Hugo CHAVEZ : L'homme qui s’est toujours opposé à l’impérialisme occidental

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A l’annonce de la mort de Chavez, Barack Obama a réagit comme tous les autres présidents du monde. Pour lui, la mort de Chavez ouvre une nouvelle ère pour le Venezuela. « En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien ».Sans aucun message de condoléances ni de sympathie envers ce peuple, Obama s’attend à un développement des relations constructives. De telles relations signifient dans son entendement que le prochain gouvernement ou président vénézuélien devraient se taire face au diktat américain et son hégémonie mondiale. L’on sait que Chavez est longtemps resté la bête sauvage des américains. C’était un dirigeant controversé aux Etats-Unis, pays qu’il pourfendait à longueur de discours. L’insensibilité d’Obama face à la consternation vénézuélienne, en privilégiant le futur entre les deux pays, justifie-t-elle les soupçons sur l’empoisonnement d’Hugo Chavez par les Etats-Unis ? Dénoterait-elle la satisfaction américaine ? La mort d’Hugo Chavez serait un bon débarras pour les américains. Ces questionnements renvoient à l’analyse de l’action du gouvernement américain et de ses multinationales dans plusieurs pays au monde. Le cas de la RDC n’est pas à oublier.

Triste nouvelle pour le Vénézuela, pour l’Amérique Latine et pour les pays en développement (dits tiers-monde). Hugo Chavez, président de la République du Vénézuela a rendu l’âme ce mardi 05 mars à 23h45. Après une longue maladie (cancer du cœur), l’’homme fort du Vénézuela a coupé la pipe pendant que son pays avait encore besoin de lui. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on, le milieu occidental est en forte réjouissance. Leur ennemi, celui qui s’est toujours opposé à l’impérialisme occidental, a quitté la terre des hommes. Ce qui entrevoit une brèche pour les puissances occidentales d’avoir une main mise sur l’Amérique Latine et sur le Vénézuela.

C’est le vice-président du pays qui annoncé la mort d’Hugo Chavez. Il est mort à 16h GMT. Pour le 2e homme vénézuélien, le cancer de Chavez serait du à un « empoisonnement ». Les rumeurs au Venezuela soupçonnent déjà les Etats-Unis.

 « Quand nous étions enfants, on nous disait que nous avions une mère-patrie, l’Espagne. Pourtant, nous avons découvert plus tard qu’une de nos plus grandes mères patries était l’Afrique. Nous aimons l’Afrique et chaque jour nous sommes un peu plus au courant de nos racines africaines », déclarait Hugo Chavez dans plusieurs de ses discours. Ton haussé, visage acharné, bras droit levé, la main en poing, le commandant Chavez, tonitruant, s’insurgeait ainsi contre l’impérialisme de la communauté internationale, une nébuleuse pour lui.

Selon lui, le racisme était la caractéristique de l’impérialisme et du capitalisme. « La haine contre moi a beaucoup avoir avec le racisme. Parce que j’ai une grosse bouche et des cheveux crépus. Je suis si fier d’avoir cette bouche et ces cheveux, car ils sont africains », narguait-il tous ses détracteurs internationaux.

Hugo Chavez est de l’école de lutte pour l’indépendance, l’autonomie des autres continents subordonnés, aliénés par l’Europe et l’Amérique (les Etats-Unis). Pour ces deux espaces mondiaux, Chavez est un homme à abattre. Son attachement à ses « frères » iranien Mahmoud Ahmadijejad, Libyen Moummar Kadhafi et au Syrien Bachar al-Assad, lui a valu une instrumentalisation de l’opposition interne. Les opposants vénézuéliens, manipulés et devenant les marionnettes américaines sans le savoir, ont oublié qu’avec Hugo Chavez, la pauvreté a fui le Venezuela.

Le défunt président a lutté contre la pauvreté dans son pays. Les efforts fournis lui ont valu non seulement une forte popularité dans son pays mais aussi et surtout une adhésion massive à son idéologie. A l’annonce de sa mort, c’est le deuil national qui se déclare, de soi, à Caracas, capitale du Venezuela et à l’intérieur du pays. Les vénézuéliens pleurent le charismatique libérateur.

Quand les Etats-Unis sont accusés,

A l’annonce de la mort de Chavez, Barack Obama a réagit comme tous les autres présidents du monde. Pour lui, la mort de Chavez ouvre une nouvelle ère pour le Venezuela. « En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien ».Sans aucun message de condoléances ni de sympathie envers ce peuple, Obama s’attend à un développement des relations constructives.

De telles relations signifient dans son entendement que le prochain gouvernement ou président vénézuélien devraient se taire face au diktat américain et son hégémonie mondiale. L’on sait que Chavez est longtemps resté la bête sauvage des américains. C’était un dirigeant controversé aux Etats-Unis, pays qu’il pourfendait à longueur de discours.

L’insensibilité d’Obama face à la consternation vénézuélienne, en privilégiant le futur entre les deux pays, justifie-t-elle les soupçons sur l’empoisonnement d’Hugo Chavez par les Etats-Unis ? Dénoterait-elle la satisfaction américaine ? La mort d’Hugo Chavez serait un bon débarras pour les américains. Ces questionnements renvoient à l’analyse de l’action du gouvernement américain et de ses multinationales dans plusieurs pays au monde. Le cas de la Rdc n’est pas à oublier.

Le pays d’Obama se démène bec et ongles pour défendre ses intérêts. Un gouvernement qui s’inscrirait contre les intérêts de ce pays est classé « pays du mal ». C’est ainsi que certaines multinationales américaines, britanniques, bref occidentales, sont à l’œuvre dans de nombreux conflits armés dans les pays africains. Le cas de la Rdc en dit long. La volonté occidentale c’est d’assujettir le monde. C’est ainsi que le monde vit dans une sorte de bipolarisation même si l’époque des blocs est déjà révolue.

Face-à-face, nous avons le pôle américain avec l’Europe derrière qui se veut le maître du monde et le pôle chine-Russie-Iran-Amérique Latine-Afrique à la recherche de l’équilibrisme mondial. Pour arriver à la domination mondiale, l’occident a mis en œuvre de fortes stratégies pour qualifier l’autre camp d’incivil s’il n’arrivait pas à s’y conformer. C’est ainsi que pour la Rdc par exemple, le fait que Joseph Kabila ait signé des contrats avec la Chine, lui a cherché toutes les haines du monde.

Voilà une situation qu’Hugo Chavez ne voulait pas entendre dans les relations internationales. Dommage pour le monde qu’il soit parti vite, à 58 ans seulement. Avec cette mort, tous les poids lourds du deuxième pôle mondial s’épuisent. Après, Yasser Arafat qui aurait empoisonné, Mouamar El Kadhafi, Sadam Hussein tués injustement…le complot est maintenant monté contre la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie. La Chine et la Russie échappe de justesse du fait de leur droit de véto au conseil de sécurité de l’Onu. Mais pour la mort de quelqu’un, il est de bon aloi de ne pas se réjouir comme le font certains pays sur celle d’Hugo Chavez.

[Jérémie KADO]


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