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Avion abattu : Le torchon brûle entre la Turquie et la Syrie

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image Tayyip Erdogan - Le Premier ministre turc

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu mardi que son pays riposterait à toute violation de sa frontière par la Syrie, qui a abattu vendredi "sans aucun avertissement" un de ses avions de combat en Méditerranée. "Les règles d'engagement des forces armées turques ont désormais changé. Tout élément militaire qui posera un risque et un danger de sécurité à la frontière turque venant de la Syrie, sera considéré comme un cible" militaire, a-t-il déclaré dans un discours au parlement, où il a violemment condamné le régime syrien.

S'exprimant pendant près d'une heure devant les députés de son parti de la Justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), M. Erdogan a dénoncé un "acte hostile" et une "attaque lâche du régime (du président Bachar) al-Assad" contre la Turquie.

"Ce dernier événement montre que le régime d'Assad est devenu une menace claire et proche pour la sécurité de la Turquie comme pour son propre peuple", a-t-il déclaré.

Il a affirmé que le F-4 Phantom turc avait été abattu en mission d'entraînement dans l'espace international et non dans l'espace syrien, comme l'affirme Damas.

La Turquie, pays membre de l'Otan, ripostera "en temps opportun" et avec "détermination" à la chute de son avion.

"L'amitié de la Turquie est précieuse mais son courroux est aussi féroce", a-t-il mis en garde, exhortant le régime syrien à ne pas mettre à l'épreuve les capacités des forces armées turques.

"Personne ne doit penser que notre sang-froid (au sujet de cet incident) est un signe d'impuissance", a-t-il continué sous les ovations des députés.

M. Erdogan a ajouté que son pays continuerait de soutenir le peuple syrien jusqu'à la chute de la "dictature cruelle" du régime du président Bechar al-Assad en place à Damas.

"Le peuple syrien est notre frère. La Turquie soutiendra le peuple syrien de toutes les manières nécessaires jusqu'à ce qu'il se sauve de l'oppression, du massacre, de ce dictateur sanguinaire et de sa clique", a-t-il lancé.

Un avion turque a essuyé des tirs

Un avion de l'armée turque a essuyé des tirs de la part de la Syrie alors qu'il menait des recherches pour retrouver les pilotes du F4 abattu vendredi 22 Juin 2012, a révélé ce lundi le vice-Premier ministre de la Turquie Bülent Arinc.

La destruction par la Syrie d’un avion militaire turc F-4 « ne restera pas impunie », a prévenu lundi le vice-Premier ministre, Bülent Arinc, qui a révélé qu’un autre appareil turc avait essuyé des tirs lors des premières heures de l’opération de recherche du F4 abattu vendredi.

Le n°2 du gouvernement a toutefois pris soin de préciser que la Turquie, qui compte la deuxième plus grande armée de l’Otan après celle des Etats-Unis, n’avait aucunement l’intention de faire la guerre à qui que ce soit.

« Tout ce qui se révèlera nécessaire de faire le sera dans le cadre du droit international. Nous n’avons aucunement l’intention de faire la guerre à quiconque. Telle n’est pas notre intention », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’un conseil des ministres consacré à l’incident et qui a duré sept heures.

L’incident, qui s’est déroulé au large des côtes syriennes, a tendu les relations entre les deux pays voisins.

L'Otan se réunit mardi pour évoquer la destruction de l'avion turc par la Syrie

Les émissaires des pays membres de l'Otan se réuniront mardi à la demande d'Ankara pour discuter la destruction d'un avion turc par la Syrie. Les raisons de cette attaque syrienne sans sommation sont encore floues.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a déclaré dimanche à la chaîne de télévision turque TRT que la Syrie avait abattu vendredi l'un de ses avions à l'intérieur de l'espace aérien international, et qu'il consulterait ses alliés de l'Otan cette semaine.

Ahmet Davutoglu a assuré que la Syrie ne pouvait pas ne pas savoir qu'il s'agissait d'un avion turc, dans la mesure où ce dernier était clairement identifié comme appartenant à la Turquie.

