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RDC : 45% de personnes affectées par l’insécurité alimentaire au Bandundu

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L’insécurité alimentaire dans la province du Bandundu : « Environ 45% de personnes, soit 3,2 millions de personnes sont affectées par l’insécurité alimentaire; 12%, soit 891.000 personnes sont en insécurité alimentaire sévère ; 33%, soit 2,4 millions de personnes sont en insécurité alimentaire modérée. Les territoires les plus touchés sont ceux de Kahemba et de Feshi », ont constaté le ministère de la Santé, le PRONANUT, la FAO et les membres du cluster SECAL.

L’insécurité alimentaire dans la province du Bandundu (12 millions d’habitants) inquiète le gouvernement de la RD Congo et les humanitaires qui ont identifié « environ 3,2 millions de personnes » parmi les victimes.

« Environ 45% de personnes, soit 3,2 millions de personnes sont affectées par l’insécurité alimentaire; 12%, soit 891.000 personnes sont en insécurité alimentaire sévère ; 33%, soit 2,4 millions de personnes sont en insécurité alimentaire modérée. Les territoires les plus touchés sont ceux de Kahemba et de Feshi », ont constaté le ministère de la Santé, le PRONANUT, la FAO et les membres du cluster SECAL.

Ces résultats sont représentatifs au niveau des territoires (milieu rural) et les données ont été collectées entre décembre 2012 et janvier 2013 avec des mini-ordinateurs (PDA). Ils seront utilisés pour le prochain cycle d’analyse IPC prévu pour la première quinzaine du mois de juin 2013.

Dans leur rapport, ils affirment que « les causes sont à la fois structurelles et conjoncturelles, des pistes de réponses, adressées à la fois aux acteurs humanitaires et de développement, ont été proposées ».

« Mais, font-ils remarquer, il est vivement recommandé l’organisation d’un atelier d’analyse de la réponse à Bandundu avec tous les acteurs de la province ».

Relance du secteur agricole

Dans son programme quinquennal 2012-2016 visant à faire de la RD Congo « une puissance agricole mondiale avec ses 80 millions d’hectares d’étendues des terres arabes, 4 millions d’hectares de terres irriguées, de nombreuses cours d’eau comptant d’importantes ressources halieutiques », le gouvernement a prévu un certain nombre de projets pour la province du Bandundu.

L’objectif visé est d’« intensifier la production du manioc par la disposition du matériel végétal amélioré couplée au processus de transformation ; relancer l’élevage et la production du gros bétail ; relancer les exploitations agroindustrielles existantes et/ou abandonnées ; sensibiliser les privés à la création de nouvelles unités ainsi qu’au développement de petites et moyennes exploitations paysannes ».

[Angelo Mobateli]