de la Paix en RDC. Pour faire court, il faut dire que Cros se range du côté de ceux qui ne trouvent plus sommeil depuis que François Hollande, le Président français, a décidé de se rendre au Sommet de la Francophonie qui se tient du 12 au 14 octobre 2012 à Kinshasa.

Embrayant sur la thématique connue des récriminations avancées pour justifier la nécessité de la délocalisation du Sommet, Marie France Cros ramasse dans le sillage de sa diatribe, ces autres rumeurs qui tendent à justifier la décision de Hollande de se rendre à Kinshasa. Sans détours inconsidérés, elle affirme que Hollande aurait cédé aux pressions de certaines multinationales françaises pour des marchés qu'elles chercheraient à préserver en RDC.

Dans l'ensemble pourtant, Marie France Cros n'apporte rien de neuf dans le processus de l'information sur cette affaire du Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Elle s'inscrit au tableau de ceux qui croient que Hollande, comme d'autres Chefs d'Etat et de Gouvernement se rendent à Kinshasa en visite d'Etat, alors qu'ils y vont pour participer à une réunion d'une organisation dont leurs pays respectifs sont membres. Voilà pour dit, et cela pourrait suffire à ce niveau.

Mais il faut aller au fond de la logique de Marie France Cros dans ses analyses sur les visées affairistes des multinationales françaises en RDC. Cros cite Total, Orange, Bolloré et Areva pour renvoyer respectivement à des projets d'exploitation pétrolière, des télécoms, des transports et des mines. Encore et toujours Marie France Cros, elle fait parler des avocats, se trompe lourdement dans ses détails. Là, se dévoile sa supercherie. Cros affirme, par exemple, que Areva viserait des gisements uranifères du Graben Albertine. Elle ignore, cependant, que Areva n'a encore rien signé avec la RDC dans ce sens. Elle ignore aussi que sa localisation de l'uranium en territoire congolais est très risible, puisqu'en fait, elle désigne des sites pétroliers, surtout lorsqu'elle parle du bloc 3 du Graben Albertine et du parc des Virunga gorgé de pétrole dont Greenpeace s'oppose à l'exploitation.

Province orientale ou le Katanga ?

On sait, en fait, que de tous les temps, Areva convoite les gisements uranifères de Shinkolobwe dans le Katanga, à environ 5 000 Km du Graben Albertine, appellation que Marie France Cros ne sait pas orthographier correctement, par ailleurs.

Ceci pose un sérieux problème de compétence dans le chef de Marie France Cros, une journaliste dite d'investigation qui accuse de graves faiblesses quant à la maîtrise des sujets qu'elle aborde. Un sérieux problème aussi lorsqu'on se rend compte que c'est une belge, de l'ancienne métropole du Congo, qui n'en maîtrise rien du tout.

Tout compte fait, on constate que Marie France Cros apporte sa part de coups pour mettre la RDC en difficulté, seulement à cause d'un Sommet de trois jours qui, du reste, coûte d’énormes sacrifices aux Congolais. C'est, en fait, une adepte de ce fameux Conglomérat International pour la Balkanisation du Congo.

Qu'il soit retenu que la RDC n'attend pas des partenaires bilatéraux au Sommet de la Francophonie une quelconque contribution dans le devenir immédiat ou à long terme des Congolais. Le thème même de ce sommet est loin, très loin de coller aux préoccupations quotidiennes et immédiates des Congolais.

La RDC va abriter une réunion des pays membres d'une organisation internationale; que cette réunion n'est aucunement une opportunité de légitimation de quelque pouvoir que ce soit. Ceci d'autant plus que le détenteur du pouvoir en RDC c'est le peuple congolais et non des francophones parmi lesquels figurent des Chefs d'Etat sans once de démocratie dans l'assomption de leurs pouvoirs. A ce titre, la RDC n'attend pas de ses hôtes des leçons en quoi que ce soit et sur quelque dossier que ce soit.

Somme toute, il faut relever l'absurdité de cette démarche en justice en France pour la délocalisation du Sommet de la Francophonie. L'OIF n'est pas une organisation de droit français pour subir des jugements de la justice française. L'allusion aux précédentes délocalisations des sommets n'a rien à voir au contexte actuel de la RDC. L'on sait, par exemple, que la délocalisation décidée en 1991 sur Kinshasa participait des jugements sans fondements. Il s'agissait de la fameuse affaire du "massacre" des étudiants au campus universitaire de Lubumbashi. Mais aujourd’hui, rien de tel pour que soit délocalisé ce Somment qui annonce déjà ses couleurs aux horizons de Kinshasa. En fin de compte, il n'y eut pas plus d'un seul mort. Que vive la RDC, bienvenue la Francophonie.

Pascal Debré Mpoko


Cet article a été lu 12867 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0