L'appareil effectuait des tests sur un système de radar national et n'avait aucun lien avec la crise syrienne, a-t-il assuré.

"Le jet effectuait un vol en solitaire et n'était pas armé. Il n'était pas en mission 'secrète' en relation avec la Syrie mais effectuait un vol test, d'entraînement", a-t-il précisé.

Ahmet Davutoglu a ajouté que l'avion, un F-4, avait été abattu alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien international sans qu'aucun avertissement n'ait été envoyé auparavant.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs annoncé qu'il présenterait les faits devant les pays de l'Otan cette semaine dans le cadre de l'article 4, qui prévoit qu'une question puisse être débattue devant le conseil "chaque fois que l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties est menacée".

Des émissaires des pays de l'Otan se réuniront mardi après la demande de consultations de la Turquie, a annoncé peu après Oana Lungescu, porte-parole de l'Otan.

"La Turquie a requis des consultations en vertu de l'article 4 du Traité de Washington fondateur de l'Otan. Selon l'article 4, chacun des alliés peut solliciter des consultations lorsqu'il juge que son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité est menacée", a-t-elle déclaré.

"Le Conseil de l'Atlantique nord se réunira mardi à la demande de la Turquie, a-t-elle ajouté. Nous attendons que la Turquie fasse une présentation de l'incident récent."

Les autorités syriennes avaient affirmé précédemment que l'appareil volait à basse altitude au-dessus des eaux territoriales de la Syrie lorsqu'il a été abattu.

Les spécialistes s'interrogent sur les raisons qui ont conduit la Syrie à abattre l'appareil turc.

Syriens et Turcs ont uni leurs efforts pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'avion mais le chef de la diplomatie turque a précisé que ces efforts étaient "coordonnés" sans qu'il s'agisse pour autant d'une opération conjointe.

Il a ajouté que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'entretiendrait de l'affaire avec les représentants de l'opposition dimanche, et ferait une déclaration mardi au parlement.

L'avion turc abattu par la Syrie n'avait "aucun lien" avec le conflit syrien

L'avion de reconnaissance abattu vendredi par la Syrie pour "intrusion dans l'espace aérien syrien" se trouvait en réalité dans l'espace aérien international.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a déclaré dimanche à la chaîne de télévision turque TRT que la Syrie avait abattu vendredi l'un de ses avions 

à l'intérieur de l'espace aérien international, et qu'il consulterait ses alliés de l'Otan cette semaine.

Ahmet Davutoglu a assuré que la Syrie ne pouvait pas ne pas savoir qu'il s'agissait d'un avion turc, dans la mesure où ce dernier était clairement identifié comme appartenant à la Turquie.

L'appareil effectuait des tests sur un système de radar national et n'avait aucun lien avec la crise syrienne, a-t-il assuré.

"Le jet effectuait un vol en solitaire et n'était pas armé. Il n'était pas en mission 'secrète' en relation avec la Syrie mais effectuait un vol test, d'entraînement", a-t-il précisé.

Ahmet Davutoglu a ajouté que l'avion, un F-4, avait été abattu alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien international sans qu'aucun avertissement n'ait été envoyé auparavant.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs annoncé qu'il présenterait les faits devant les pays de l'Otan cette semaine dans le cadre de l'article 4, qui prévoit qu'une question puisse être débattue devant le conseil "chaque fois que l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties est menacée".

Les autorités syriennes avaient affirmé précédemment que l'appareil volait à basse altitude au-dessus des eaux territoriales de la Syrie lorsqu'il a été abattu.

Les spécialistes s'interrogent sur les raisons qui ont conduit la Syrie à abattre l'appareil turc.

Syriens et Turcs ont uni leurs efforts pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'avion mais le chef de la diplomatie turque a précisé que ces efforts étaient "coordonnés" 

sans qu'il s'agisse pour autant d'une opération conjointe.

Il a ajouté que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'entretiendrait de l'affaire avec les représentants de l'opposition dimanche, et ferait une déclaration mardi au parlement.

[avec Afp et Reuters]


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