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RDC : Massacre à l’hôpital général de Kinshasa

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Le 21 janvier, les SMS coupés, l’internet n’y met plus, les télécommunications sont perturbées. C’est dans ce silence sourd qu’un massacre se déroule au sein de l’hôpital général de Kinshasa, ex Mama Yemo. « C’est une grave violation de la convention de Genève, un crime contre l’humanité », affirme un médecin.

Que s’est –il réellement passé ?

Le 19, 20, 21 janvier, la ville de Kinshasa est en ébullition sans précédent. cette ville de plus de 12 millions d’habitants est en effervescence, la manifestation de l’opposition contre la loi électorale qui veut prolonger le mandant de Joseph Kabila par un mécanisme de « glissement » au-delà de 2016, est violemment réprimée par les forces de l’ordre. Du coup la manifestation que l’opposition voulait pacifique se transforme en une tornade ravageant tout sur son passage. La répression aveugle et incontrôlée des forces de sécurité provoque de morts et plusieurs blessés. Certains sont acheminés à l’hôpital général de Kinshasa, (Ex Mama Yemo).

Le 21 janvier vers 11 h00’, une forte délégation de l’opposition et activistes de droits de l’homme composée des honorables députés nationaux, cadres politiques et défenseurs de droits de l’homme : Martin Fayulu, Franck Diongo, Emery Okundji, Albert Fabrice Mpuela, Kovo Ingila , Albert Moleka, Jean Claude Mwalimu, Christopher Ngoy et Paul Kasonga, Mè Théo Mulombock. Cette forte délégation se rend à l’hôpital général, visiter les blessés de la démocratie, comptabiliser le nombre de martirs de la démocratie à la morgue.

Avec l’argent cotisé par les membres de l’opposition et la diaspora congolaise, cette délégation avait apporté de la nourriture, draps et payé quelques frais d’hospitalisation de ces martyrs et blessés de la démocratie abandonnés par le gouvernement congolais.

Aussitôt  Informé de la présence de la délégation de l’opposition à l’hôpital général, le pouvoir de Kinshasa va dépêcher  un camion rempli de militaires de la garde républicaine en renfort aux autres éléments en tenue civile qui s’y trouvaient déjà avec mission de soutirer les corps des victimes, effacer les traces, intimider les blessés et autres.

Soudain, coupure d’électricité, tirs à balle réelle à bout portant, c’est l’horreur ! «  Je n’ai  jamais vu un tel degré de l’inhumanisme sauvage », affirme un défenseur de droits de l’homme présent dans le lieu du drame. Selon les informations que nous détenons et transmises à la Monusco, ce massacre a fait 11 victimes dont un médecin, deux garde-malades tombés surplace au pavillon où se trouvaient les blessés de la répression barbare. Le rapport détaillé de ces violations massives pour une enquête sérieuse était faite par les défenseurs de droits de l’homme sous la conduite de Christopher Ngoy qui sera enlevé la nuit du drame par les éléments de service de sécurité. Le massacre de l’hôpital général de référence de Kinshasa (Ex Mama Yemo) serait l’une des raisons de l’acharnement de Christopher Ngoy et d’autres qui en savent trop sur cette escalade sauvage de la Kabilie.