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Quatrième étoiles : Allemagne, bonheur absolu

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Après 1954, 1974 et 1990, l'Allemagne a remporté sa quatrième Coupe du monde en s'imposant 1-0 au bout des prolongations face à l'Argentine de Lionel Messi, dimanche soir au Maracana de Rio. Une finale serrée et ouverte de bout en bout, finalement débloquée par sur un superbe but de Mario Götze à la 112e minute. Il s'agit du premier sacre de l'histoire de la Coupe du monde pour une sélection européenne sur le continent américain. Maigre consolation pour lui, Lionel Messi, qui ne sera donc pas champion du monde en terre brésilienne, a été élu meilleur joueur du tournoi. Manuel Neuer meilleur gardien et Paul Pogba meilleur jeune.

Première équipe européenne à soulever une Coupe du monde sur le sol américain, l'Allemagne a remporté son quatrième titre en battant l'Argentine en finale du Mondial 2014, dimanche 13 juillet au Maracana de Rio de Janeiro, sur un but de Mario Götze en prolongation (1-0, a.p.).

Déjà sacrée en 1954, 1974 et 1990, la Nationalmannschaft revient désormais à la hauteur de l'Italie, également quadruple championne du monde. A l'instar du sacre espagnol lors de la précédente Coupe du monde, il aura donc fallu aller au-delà des 90 minutes règlementaires pour connaître l'identité du vainqueur de cette vingtième édition du Mondial.

Malgré cette défaite serrée et des performances en dents de scie, Lionel Messi a reçu dans la foulée le titre honorifique de meilleur joueur du tournoi, sous l'égide de la FIFA. Maigre consolation. L'Argentin visait plutôt un troisième titre en Coupe du monde pour son pays, après 1978 et 1986, année qui porte la marque de Diego Maradona.

Auteur de quatre buts et d'une passe décisive durant ce Mondial, le quadruple Ballon d'or argentin n'aura pas su ce soir tromper la vigilance de Manuel Neuer, élu pour sa part meilleur gardien du Mondial.

Le portier du Bayern Munich a pourtant tremblé en début de match. A la retombée d'une remise ratée de Toni Kroos derrière lui, Gonzalo Higuain, tout surpris d'hériter du ballon, a dévissé sa frappe. Bien trop à droite des cages (21e minute).

Higuain est même parvenu quelques minutes plus tard à marquer un but... refusé à juste titre par l'arbitre de la rencontre, l'Italien Nicola Rizzoli, en raison d'une position de hors-jeu (30e). L'avant-centre avait repris avec succès un centre de Lavezzi venu de la droite.

L'ÉCLAIR DE GÖTZE

André Schürrle a sonné le réveil allemand d'une frappe en première intention aux abords de la surface, sur un service de Müller (37e). Buteur contre l'Algérie et le Brésil, le jeune ailier de Chelsea venait de remplacer Christoph Kramer, titulaire surprise au lieu de Sami Khedira, blessé à l'échauffement.

De plus en plus insistante, l'Allemagne a maintenu la pression sur la défense adverse en fin de première période. La frappe de Toni Kroos a échoué dans les gants de Sergio Romero (43e). La tête de Benedikt Höwedes, sur corner, a quant à elle heurté la transversale (45e + 1).

Plus en vue que contre les Pays-Bas, où il n'avait jamais touché un ballon dans la surface adverse, Leo Messi a failli faire mouche dès le retour des vestiaires. Lancé par Enzo Perez, le quadruple Ballon d'or argentin a déclenché une frappe à ras du poteau de Neuer (48e).

Une alerte précoce qui reflète mal la physionomie insipide de toute la seconde période. Gonzalo Higuain aurait pu profiter d'une situation intéressante si Manuel Neuer, auteur d'une sortie loin de ses cages comme il les affectionne, ne l'avait pas télescopé. Collision non sanctionnée (57e).

Seules une série de dribbles de Messi (75e) ou une tentative instantanée de Kroos, passée à côté à la suite d'un centre à ras de terre(80e), auront égayé la suite des événements jusqu'à la fin du temps règlementaire.

L'éclair aura finalement jailli des pieds d'un remplaçant entré en cours de jeu, Mario Götze, auteur d'une frappe croisée du gauche qui a pris en défaut Sergio Romero (113e). Un but survenu grâce à l'apport de Schürrle, également entré en cours de match, qui a bien débordé sur le flanc gauche et centré au cordeau.

L'Argentine n'avait plus encaissé le moindre but depuis la fin de la phase de poules, après s'être imposée en huitièmes contre la Suisse (1-0, a.p.), en quarts contre la Belgique (1-0), et contre les Pays-Bas en demies (0-0 a.p., 4-2 t.a.b.).

Mais la Nationalmannschaft aura finalement réussi à perforer l'arrière-garde de l'Albiceleste pour s'offrir premier sacre depuis l'Euro 1996 et son premier Mondial depuis 1990. Déjà contre l'Argentine. Et déjà sur le score de 1 à 0, grâce à un pénalty d'Andreas Brehme, en toute fin de seconde période.

[avec leMonde]